Alors qu’une visite du président de la République doit se tenir en mars dans la collectivité ultramarine, la Cour des comptes a publié, lundi 22 janvier, ses « observations définitives » quant au bilan du plan financier lancé par l’État en 2017 pour soutenir la Guyane. Un document qui a été l’occasion de rappeler à l’ordre ce département français d’Amérique du Sud quant à la maîtrise de ses dépenses.
L’affaire avait en fait débuté en 2017 : une grève et des manifestations contre l’insécurité avaient vu le jour à Kourou puis s’étaient rapidement étendues à l’ensemble du territoire, à Cayenne ou à Saint-Laurent du Maroni, entrainant la mise en place de barrages routiers ainsi que la fermeture des écoles et des universités. Une situation quasi insurrectionnelle qui avait conduit l’Exécutif, apeuré, à délier les cordons de sa bourse au bout de cinq semaines de tensions.
Un plan d’urgence, d’une valeur d’1,3 Mds€, avait été déployé, permettant, par exemple, la construction d’une prison, d’un tribunal ou de plusieurs lycées. Moyennant une subvention exceptionnelle de 184 M€, la CTG (collectivité territoriale de Guyane) était censée redresser ses comptes et réaliser 84 M€ d’économies.
Si la Cour considère que l’État a bien rempli sa part du contrat en versant les fonds à la CTG et en lui donnant 250 000 hectares de foncier (portant la valeur totale des sommes déboursés de 364 M€), il semblerait toutefois que celle-ci n’ait pas réalisé les efforts financiers qui en constituait la contrepartie. Les magistrats de la rue Cambon pointent ainsi du doigt le manque d’ambition de la trajectoire de réduction des coûts et l’insuffisante rationalisation de la gestion de la collectivité.
Il semble donc bien, comme l’IREF avait déjà eu l’occasion de le rappeler, que l’Outre-mer continue d’être le tonneau des danaïdes de la République, une politique dont celle-ci n’a manifestement plus les moyens.
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