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jeudi 24 septembre 2026

La recherche française décroche au niveau mondial 

Temps de lecture : < 1 minute

L’Observatoire des sciences et techniques du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur – HCERES – a publié ce 26 août un rapport intitulé « La France dans la compétition scientifique mondiale : radioscopie d’un décrochage ? ».

Avec une analyse multicritère, il constate que la part d’audience scientifique de la France dans le monde a chuté de 37,2 % entre 2005 et 2024. Ce recul concerne l’ensemble des six indicateurs bibliométriques de performance et d’impact retenus. En sciences du vivant comme en sciences humaines et sociales, la part des publications mondiales de la France a enregistré une chute brutale de 53,7 %. De ce fait, la France passe de la 5e à la 10e place mondiale des nations scientifiques entre 2005 et 2024.

Le rapport cherche encore les causes de ce grave décrochage. Il en évoque plusieurs possibles : « niveau et allocation des financements, poids des procédures administratives, complexité du paysage institutionnel, choix scientifiques stratégiques, modalités d’évaluation et de décision, ou encore attractivité et gestion des carrières scientifiques ».

Les causes en effet sont sûrement multiples. Mais la cause essentielle n’est-elle pas dans la centralisation étatique de l’université, dans l’absence de concurrence institutionnelle ? Permettons, comme dans la plupart des autres pays, à des universités, associatives ou lucratives, de se constituer librement sous réserve de répondre à divers critères de sérieux et de qualité. Autorisons-les à délivrer les diplômes dont l’Etat se réserve aujourd’hui jalousement le monopole, la concurrence contribuera à relever le niveau de nos universités.

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15 réponses

  1. Mais avant pendant des années le jacobinisme n’a pas totalement échoué non?
    Vu que le le centralisme en France date de Richelieu il est difficile d’imputer la chute actuelle a ce simple fait…

    1. Le jacobinisme pouvait réussir dans un monde quasiment fermé par contre des que la mondialisation est apparue avec la concurrence, notre industrie non compétitive s est évaporée grandement et ce mouvement continue malheureusement aujourd’hui
      Le système français est inadapté à la mondialisation
      Très peu de réelles réformes, et nous nous enlisons dans notre suffisance et notre arrogance

  2. La situation économique de la France qui ne cesse de se dégrader pèse sur les investissements à la baisse
    Le .matraquage fiscale des entreprises entraîne un essoufflement de la recherche privée en France pour la rediriger vers l international
    Quand à la recherche publique, les crédits vont vers les budgets de fonctionnement
    Les signaux d alerte se multiplient mais la France regarde ailleurs
    Encore et toujours le déni de réalité

  3. Si l’on prenait comme critères d’excellence la décarbonation des programmes, la résilience aux discriminations, les pratiques citoyennes vertueuses et la lutte contre le réchauffement climatique, nul doute que notre classement ferait un grand bond en avant.

    1. Bonjour.
      Sans blague, vous pensez ça sérieusement ?
      La décarbonation désordonnée est en France (en en UE) largement le fait de la désindustrialisation.
      Toutes les recherches en matière d’énergies propres ont disparu de France au profit d’injonctions de décroissance catastrophistes dignes de Philippulus le prophète (de l’étoile mystérieuse de Tintin) et de l’eau chaude que notre premier ministre scientifiquement inculte vient de découvrir, évoquant la géothermie comme le « nucléaire du XXIème siècle ».
      Quant aux questions de discriminations, il ne me semble pas que nous soyons sur le chemin du progrès avec la montée des intégrismes (comme l’islam montant traite les femmes et promeut l’excision) et la tolérance aux discours antisciences jusque dans nos universités et « grandes écoles » (voir l’évolution de « sciences-po »).
      Cordialement.

  4. La concurrence ou l’émulation les vilains mots dans un pays voué à l’égalitarisme dont les ravages se révèlent un peu plus de jour en jour.

  5. Comment s’étonner ? En France, il faut payer des taxes et impôts avant d’avoir gagné un seul euro, mais après avoir rempli des tonnes de formulaires et obtenu des aurorisations sans fin, difficile de créer une startup. De plus, si vous n’êtes pas de gauche, vous n’êtes qu’un fachot qu’aucune entité estatale n’aidera. Et si malgré tout vous réussissez, c’est que vous n’êtes qu’un misérable exploiteur que le fisc devrait dépouiller. Conséquence directe, beaucoup de Français votent avec leurs pieds, dont certains parmi les plus compétents. Combien de prix Nobel français ont mené leurs recherches aux US ? Je n’ai pas souvenir d’un seul prix Nobel américain ayant mené sa carrière en France.

    1. la recherche ou le nobel c est rarement des start up
      Le probleme majeur de la recherche c est que la France est un pays en declin et donc avec moins d argent. Et l argent de l etat va en priorite ou c est important pour nos dirigeants : dans les pensions de retraites !

      50% des electeurs ont 60 ans et plus. Pourquoi investir dans l avenir ?

  6. Au CNRS, depuis les années 1980, les chercheurs dans les sciences « molles » sont très majoritaires par rapport aux chercheurs des sciences dures. Et on ne peut pas dires que les ténors des sciences humaines et des sciences sociales aient amélioré notre société.
    Moins de moyens pour les sciences dures, plus pour celles qui ne servent pas à grand chose (peut-on parler de sciences ?), le résultat est logique.

  7. Ça a peut-être aussi quelque chose à voir avec l’effondrement du niveau scolaire des diplômés français. On ne peut pas être un brillant chercheur si on n’a pas de solides connaissances préalables.
    Les premiers diplômés de l’enseignement supérieur montrant des lacunes sérieuses en français, en math et en sciences sont apparus à la fin des années 1990. Ces gens ont aujourd’hui 50 ans et sont censés être la colonne vertébrale des organisations qui les emploient. Je connais mal le milieu de la recherche mais dans les entreprises privées ça commence à poser de sérieux problèmes.

  8. La recherche scientifique a plus besoin de liberté, de discrétion et de prise de risque que d’argent et de bureaucratie. Ce ne devrait pas être une affaire de fonctionnaires obéissants et inamovibles comme l’a voulu notre super Ministre d’État Chevènement. Ceux qui veulent un poste de chercheur doivent être à la mode, consensuels avec les croyances du moment, adeptes du psittacisme politicien, aussi bavards et redondants que possible en exhibant la plus grosse « liste de publications internationales à comité de lecture » pour plaire très démocratiquement à leurs « pairs ». Il est étonnant que nous ayons encore quelques très bons chercheurs (j’en ai connu) capables de se prêter à ce concours de médiocrité pour pouvoir développer discrètement la petite idée de génie qui leur trotte dans la tête.
    La Recherche comme la Culture sont des sports de compétition qui gagneraient à s’immuniser contre la prédation administrative.

  9. les capitalistes-de-connivence qui dominent la France (avec leur bureaucratie d’état et leurs médias socialisants) se fichent éperdument de la recherche scientifique… ils investissent dans le BTP, la grande distribution, le luxe, le tourisme ou le service à la personne… des secteurs peu innovants à cycle rapide, qui ont besoin d’une main-d’oeuvre peu qualifiée… la politique française est donc largement constituée de fourniture de main-d’oeuvre immigrée (subventionnée par la contribuable) et de « plans de relance de la consommation » (dont l’effet cantillon finit dans les poches de ses instigateurs)… la France a déjà totalement raté la révolution numérique de 30 dernières années. Ce n’est que le début du décrochage historique. Et puis, les préoccupations de la « nouvelle France » se situent plutôt dans les méthodes d’abattage et l’accoutrement pudibond des femmes.

  10. Les grandes écoles forment encore d excellents ingénieurs très recherchés à l étranger notamment aux usa
    Globalement l enseignement supérieur est sous la coupe des sciences humaines et sociales fortement politisées qui lèvent des tombereaux de sociologues, psychologues, ethnologues, historiens, anthropologues, géographes……dont nous n avons absolument pas besoin

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