Nous le mentionnions au début de cette année, La France est de plus en plus corrompue. Transparency International, qui publie l’indice de perception de la corruption, notait dans son dernier rapport que notre pays était en train « de perdre le contrôle de la corruption ». La France chutait en effet de cinq places pour se classer à la 25ème position mondiale. Selon Transparency International, cette baisse « met en lumière des failles structurelles dans la lutte contre la corruption, aggravées par des scandales récents et une perte de confiance dans les institutions démocratiques ».
Dans un rapport rendu public le 9 décembre 2025, la Cour des comptes met à son tour en cause la stratégie française anticorruption, en constatant que les faits d’atteinte à la probité enregistrés par les services de sécurité ont augmenté de 51% entre 2016 et 2024.
Si le cadre juridique de lutte contre la corruption s’est étoffé ces dernières années, notamment à la suite de l’affaire dite « Cahuzac », il a malheureusement – comme souvent en France – été construit par réaction et empilement, sans vision d’ensemble. C’est ainsi que nous avons vu successivement apparaître depuis 2013 la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le parquet national financier (PNF), l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), l’Agence française anticorruption (Afa), la convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) et, dernier arrivé, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). Il serait étonnant que tous ces organismes coopèrent harmonieusement !
La Cour souligne les efforts de prévention et de détection qui ont été menés dans le secteur privé, en particulier dans les grandes entreprises multinationales. En revanche, elle estime que le secteur public n’est pas suffisamment impliqué dans cette lutte. Elle affirme que de « nombreux organismes ne respectent pas leurs obligations légales en la matière. Elle critique aussi le manque de poursuites disciplinaires dans la fonction publique lorsque les faits de corruption sont avérés.
Les magistrats financiers attendent beaucoup du nouveau plan de lutte contre la corruption, adopté par le Gouvernement le 14 novembre 2025, pour la période 2025-2029. Ils verraient cependant bien, pour le renforcer, la fusion de l’Afa et de la HATVP au sein d’une haute autorité anticorruption, ou bien la transformation de l’Afa en autorité administrative indépendante.
Il nous semble qu’il serait surtout pertinent de limiter les occasions de corruption en faisant reculer la sphère publique : avec moins de fonctionnaires et moins de normes, il y aurait moins matière à corrompre.
Nous suggérons également que la Cour des comptes balaie devant sa porte. Quand elle retarde la sortie d’un rapport pour être agréable à France TV qui fait l’objet d’une commission d’enquête sénatoriale, n’est-ce pas parce qu’elle est déjà gangrénée ?
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2 réponses
Il suffit de lire le dernier livre de feu Olivier Marleix et d’écouter certains entretiens qu’il a donnés au sujet du pacte de corruption dont il a éte témoin et qui implique des hommes placés au sommet des institutions de l’état pour comprendre le phénomène endémique de corruption qui s’est abattu sur ce pays au détriment de la grande majorité de ses habitants (hausse exemplaire des factures d’eau,de gaz et d’électricité).
Plus les organismes publics ou para publics chargés de réprimer ce phénomène cause d’inflation sont nombreux, moins il y a d’efficacité, ce que souhaitent logiquement certains.
On ‘e compte plus les hauts fonctionnaires qui pantouflent dans des entreprises du « secteur gris prétendument privé » dans lequel ils intervenaient en prenant des décisions quand ils travaillaient pour l’intérêt général c’est à dire pour l’état. Certains, sûrs de leur impunité d’intouchables, refusent même de témoigner devant des commissions d’enquête parlementaires aux pouvoirs pourtant restreints.
Un phénomène antisocial largement occulté par la quasi totalité des médias publics ou privés, sauf pour remettre en cause les rares décisions judiciaires qui condamnent a minima des hauts placés…pour des faits particulièrement graves.
Comment s’étonner alors que le phénomène ait descendu l’échelle jusqu’à toucher des personnes qui disposent d’un pouvoir quelconque (exemple de certains employés de la mairie de Paris qui gèrent les centres de déchets) dont on ignore s’ils ont été sanctionnés une fois fois les faits constatés.
A la mairie de Paris, l’argent public donc du contribuable ne compte pas car chez ces gens là, on ne compte pas monsieur, on ne compte pas.
Ce serait le comble de la vulgarité d’où les dix milliards de dettes de la ville dont la maire de vante de la bonne gestion. Sans rire !
Nos voisins italiens nous avaient pourtant bien informés, à partir de leur expérience, qu’il est très difficile de reprendre le « terrain » qui a été preempte par la criminalité organisée et mis sous sa coupe..
La cour des comptes ne mérite plus sa majuscule depuis qu’elle est corrompue par le socialisme et le copinage généralisé dont la dernière manifestation a été l’intégration de la socialiste Najat Vallaut-Belkacem par le socialiste Moscovici, parfaitement incompétente en matière d’économie et en constante tentation de conflits d’intérêts politiques et économiques.
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Il suffit de lire le dernier livre de feu Olivier Marleix et d’écouter certains entretiens qu’il a donnés au sujet du pacte de corruption dont il a éte témoin et qui implique des hommes placés au sommet des institutions de l’état pour comprendre le phénomène endémique de corruption qui s’est abattu sur ce pays au détriment de la grande majorité de ses habitants (hausse exemplaire des factures d’eau,de gaz et d’électricité).
Plus les organismes publics ou para publics chargés de réprimer ce phénomène cause d’inflation sont nombreux, moins il y a d’efficacité, ce que souhaitent logiquement certains.
On ‘e compte plus les hauts fonctionnaires qui pantouflent dans des entreprises du « secteur gris prétendument privé » dans lequel ils intervenaient en prenant des décisions quand ils travaillaient pour l’intérêt général c’est à dire pour l’état. Certains, sûrs de leur impunité d’intouchables, refusent même de témoigner devant des commissions d’enquête parlementaires aux pouvoirs pourtant restreints.
Un phénomène antisocial largement occulté par la quasi totalité des médias publics ou privés, sauf pour remettre en cause les rares décisions judiciaires qui condamnent a minima des hauts placés…pour des faits particulièrement graves.
Comment s’étonner alors que le phénomène ait descendu l’échelle jusqu’à toucher des personnes qui disposent d’un pouvoir quelconque (exemple de certains employés de la mairie de Paris qui gèrent les centres de déchets) dont on ignore s’ils ont été sanctionnés une fois fois les faits constatés.
A la mairie de Paris, l’argent public donc du contribuable ne compte pas car chez ces gens là, on ne compte pas monsieur, on ne compte pas.
Ce serait le comble de la vulgarité d’où les dix milliards de dettes de la ville dont la maire de vante de la bonne gestion. Sans rire !
Nos voisins italiens nous avaient pourtant bien informés, à partir de leur expérience, qu’il est très difficile de reprendre le « terrain » qui a été preempte par la criminalité organisée et mis sous sa coupe..
La cour des comptes ne mérite plus sa majuscule depuis qu’elle est corrompue par le socialisme et le copinage généralisé dont la dernière manifestation a été l’intégration de la socialiste Najat Vallaut-Belkacem par le socialiste Moscovici, parfaitement incompétente en matière d’économie et en constante tentation de conflits d’intérêts politiques et économiques.