Journal d'actualité libéral
|
samedi 14 février 2026

La classe moyenne ne disparaît pas, elle s’enrichit

Temps de lecture : 2 minutes

L’une des allégations les plus répandues chez les populistes (de gauche comme de droite) concerne la prétendue disparition de la classe moyenne. Selon eux, dans nos sociétés capitalistes, il n’y aurait plus que des pauvres et des (ultra)riches. C’est évidemment très exagéré, nous l’avons souvent écrit. Prenons l’exemple des Etats-Unis, car le discours sur le déclin de la classe moyenne y est souvent véhément, autant chez les trumpistes qui s’en servent pour justifier les droits de douane que chez les « progressistes » qui ont ainsi un bon prétexte pour augmenter les impôts et redistribuer encore plus les revenus. Or il est en contradiction avec l’état florissant de l’économie américaine et l’étude que vient de publier le think tank American Enterprise Institute remet les pendules à l’heure : oui, la classe moyenne américaine se réduit mais… c’est parce qu’elle s’enrichit ! En effet, après la deuxième guerre mondiale, avec la forte croissance économique, de plus en plus de familles sont sorties de la pauvreté et l’ont intégrée. Depuis 1979, les auteurs de l’étude remarquent une stagnation, voire un recul : la raison ne tient pas à un quelconque déclin économique mais au fait que  davantage de familles ont gravi des échelons et ont accédé, au fil du temps, à la partie haute de cette classe moyenne. Laquelle n’intégrait que 10 % des familles en 1979, mais 31 % en 2024, dont la part de revenu a en outre doublé. Pendant la même période, la classe moyenne inférieure est passée de 36 % à 31 %. Ceux qui appartenaient à la classe moyenne n’ont pas disparu, ils sont juste devenus plus riches !

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


9 réponses

  1. Désolé mais le graphe seul ne permet pas de valider votre propos.

    Par ailleurs, il concerne les américains, peuple qui ne retient pas beaucoup mon intérêt.

    Parlez nous de la France, plutôt, et des milliards gagnés par le travail de la middle class, et gaspillés dans la redistribution sociale. Merci !

  2. Sait-on de quelle ville, française ou pas, provient la photo ? Cela ne me dérange en rien, mais toutes ces maisons ont un air de famille du même constructeur.

  3. Merci pour le résumé et le lien pour cette étude US. On y trouve qu’en 2024 les frontières des cinq catégories, pour une famille de 3 personnes,
    sont ($ 2024 non ajustés PPA pour se comparer) :

    400 000$
    133 000 $
    67 000 $
    40 000 $

    diviser par 1,4 pour comparer à la France en PPA

  4. « Ceux qui appartenaient à la classe moyenne n’ont pas disparu, ils sont juste devenus plus riches ! »
    On va donc pouvoir les taxer davantage….

  5. Le graphe ne correspond pas au propos.
    Seules les classes « riche » et « moyenne supérieure » s’enrichissent.
    Ou alors je ne comprends rien… possible…

  6. Certes mais la mentalité américaine n’est en rien comparable à celle des français. Ils ne sont pas aussi tondus que les français et le pouvoir politique US encourage la création et l’enrichissement tandis que le pouvoir politique français le décourage.
    Si je ne pars pas là bas , ni même en Irlande c’est uniquement parce que mes efants sont rentrés en France ( from Australie ).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.