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lundi 9 février 2026

La gauche veut freiner l’ouverture à la concurrence de la RATP

Temps de lecture : 1 minute

russie

L’ouverture à la concurrence du réseau de bus parisien fait couler beaucoup d’encre et s’attire les foudres de la gauche et de la RATP. Prévue pour le 1er janvier 2025, cette petite révolution fait craindre à certains une baisse de la qualité du service, et surtout des grèves dantesques en 2024, année des Jeux olympiques. La décision ne date pourtant pas d’hier, puisqu’elle remonte à la loi de 2009 relative à l’organisation et à la régulation des transports ferroviaires (loi ORTF).

Bien que certains services de transports, comme la SNCF ou la RATP, soient encore souvent en situation de monopole en France, on trouve dans notre pays quelques exemples réussis de concurrence, notamment en province, sans parler de nos voisins européens. Le réseau de bus est également soumis à la concurrence en grande couronne parisienne, ce qui a permis à la région Île-de-France de tester le système avant sa mise en place à Paris. Selon Valérie Pécresse, il fonctionne aujourd’hui “avec 99% du service réalisé”. Pendant ce temps, en petite couronne, les usagers se heurtent à des préavis de grève courts ou à des grèves de 59 minutes, qui ne débouchent pas sur des retenues sur salaire mais se traduisent par des bus moins nombreux ou en “service partiel”.

Contrairement à ce que martèle la gauche au mépris des faits, voire du bon sens, le monopole n’assure pas la qualité d’un service. Au nom de quoi une société assurée de conserver un marché offrirait-elle la moindre garantie ? Depuis des années, la RATP est déficitaire et insatisfaisante. Ses grèves sont de notoriété internationale et ses salariés privilégiés prennent régulièrement les usagers en otage pour des prétextes fallacieux. Il n’y a aucune raison de croire que la concurrence donnera un moins bon service, il y en a beaucoup de croire l’inverse.

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4 réponses

  1. quelle perte de qualite dans des entreprises qui passe leur temps en grève ou en maladie

  2. J’ai le souvenir que la RATP ne se prive pas de se placer sur les rangs pour remporter des marchés de transport public lors des renouvellements de contrat, ne serait-ce qu’en matière d’assistance technique…
    Pour ce qui est du risque de dégradation de la qualité de service, il me semble que le personnel se charge déjà bien de s’en occuper, sans compter la vétusté de certains matériels. Les personnes de plus de 60 ans comme moi pourraient se souvenir d’un slogan fameux que j’avais lu sur les murs d’une station de métro : »On ne nous transporte pas, on nous roule »…

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