La Commission européenne a marqué l’entrée dans l’ère post pandémique en annonçant la suspension des critères de Maastricht pour une année supplémentaire. Des pays comme la France, l’Italie ou l’Espagne, largement déficitaires et endettés, ont reçu la nouvelle avec un certain soulagement. Pour les frugaux et les investisseurs, une telle annonce n’a rien de rassurant. Le commissaire européen à l’économie a rappelé que le pendant au versement du plan de relance aux Etats membres était la mise en place de réformes structurelles fortes. Or en l’état, ni la France ni l’Italie n’ont fait preuve d’une volonté forte à cet égard.
Cependant, l’inflation est une opportunité inédite de réduire le ratio d’endettement de la plupart des Etats membres à condition de faire les réformes nécessaires. A écouter Bruno Le Maire, la France devrait continuer à s’endetter dans les prochains mois pour affronter les conséquences de l’inflation sur le pouvoir d’achat alors même que les taux à court, moyen et long terme ont commencé à remonter. La question de la soutenabilité de la dette de plusieurs pays va bientôt être mise sur la table tant une augmentation d’un point des taux d’intérêts augmente à terme la charge de la dette de plusieurs dizaines de milliards. Dans ce contexte économique troublé, la Commission européenne n’envoie pas un signal rassurant. Elle fait sauter tous ses dogmes de rigueur budgétaire pour favoriser l’endettement et la pluie d’argent magique. Si, à court terme, les gouvernements peuvent se réjouir, les citoyens leur en tiendront rigueur lorsqu’il faudra rembourser la dette massive qu’ils auront contractée. La France, certainement à la manœuvre contre les critères de Maastricht, continue à esquiver la voie des réformes et se complait dans l’incurie budgétaire. Pour combien de temps encore ?
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Une réponse
L’URSS a bien tenue 70 ans.