Dans une tribune publiée le 26 mai dans le Wall Street Journal, Marian L. Tupy, membre du Cato Institute, explicite une idée formulée récemment par Jeff Bezos lors d’une interview : la valeur créée par ses entreprises pour la société serait bien supérieure à celle de ses dons philanthropiques. Pour l’auteur, les critiques visant la fortune du fondateur d’Amazon passent à côté de l’essentiel. Le véritable sujet n’est pas le montant de sa richesse, mais le temps qu’Amazon permet d’économiser à des centaines de millions de consommateurs.
L’auteur rappelle qu’Amazon ne s’est pas développé par la contrainte, mais parce que des millions de personnes ont volontairement choisi ses services. Les consommateurs utilisent la plateforme parce qu’elle réduit les déplacements, les délais, les coûts de recherche ou l’incertitude liée aux achats. Les vendeurs y trouvent un accès direct à la demande, tandis que les entreprises clientes d’Amazon Web Services peuvent louer de la puissance informatique à moindre coût au lieu d’investir dans leurs propres infrastructures.
La fortune de Bezos est spectaculaire parce qu’elle est visible, alors que la valeur créée par Amazon est diffuse, et donc plus difficile à mesurer. Une mère évitant un trajet pour acheter des couches, une petite entreprise réapprovisionnant ses stocks en quelques minutes, un client accédant à des biens indisponibles là où il vit représentent un gain de temps pour chacun d’entre eux, et le temps est une ressource limitée.
L’auteur propose alors un calcul inspiré des travaux de l’économiste et prix Nobel William Nordhaus, selon lequel les innovateurs ne captent qu’environ 2 % de la valeur qu’ils créent. Si la fortune de Bezos atteint 275 milliards de dollars, cela signifierait qu’Amazon aurait généré près de 13,8 trillions de dollars de valeur pour la société.
Marian Tupy essaie ensuite d’évaluer le gain de temps à échelle individuelle. Supposons qu’une heure de travail équivaut à 64 dollars. Les 13,8 trillions créés par Amazon correspondraient à plus de 215 milliards d’heures économisées. Si on rapporte cette somme aux 300 millions de clients sur 32 ans (Amazon a été fondée en 1994), le gain serait de 22 heures par personne et par an, soit un peu moins de quatre minutes par jour. La question n’est donc pas de savoir si Bezos possède trop d’argent, mais si Amazon permet à ses clients d’économiser du temps. Entre les achats en ligne, les comparaisons de prix, les avis et les délais de livraison, cette estimation est largement crédible.
Il existe aussi un autre point à prendre en compte : Amazon a poussé ses concurrents à se perfectionner. Walmart, Target, les chaînes de supermarchés, les magasins de bricolage, les entreprises de logistique et les détaillants en ligne ont réagi en améliorant la performance de leurs sites web, en offrant des livraisons plus rapides et une gamme de produits plus large. Même ceux qui n’apprécient pas Amazon bénéficient de l’amélioration de la concurrence, car Amazon tire les attentes des consommateurs vers le haut.
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10 réponses
Merci à M. Bezos de rappeler quelques évidences fondamentales économiques… C’est pas en France avec nos capitalistes-de-connivence ultra-socialo-démagos qu’on entendrait dire quelques saines vérités… Il faut évidemment rappeler à nos marxistes français que la fortune des zultra-riches est valorisée par les services qu’ils rendent aux clients… Si Bezos est riche, c’est qu’il enrichit ses clients… tout simplement… sinon les gens n’achèteraient pas ses services… C’est le principe même du commerce que d’enrichir les deux parties… En effet, « la richesse des nations » est la première philanthropie ainsi que l’a fait remarquer Frédéric Bastiat. Mais c’est pas dans la presse française pseudo-libérale ni à la télé pseudo-capitalistes qu’on va apprendre ces choses là au public.
Pendant longtemps, les communistes chinois ont essayé d’appliquer la philanthropie communiste… ce qui a conduit à des famines de masse et des massacres génocidaires sur leur propre peuple ! … Ensuite, grâce à Deng Xiao-Ping, ils ont compris que le capitalisme est la première philanthropie. En 40 ans, des centaines de millions de Chinois sont sortis de la misère et le pays est devenu la première économie mondiale. Point barre… La démonstration économique est implacable pour le monde entier ! … (le seul problème est que les Chinois ont conservé le totalitarisme politique… mais c’est encore un autre débat).
Les GAFAM ont réellement révolutionné le monde en l espace de 20 ans ( internet, mobile, cloud, IA, livraisons à domicile, starlink, véhicules autonomes…..)
Bien loin de nos révolutionnaires de comptoir toujours en train de refaire le monde
Intéressante perspective. L’utilité sociale du créateur d’entreprise est pratiquement incontestée. C’est bien de la mesurer au delà des chiffres qui concernent directement l’entreprise.
On pourrait aussi mettre en avant les sommes colossales payées par Amazon en taxes et cotisations en tout genre.
Last but not least, si AMAZON fait des profits, c’est parce que ses nombreux clients ET FOURNISSEURS sont satisfaits. Chacun est libre d’acheter où il veut et quand il veut.
On ne voit pas quoi de quel droit on pourrait reprocher à l’heureux inventeur d’avoir fait fortune grâce à une idée visiblement brillante.
« La question n’est donc pas de savoir si Bezos possède trop d’argent, mais si Amazon permet à ses clients d’économiser du temps.
Et le temps , c’est de l’argent dit le proverbe… de même le succès des super marchés a été largement lié aux gains de temps permis par la fourniture de tous les besoins des ménages en un seul déplacement et oh combien ! confortable: parking gratuit et facile, espaces climatisés, grand choix de produits, prix compétitifs….
Le principal avantage d’Amazon est, à mon avis, plus que la livraison à domicile, le choix total du produit dans la seule limite de l’existant.
Pour les supermarchés, il y a aussi la suppression de l’intervention du Thénardier « petit commerçant » qui servait « à la tête du client », se permettant de fourguer des produits avariés quand ladite tête ne leur plaisait pas. Grâce aux supermarchés, le client choisit lui-même les produits qu’il achète.
Ceux qui idéalisent les « petits commerçants » devraient lire (ou relire) Hugo et, plus près de nous, Au bon beurre, de Dutourd.
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10 réponses
Merci à M. Bezos de rappeler quelques évidences fondamentales économiques… C’est pas en France avec nos capitalistes-de-connivence ultra-socialo-démagos qu’on entendrait dire quelques saines vérités… Il faut évidemment rappeler à nos marxistes français que la fortune des zultra-riches est valorisée par les services qu’ils rendent aux clients… Si Bezos est riche, c’est qu’il enrichit ses clients… tout simplement… sinon les gens n’achèteraient pas ses services… C’est le principe même du commerce que d’enrichir les deux parties… En effet, « la richesse des nations » est la première philanthropie ainsi que l’a fait remarquer Frédéric Bastiat. Mais c’est pas dans la presse française pseudo-libérale ni à la télé pseudo-capitalistes qu’on va apprendre ces choses là au public.
Pendant longtemps, les communistes chinois ont essayé d’appliquer la philanthropie communiste… ce qui a conduit à des famines de masse et des massacres génocidaires sur leur propre peuple ! … Ensuite, grâce à Deng Xiao-Ping, ils ont compris que le capitalisme est la première philanthropie. En 40 ans, des centaines de millions de Chinois sont sortis de la misère et le pays est devenu la première économie mondiale. Point barre… La démonstration économique est implacable pour le monde entier ! … (le seul problème est que les Chinois ont conservé le totalitarisme politique… mais c’est encore un autre débat).
Les GAFAM ont réellement révolutionné le monde en l espace de 20 ans ( internet, mobile, cloud, IA, livraisons à domicile, starlink, véhicules autonomes…..)
Bien loin de nos révolutionnaires de comptoir toujours en train de refaire le monde
Ceux qui le critiquent font partie du groupe des jaloux et frustrés qui compose une part de l’humanité. Il faut vivre avec.
Qui composent une part des abonnés de » L’ Humanité » vous voulez dire?
Intéressante perspective. L’utilité sociale du créateur d’entreprise est pratiquement incontestée. C’est bien de la mesurer au delà des chiffres qui concernent directement l’entreprise.
On pourrait aussi mettre en avant les sommes colossales payées par Amazon en taxes et cotisations en tout genre.
Il lui reste combien de sous après avoir cassé son vélo ?
Bien à vous
Last but not least, si AMAZON fait des profits, c’est parce que ses nombreux clients ET FOURNISSEURS sont satisfaits. Chacun est libre d’acheter où il veut et quand il veut.
On ne voit pas quoi de quel droit on pourrait reprocher à l’heureux inventeur d’avoir fait fortune grâce à une idée visiblement brillante.
« La question n’est donc pas de savoir si Bezos possède trop d’argent, mais si Amazon permet à ses clients d’économiser du temps.
Et le temps , c’est de l’argent dit le proverbe… de même le succès des super marchés a été largement lié aux gains de temps permis par la fourniture de tous les besoins des ménages en un seul déplacement et oh combien ! confortable: parking gratuit et facile, espaces climatisés, grand choix de produits, prix compétitifs….
Le principal avantage d’Amazon est, à mon avis, plus que la livraison à domicile, le choix total du produit dans la seule limite de l’existant.
Pour les supermarchés, il y a aussi la suppression de l’intervention du Thénardier « petit commerçant » qui servait « à la tête du client », se permettant de fourguer des produits avariés quand ladite tête ne leur plaisait pas. Grâce aux supermarchés, le client choisit lui-même les produits qu’il achète.
Ceux qui idéalisent les « petits commerçants » devraient lire (ou relire) Hugo et, plus près de nous, Au bon beurre, de Dutourd.