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mercredi 10 juin 2026

La Bulgarie va devenir au 1er janvier prochain le 21ème membre de la zone euro

Temps de lecture : 2 minutes

grève France

Le feu vert a été donné mardi par les ministres des 27 Etats membres. Ce dernier n’était qu’une simple formalité, puisque la Commission européenne avait déjà estimé début juin que la Bulgarie respectait l’ensemble des conditions nécessaires pour adopter l’euro, tout comme la Banque centrale européenne (BCE),

Ce pays des Balkans, le plus pauvre du bloc, abandonnera donc sa monnaie nationale au profit de l’euro, dix-neuf ans après avoir adhéré à l’Union européenne et 35 ans après l’effondrement du bloc soviétique. En Bulgarie, la perspective d’abandonner la monnaie nationale est pourtant loin de faire l’unanimité. Il est vrai qu’au-delà de l’abandon de souveraineté monétaire, ce qui n’est pas rien, on peut discuter des avantages de la monnaie unique au vu d’un « track record » pas éblouissant pour la zone euro ; depuis son instauration au début du siècle elle est une des zones à plus faible croissance du monde, à rebours des promesses faites par ses défenseurs, et a aussi incité nombre d’Etats, de la Grèce, à l’Italie en passant, eh oui, par la France, à s’endetter au-delà du raisonnable en misant sur la garantie implicite du ténor économique de la zone, l’Allemagne. L’euro était aussi censé réduire l’inflation, doper l’emploi et assurer une convergence économique qui ne saute pas aux yeux, d’autant plus que les pays de l’Union européenne qui en ont été exemptés, Danemark et Suède, affichent des résultats macro-économiques convaincants. En revanche, l’octroi du statut de membre de la zone euro constitue une fierté et la récompense d’un processus courageux pour les pays de l’ex-bloc soviétique qui l’obtiennent : ils ont dû se montrer sérieux sur le plan budgétaire, transparents et rigoureux en termes de comptabilité publique pour correspondre aux critères exigés. A cette aune là, il semble d’ailleurs clair que la France n’obtiendrait pas ce statut aujourd’hui au vu de ses performances économiques ; on apprenait ainsi mardi que son déficit commercial au deuxième trimestre était pire que prévu, sachant qu’elle n’a pas dégagé d’excédent dans les échanges de biens depuis… 2002, et le gouvernement se montre incapable de trouver 40 malheureux milliards d’euros d’économies sur un budget de 1700 milliards, bien que le Premier ministre, François Bayrou, ait encore averti du péril vers lequel fonce l’Etat…

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