Journal d'actualité libéral
|
samedi 6 décembre 2025

La Banque de France masque les failles structurelles de l’économie française

Temps de lecture : < 1 minute

arton7772

François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, a annoncé en début de semaine sur RTL que le taux de croissance pour l’année écoulée s’élevait à 6,7%. Après avoir rattrapé son niveau d’avant crise en août, le PIB (produit intérieur brut) devrait se situer en décembre à 0,75 point au-dessus de celui-ci.

Malgré la cinquième vague du Covid et la menace du variant Omicron, « les chefs d’entreprises ne changent pas significativement leur perspectives d’activité » a-t-il encore précisé. Les difficultés d’approvisionnement en matières premières et de recrutement des salariés demeurent toutefois les deux points noirs de la structure de la croissance française.

Si la Banque de France ne prévoit pas une vague de faillites post-Covid, un certain nombre de patrons de PME auront toutefois du mal à rembourser les PGE (prêts garantis par l’Etat) consentis durant la crise sanitaire.

L’inflation, de son coté, est aujourd’hui aux alentours des 3% et ne devrait repasser sous la barre des 2% que vers la fin de l’année prochaine.

Si conjoncturellement, notre pays reprend du poil de la bête, ce n’est qu’au prix d’une inflation en hausse et l’on se garde bien d’examiner le taux de croissance réel, c’est-à-dire déflaté. Les grands équilibres – position nette de la France à l’international, déficit public et de la balance commerciale – demeurent également dans le rouge.

A cela, il faut ajouter un marché du travail gangrené par les désincitations au travail, liées au niveau des aides sociales, qui génèrent artificiellement des pénuries de travailleurs. La reprise est donc bien en trompe l’œil et l’ère de la croissance molle n’est pas terminée.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


3 réponses

  1. La Banque de France masque les failles structurelles de l’économie française
    Voilà une affaire bien enveloppée. Enfin tout va bien. C’est pas trop tôt. Je vous rassure, moi aussi, je tente de faire de l’humour. Plus c’est gros, mieux ça passe. On continue à nous prendre pour des cons, même à la Banque de France que je croyais une institution sérieuse.

  2. La Banque de France masque les failles structurelles de l’économie française
    Bonjour,
    personnel et confidentiel,

    le bilan de la BDF semble pour le moins bizarre, sauf erreur le passif correspond aux Ressources, l’actif aux Remplois, aussi, par quel miracle est il possible avec le « passif » et d’équilibrer pour pouvoir prêter beaucoup – crédits aux banques commerciales – ET acheter autant – titres de créances détenues ? . .. ….,
    bonne journée.
    tout va très bien.

  3. La Banque de France masque les failles structurelles de l’économie française
    Monsieur de Galhau ne veut probablement pas mettre une ombre sur le bilan de Macron qui semble très satisfait de son mandat de président et j’espère qu’il n’en fera pas un second.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.