Dans une tribune publiée le 24 septembre dans le Wall Street Journal, Suzy Welch, professeure à la NYU Stern School of Business, s’interroge sur l’adéquation entre les valeurs de la génération Z et celles que recherchent les employeurs.
D’après une étude menée avec un nouvel outil de mesure appelé Values Bridge, seuls 2 % des jeunes placent parmi leurs priorités les trois valeurs les plus prisées par les recruteurs : l’accomplissement, l’envie d’apprendre et le goût du travail pour lui-même. Arrivent en tête la recherche de plaisir (eudemonia), l’expression de son individualité (voice), l’altruisme, la richesse et l’esthétique. Autant de choix qui traduisent une quête d’épanouissement, parfois au détriment du goût de l’effort ou des accomplissements personnels. Les recruteurs interrogés par Welch et son équipe ne cachent pas leur inquiétude. Pour eux, l’enjeu serait d’identifier et d’attirer ces fameux 2 % dont les valeurs correspondent encore aux attentes classiques de l’entreprise.
Deux lectures s’opposent. La première, pragmatique, consiste à dire que les jeunes devront s’adapter tôt ou tard. Le marché n’a pas vocation à se plier aux préférences de ceux qui y entrent, surtout si elles sont en contradiction avec les besoins des entreprises. Sans un minimum de discipline et de goût de l’effort, les carrières des plus jeunes seront fragiles. La deuxième lecture, plus idéaliste, considère que c’est à l’entreprise d’évoluer en intégrant les aspirations de cette nouvelle génération – plus soucieuse de plaisir, d’équilibre et de sens. Mais une telle transformation du monde du travail ne se décrète pas : elle suppose des changements économiques et culturels à long terme.
Suzy Welch ne nie pas que les jeunes aient leurs raisons de rejeter le culte de la performance ou du labeur incessant. Elle reconnaît même que, si la génération Z finit par imposer ses priorités, le monde du travail pourrait évoluer en profondeur. Mais pour l’heure, la fracture est bien réelle. Et comme Welch le rappelle à ses étudiants : les valeurs sont des choix et ces choix ont des conséquences.
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11 réponses
On peut se poser de sérieuses questions sur le professionnalisme, voire la santé mentale de l’individu s’intéressant au travail pour le travail… Par ailleurs, il y a une cassure car la période des confinements a mis en évidence un gouffre entre la hiérarchie des revenus et l’utilité sociale de l’activité des individus, surtout en France où le niveau de vie des retraités dépasse celui des actifs cotisants, ce qui n’est pas censé se produire dans une économie saine et encore moins avec un système de retraite par répartition (dit autrement, les pensions des retraités actuels est payée à crédit)
@o je suis d accord, l intervention de l État chez nous fausse complément les prix et notamment le montant des salaires perçus après redistribution. Beaucoup de jeunes, mettent l arme au pied , ils sont dans le refus de l effort. Je l observe bcp dans les enfants de classes supérieures.Beaucoup ont une brillante formation, bossent 5 ans , parfois très dur et plaquent tout, font une reconversion pour totalement autre chose où ils gagneront un SMIC . Les autres ont plus « faim » et s arrachent encore pour se faire une place au soleil.
Beaucoup se reconvertissent dans le secteur public pour se sortir du chômage et c’est là que les retraités de droite ne savent pas ce qu’ils veulent en disant qu’il faudrait remettre les chômeurs au travail tout en déplorant le coût des dispositifs efficaces pour remettre lesdits chômeurs au travail! Ou alors il faudrait euthanasier les chômeurs, mais on pourrait rétorquer que la retraite est un chômage de luxe sans la dégressivité, ni l’obligation de chercher du travail…
Il faudrait faire cette même enquête auprès des asiatiques. Je serais surpris que les résultats soient identiques. Il ne faut pas s’étonner ensuite du décrochage économique de nos sociétés. C’est comme si un futur joueur professionnel de tennis voulait gagner au niveau international avec cette mentalité .
@carlier sauf que l on demande aux jeunes de travailler comme des mules, dans des conditions très peu plaisantes, pour des clopinettes (vu les impôts et la redistribution). Alors pas mal de jeunes disent merde et font le minimum et bcp d autres (ceux qui ont une valeur demandée) partent sous des cieux qui les paieront plus. Que se passerait il si l on payait nos joueurs de foot ou de tennis des clopinettes ?
Ils s’interrogent ? Mais à fort juste titre . Ces « bambins sont biberonnés au matérialisme , la notion de l’effort ne les concerne pas sauf peut être quand il s’agit d’eux mêmes . Ils n’entendent leurs parents qu’à la seule condition que ceux ci disent oui à tout. Y compris à Maman je veux une voiture . ( Vécu cette semaine) .
Malheureusement, la campagne anti boomers ne fait que conforter les jeunes dans leur sentiment d’être des victimes.
La plupart de ces jeunes ont largement bénéficié d’un train de vie confortable avec vacances d’été et vacances d’hiver, n’ont jamais travaillé pour payer leurs études et lorsqu’ils intègrent le monde du travail, sont « choqués » comme ils disent de ne pas avoir le même salaire que les anciens.
Quand la réalité les rattrapera, le réveil sera douloureux !
Bonjour Jean Paul , je pense que la réalité réveillera tout le monde, notre classe d’âge aussi. Car la roue tourne et les boomers (je suis de la toute fin) vont mécaniquement devenir minoritaires, sans parler des dynamiques ethniques. Alors dans 10 , 20 , 30 ans , où sera la solidarité inter générationnelle ? Où sera la solidarité tout court ? Dans un système majoritaire à deux tours comme le nôtre les boomers ont fait le vote et ce pendant plus de 60 ans et la politique a toujours été taillée pour eux , ça va faire tout chose quand ce sera fini. Vous ne serez pas là pour le voir , mais moi si et une fois de plus je maudirai cette classe de sa cécité compulsive et de son nombrilisme. Quant aux jeunes , écouter la chanson « l envie » est une allégorie assez juste les concernant.
Les jeunes sont véritablement des victimes car le clientélisme pro-boomer est un non-dit de la vie politique depuis la présidence Giscard, mais de plus en plus évident à partir du moment où les boomers commençaient à approcher de la retraite, en particulier en 1991, quand Rocard avait préféré créer la CSG plutôt qu’écrêter les pensions, ce qu’il aurait normalement DU faire, mais il pensait déjà aux présidentielles de 1995…
Les joueurs de foot de National commencent au smic… Les jeunes commencent au smic, selon le métier, et c’est compréhensible. Ce qui l’est moins est d’y rester.
Les études sont gratuites. S’ils veulent avoir un métier qui rapporte, qu’ils fassent ce qu’il faut en amont.
Le pire, c’est que justement, le métier qu’ils devraient aimer est parmi ceux qui paie le mieux : l’informatique !
Le prétexte de la démotivation des jeunes du fait du salaire minable pour 70h par semaine dans le cambouis, c’est éculé. Ils sont bénéficiaires de la redistribution, au contraire des plus âgés qu’eux, qu’on appelle classe moyenne.
Ils sont biberonnés (pas tous heureusement) aux réseaux sociaux et veulent être influenceurs… et donc oui gagner beaucoup en travaillant peu ou du moins comme ils en ont envie.
Mais comme pour le footballeur, devenir pro n’est pas donné à tout le monde et ils doivent se plier aux lois du marchés de ceux qui créent des emplois, ou alors qu’ils créent leur entreprise. Mais non, comme beaucoup de plus âgés qu’eux, ils veulent que beaucoup d’argent tombe sur leur compte sans trop se fatiguer.
Ceci dit, cette étude est américaine, qu’en est-il en France ?
Beaucoup de parents éduquent leurs enfants comme on éduque les enfants roi.Cette génération égocentrique,narcissique ne supporte pas la contradiction,rêve d’idéalisme,intolérant aux frustrations,manque de sociabilité,symptômes de notre société occidentale:des petits graisseux!
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On peut se poser de sérieuses questions sur le professionnalisme, voire la santé mentale de l’individu s’intéressant au travail pour le travail… Par ailleurs, il y a une cassure car la période des confinements a mis en évidence un gouffre entre la hiérarchie des revenus et l’utilité sociale de l’activité des individus, surtout en France où le niveau de vie des retraités dépasse celui des actifs cotisants, ce qui n’est pas censé se produire dans une économie saine et encore moins avec un système de retraite par répartition (dit autrement, les pensions des retraités actuels est payée à crédit)
@o je suis d accord, l intervention de l État chez nous fausse complément les prix et notamment le montant des salaires perçus après redistribution. Beaucoup de jeunes, mettent l arme au pied , ils sont dans le refus de l effort. Je l observe bcp dans les enfants de classes supérieures.Beaucoup ont une brillante formation, bossent 5 ans , parfois très dur et plaquent tout, font une reconversion pour totalement autre chose où ils gagneront un SMIC . Les autres ont plus « faim » et s arrachent encore pour se faire une place au soleil.
Beaucoup se reconvertissent dans le secteur public pour se sortir du chômage et c’est là que les retraités de droite ne savent pas ce qu’ils veulent en disant qu’il faudrait remettre les chômeurs au travail tout en déplorant le coût des dispositifs efficaces pour remettre lesdits chômeurs au travail! Ou alors il faudrait euthanasier les chômeurs, mais on pourrait rétorquer que la retraite est un chômage de luxe sans la dégressivité, ni l’obligation de chercher du travail…
Il faudrait faire cette même enquête auprès des asiatiques. Je serais surpris que les résultats soient identiques. Il ne faut pas s’étonner ensuite du décrochage économique de nos sociétés. C’est comme si un futur joueur professionnel de tennis voulait gagner au niveau international avec cette mentalité .
@carlier sauf que l on demande aux jeunes de travailler comme des mules, dans des conditions très peu plaisantes, pour des clopinettes (vu les impôts et la redistribution). Alors pas mal de jeunes disent merde et font le minimum et bcp d autres (ceux qui ont une valeur demandée) partent sous des cieux qui les paieront plus. Que se passerait il si l on payait nos joueurs de foot ou de tennis des clopinettes ?
Ils s’interrogent ? Mais à fort juste titre . Ces « bambins sont biberonnés au matérialisme , la notion de l’effort ne les concerne pas sauf peut être quand il s’agit d’eux mêmes . Ils n’entendent leurs parents qu’à la seule condition que ceux ci disent oui à tout. Y compris à Maman je veux une voiture . ( Vécu cette semaine) .
Malheureusement, la campagne anti boomers ne fait que conforter les jeunes dans leur sentiment d’être des victimes.
La plupart de ces jeunes ont largement bénéficié d’un train de vie confortable avec vacances d’été et vacances d’hiver, n’ont jamais travaillé pour payer leurs études et lorsqu’ils intègrent le monde du travail, sont « choqués » comme ils disent de ne pas avoir le même salaire que les anciens.
Quand la réalité les rattrapera, le réveil sera douloureux !
Bonjour Jean Paul , je pense que la réalité réveillera tout le monde, notre classe d’âge aussi. Car la roue tourne et les boomers (je suis de la toute fin) vont mécaniquement devenir minoritaires, sans parler des dynamiques ethniques. Alors dans 10 , 20 , 30 ans , où sera la solidarité inter générationnelle ? Où sera la solidarité tout court ? Dans un système majoritaire à deux tours comme le nôtre les boomers ont fait le vote et ce pendant plus de 60 ans et la politique a toujours été taillée pour eux , ça va faire tout chose quand ce sera fini. Vous ne serez pas là pour le voir , mais moi si et une fois de plus je maudirai cette classe de sa cécité compulsive et de son nombrilisme. Quant aux jeunes , écouter la chanson « l envie » est une allégorie assez juste les concernant.
Les jeunes sont véritablement des victimes car le clientélisme pro-boomer est un non-dit de la vie politique depuis la présidence Giscard, mais de plus en plus évident à partir du moment où les boomers commençaient à approcher de la retraite, en particulier en 1991, quand Rocard avait préféré créer la CSG plutôt qu’écrêter les pensions, ce qu’il aurait normalement DU faire, mais il pensait déjà aux présidentielles de 1995…
Les joueurs de foot de National commencent au smic… Les jeunes commencent au smic, selon le métier, et c’est compréhensible. Ce qui l’est moins est d’y rester.
Les études sont gratuites. S’ils veulent avoir un métier qui rapporte, qu’ils fassent ce qu’il faut en amont.
Le pire, c’est que justement, le métier qu’ils devraient aimer est parmi ceux qui paie le mieux : l’informatique !
Le prétexte de la démotivation des jeunes du fait du salaire minable pour 70h par semaine dans le cambouis, c’est éculé. Ils sont bénéficiaires de la redistribution, au contraire des plus âgés qu’eux, qu’on appelle classe moyenne.
Ils sont biberonnés (pas tous heureusement) aux réseaux sociaux et veulent être influenceurs… et donc oui gagner beaucoup en travaillant peu ou du moins comme ils en ont envie.
Mais comme pour le footballeur, devenir pro n’est pas donné à tout le monde et ils doivent se plier aux lois du marchés de ceux qui créent des emplois, ou alors qu’ils créent leur entreprise. Mais non, comme beaucoup de plus âgés qu’eux, ils veulent que beaucoup d’argent tombe sur leur compte sans trop se fatiguer.
Ceci dit, cette étude est américaine, qu’en est-il en France ?
Beaucoup de parents éduquent leurs enfants comme on éduque les enfants roi.Cette génération égocentrique,narcissique ne supporte pas la contradiction,rêve d’idéalisme,intolérant aux frustrations,manque de sociabilité,symptômes de notre société occidentale:des petits graisseux!