Journal d'actualité libéral
|
samedi 6 décembre 2025

L’affaire Karachi, le secret défense et le domaine réservé

Temps de lecture : < 1 minute

russie
Les soupçons sur les retro-commissions dans la vente d’armes au Pakistan ainsi les doutes sur les véritables auteurs de l’attentat perpétré contre des Français commencent à prendre des proportions inquiétantes. Loin de moi toute conclusion hâtive. Toutefois, force est de constater qu’il y a quelque chose de louche dans cette histoire.

Les soupçons sur les retro-commissions dans la vente d’armes au Pakistan ainsi les doutes sur les véritables auteurs de l’attentat perpétré contre des Français commencent à prendre des proportions inquiétantes. Loin de moi toute conclusion hâtive. Toutefois, force est de constater qu’il y a quelque chose de louche dans cette histoire.

La preuve, l’interdiction faite à la Commission d’enquête parlementaire de se saisir des documents de l’affaire sous prétexte qu’ils seraient classés « Secret Défense ». Mais si les parlementaires n’y ont pas accès, qui peut y avoir. Sous la Ve République, il s’est forgé un mythe : d’après la Constitution, les affaires étrangères et la défense seraient les domaines réservés de l’Elysée. Rien de plus faux. La politique étrangère est conduite par le gouvernement en accord avec le Parlement. Pour ce qui est du domaine de la Défense, le Président ne peut pas prendre de décisions importantes sans en informer le gouvernement et les élus qui doivent d’ailleurs se prononcer par vote. Dans ces domaines, la Constitution a été en permanence violée (voir aussi mon ouvrage L’Absolutisme efficace , Plon, 2008). Même aux Etats-Unis, la présidence ne peut pas tout se permettre. On peut citer l’Iran-Contra Affair ou IranGate (vente d’armes à l’Iran)qui a entraîné l’inculpation de plusieurs collaborateurs de la Maison Blanche, du conseiller à la Sécurité nationale et du ministre de la Défense, Caspar Weinberger. Les mêmes condamnations seraient-elles possibles en France ? Probablement, à condition qu’on accède aux documents et qu’on laisser fonctionner la démocratie.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.