En février dernier, la Cour des comptes avait été missionnée pour travailler sur les priorités de l’action publique après la crise sanitaire. Habituée à préconiser des mesures d’austérité, la Cour a cette fois-ci rendu un rapport au titre évocateur : « concilier soutien à l’activité et soutenabilité ».
Sur une hypothèse de règlement de la crise sanitaire en fin d’année, elle suggère un retrait progressif des mesures de soutien aux entreprises à horizon 2023, puis une trajectoire de « consolidation » des finances publiques inscrites dans la loi de finances 2022.
Trois scénarii sont alors envisagés :
• le premier prévoit une croissance annuelle de 0,6 % de la dépense publique primaire (hors mesures de soutien et de relance) pour amener progressivement le déficit à 2 % du PIB en 2030 ;
• le deuxième table sur une croissance annuelle de 0,3 % de la dépense publique primaire pour atteindre 1% de déficit en 2030 ;
• le troisième, avec une dépense publique stable, estime l’extinction du déficit à la même date.
La dette publique en 2030, selon les options choisies, s’établirait à 120, 113 ou 110 % du PIB.
Étant donné que les suggestions de la Cour des comptes sont généralement peu suivies et connaissant la valeur accordée aux trajectoires de réduction du déficit (François Hollande avait promis de limiter le déficit à 3 % du PIB en 2013 et de le ramener à zéro en 2017), il apparaît indéniable que le contribuable français a du souci à se faire.
Certes, une période de crise sanitaire n’est pas forcément un contexte idéal pour un plan d’austérité. Mais il est à craindre que les gouvernements aient toujours une bonne excuse pour ne jamais s’attaquer à la réduction des dépenses publiques.
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La Cour des comptes a une stratégie financière hors sol pour sortir de la crise Cette cour se garde bien de suggérer une lourde taxe sue les ponxionnaires qui n’ont en rien souffert des aléas subis par la population civile et marchande et qui continue à les accabler.
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La Cour des comptes a une stratégie financière hors sol pour sortir de la crise
Cette cour se garde bien de suggérer une lourde taxe sue les ponxionnaires qui n’ont en rien souffert des aléas subis par la population civile et marchande et qui continue à les accabler.