David Lisnard a annoncé qu’il rompait avec le parti LR. Il a, le soir du 7 avril à Paris, démontré qu’il était capable d’ouvrir un chemin de réformes radicales et d’y rallier les Français. Bruno Retailleau a, pour sa part, commenté sa vison politique deux jours plus tard au colloque de l’IREF sur les prélèvements obligatoires sans feindre une certaine approche libérale.
Le mardi 7 avril, en effet, le parti de David Lisnard, Nouvelle Energie, avait appelé ses adhérents parisiens à décerner les Cerfas d’or aux auteurs des actes administratifs les plus stupides de l’année. Cette petite cérémonie face à un nombreux public jouait de l’humour pour dénoncer l’absurdité technocratique. Agnes Pannier-Runacher a remporté le Cerfa d’Or de la créativité normative, pour son arrêté imposant depuis le 22 juillet 2025 l’installation de toilettes et d’un lavabo à bord de toutes les barges des ostréiculteurs! Ont aussi été primés Roland Lescure pour son acharnement à taxer les pourboires, la Sécurité sociale qui fait mourir administrativement des personnes bien vivantes… Pour finir, divers codes et textes kafkaïens furent symboliquement passés par la broyeuse.
Un combat contre les turpitudes bureaucratiques
Mais ces turpitudes bureaucratiques n’étaient récompensées qu’en attendant de pouvoir y mettre fin. David Lisnard a profité de cette soirée pour promettre qu’il le ferait sans tarder, dès qu’il serait élu président de la République ! Entouré de nombreux maires Nouvelle Energie élus ou réélus, et des parlementaires Etienne Blanc et Alexandra Martin, il a longuement expliqué pourquoi la débureaucratisation était nécessaire pour libérer la France, lui redonner envie d’entreprendre, d’innover, de vivre. Il a montré combien l’allègement des structures administratives, des normes et de la fiscalité pouvaient concourir au redressement de notre pays et permettre d’offrir une meilleure vie aux Français. En témoignent les exemples étrangers qu’il a cités, des réformes radicales de Roger Douglas en Nouvelle Zélande dans les années 1980 à la baisse drastique des dépenses publiques engagée par la Suède à partir de 1994 et par le Canada en 1995, sans omettre les réformes Thatcher et la tronçonneuse de Milei dont les résultats sont déjà probants.
Un programme libéral
La moquerie douce-amère était donc prétexte à énoncer la volonté de rupture du maire de Cannes, triomphalement réélu. Il veut libérer la France de l’emprise du Léviathan qui ne multiplie les textes illisibles, les procédures tortueuses et les cerfas incongrus que pour mieux soumettre les citoyens. Non sans plaisir et malice, David Lisnard se moque du langage administratif qui mérite désormais un dictionnaire pour en comprendre les arcanes. Il s’offusque de toute politique qui fait des modalités une finalité. Il veut rétablir nos libertés, revenir à une subsidiarité ascendante dans laquelle il faut en bas tout le possible et en haut seulement tout le nécessaire, recentré l’Etat sur le régalien…
Il veut donc préparer ses premiers jours à la tête de l’État avec un gouvernement restreint et des réformes à engager sans délai par ordonnances, notamment pour supprimer bien des normes et une large majorité des 1 200 agences publiques qui coûtent « un pognon de dingue ». Il se situe dans la lignée d’Alexis de Tocqueville : « Le moyen le plus puissant, le plus infaillible d’accroître la prospérité d’un pays, c’est de favoriser par tous les moyens de libres rapports entre ceux qui l’habitent. »[1]
La conciliation LR
Deux jours après, le 9 avril, devant la salle bien remplie du colloque de l’IREF, Bruno Retailleau n’a pas mâché ses mots pour exprimer ses convictions qui, sur les principes, ne sont pas si éloignées de celles de David Lisnard. Il a répondu aux questions que nous lui posions sur la simplification et la baisse de la fiscalité, l’effacement parallèle des subventions et d’autant d’impôts grevant les entreprises, la réduction des charges sociales par la responsabilisation des assurés…
Les excès des extrêmes gauches et l’inconsistance des extrêmes centres, révélés notamment dans les débats parlementaires autour de la dernière loi de finances, ont libéré une parole libérale. Le président des LR s’est montré ouvert à une forme de flat tax comme à l’abaissement de nombre d’impôts de production et à la limitation de l’aide sociale. Mais la salle l’a senti encore réservé, freiné dans la réforme par la crainte de remettre en cause trop de préjugés et de pensée politiquement correcte. Il est prêt à écouter nos propositions et gageons que nous serons entendus.
La nécessaire césure
Il faut espérer que la droite libérale ne se présentera pas en morceaux à la présidentielle. Elle serait sûre de perdre. Mais elle perdra aussi si elle n’ose pas un programme délibérément novateur, cohérent, lisible, doté d’une assise philosophique et d’une solide armature économique. Il ne suffira pas de dire qu’on renverse la table : il faudra le faire, en rupture avec les clichés du passé qui nous ont conduit à la faillite actuelle et au déclin. Il faut démontrer aux Français que l’Etat providence est non seulement défaillant, mais nuisible, et peut-être surtout aux plus modestes.
Notre crise actuelle est celle de la responsabilité. Privés de liberté, gavés d’aides sociales, les Français sont devenus passifs et quémandeurs. Il faut leur rendre la maîtrise de leur vie. C’est pourquoi par exemple, nous proposons de supprimer toutes les subventions de l’Etat aux entreprises pour payer les assurances sociales de leurs employés afin que ceux-ci, s’ils le souhaitent, puissent bénéficier de leur salaire complet (charges patronales et salariales comprises) et s’assurer eux-mêmes auprès des compagnies ou mutuelles de leur choix. Les entreprises n’en souffriraient pas si elles bénéficiaient d’autant d’allégements d’impôts, et les salariés redeviendraient responsables d’eux-mêmes.
C’est un chemin de rupture difficile à emprunter. Mais c’est sans doute le seul possible. Peut-être les Français n’ont-ils pas encore suffisamment conscience de la gravité de la situation pour le suivre. Mais la seule voie de redressement est celle-ci. Et c’est aussi le seul moyen d’espérer emporter l’élection présidentielle. Comme Milei l’a fait. Car les Français ne veulent plus de compromis avec l’avenir. De ce point de vue, David Lisnard a sans doute eu raison de quitter LR pour indiquer l’option gagnante. Souhaitons que les droites libérales entendent ce message pour se retrouver jusque dans la victoire.
[1]Œuvres de Tocqueville, Bibliothèque de la Pléiade, I, p. 291
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25 réponses
Tant que la majorité des Français se payent des vacances toutes les 6 semaines il ne faut pas s’attendre à des réactions, quant à ceux qui payent et auxquels on inflige contraintes sur contraintes, ils sont devenus minoritaires et n’ont plus les moyens de réagir, d’autant que beaucoup sont moins biens lotis que les RSA professionnels qui ne payent rien mais touchent régulièrement des primes pour les récompenser et les inciter à conserver leur métier.La grande usine des RSA tourne si bien et a besoin de personnel que l’on fait venir d’ailleurs avec leurs grandes familles jusqu’aux plus anciens qui eux feront parti des travailleurs du minimum retraite lui aussi mieux loti que bon nombre de cotisants. Il y en a même qui nomment cela l’IA du futur.
« » Lisnard a démontré qu’il était capable d’ouvrir un chemin de réformes radicales et d’y rallier les Français. » » Voeu sans base sondagière.
L’ouverture récente pourrait être que Retailleau, supposé choisi par vote LR ce we 18-19, accepte une primaire « droite-centre » pour qu’il n’y ait qu’un candidat ET présent au second tour ET capable de battre le candidat RN malgré des risques que des populistes de gauche votent contre l’héritier de Micron.
Même si il y avait primaire du centre et de la droite, il faudrait ensuite que :
– les macronistes Philippe et Attal, dont la doctrine officielle est TRES éloignée des deux premiers, acceptent d’y participer (alors qu’il n’y ont aucun intérêt, s’accorder entre eux deux serait déjà un petit miracle)
– David Lisnard remporte par l’opération du Saint-Esprit une primaire dont le barycentre électoral est bien plus proche du centre que de la droite
– Les perdants ne fassent aucun calcul (remember, les législatives sont à suivre) et soutiennent le gagnant, un scénario jamais vu depuis que le concept de primaire ouverte existe
– Le gagnant reste suffisamment fidèle à son programme de départ malgré le marchandage consécutif à la primaire. Sans concessions, les perdants n’ont aucun intérêt à jouer le jeu. Là encore, l’histoire politique parle pour moi.
Bref, la primaire ouverte, dans ce contexte très particulier (rien à voir avec les dernières primaires ouvertes, qui étaient organisées par LR ou le PS à une époque où ils étaient les deux seuls grands partis en France) est une machine à perdre.
La vérité c’est que la profusion inévitable au Centre-gauche et au Centre-droit (de Attal à Retailleau, Lisnard étant à l’extrême droite du barycentre de ce scrutin) va propulser Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella au second tour de la présidentielle. C’est inévitable.
La révolution libérale n’arrivera qu’après un drame. C’est triste mais ainsi. La France du 19e siècle a été le phare de la pensée libérale. Elle est devenue un paradis gratis pour déresponsabilisés. Elle se vide de ses cerveaux et se remplit de profiteurs. L’État se corrompt avec l’argent magique. Évoquer Milei dans ces circonstances est inévitable. Mais le temps n’est pas encore venu. Il faudra aller encore plus bas dans la décadence. Ce que l’Europe freinera. France homme malade de l’Europe. Quelle tristesse!
La France a eu une et une seule révolution libérale : en 1789.
Depuis, et malgré de nombreuses crises politiques, financières, militaires ou sociales parfois très graves, les révolutions/coups d’état/redressements temporaires n’ont eu lieu que dans des cadres politiques de type bonapartistes, le seul cadre suffisamment compatible avec le concept de rupture pour pouvoir accoucher de véritables changements.
Il n’y a pas de tradition libérale en France. Ce qui s’y apparente le plus est la droite orléaniste, c’est à dire une droite si bien coiffée que la rupture lui fait peur.
La France pourrait très bien toucher le fond et se relever temporairement sans les libéraux. Et ce, sur de nombreux cycles.
Le libéralisme classique a besoin d’un long, très long travail de fond éducatif et culturel qui, compte tenu du contrôle maintenant quasi total de l’Etat sur la culture et l’éducation, a très peu de chances d’aboutir.
Si une opportunité se présente pour faire sauter le système et les petits hommes gris qui le contrôlent, il faudra la saisir, même si elle n’est pas pure et parfaite
Vous oubliez 1958 avec le retour du GdG qui a vigoureusement redressé la France après l épisode désastreux de la 4 ème république ou les présidents du conseil courraient a Washington pour assurer les fins de mois
Ce conservateur catholique etatiste a remis de l’ordre dans les finances du pays en coupant drastiquement dans les dépenses
Pas besoin de révolution mais simplement de courage et d abnégation!!!!
Le général de gaulle n’est pas un libéral, et ce n’est pas une révolution libérale. C’est un bonapartiste, c’est à dire une droite ouverte à la fois au libéralisme et à de petites doses de socialisme
Tant que 60% des franchouillards seront globalement bénéficiaires du système de redistribution pourquoi iraient ils voter pour un changement qui se fera a leur dépend
Pendant que les 40% et les entreprises alimentent le tonneau des danaïdes
Le gaulois fort en gueule et totalement irresponsable ne pense qu a profiter du système
Le rêve : « David Lisnard a démontré qu’il était capable d’ouvrir un chemin de réformes radicales et d’y rallier les Français ».
La réalité : rallier les Français supposerait d’abord d’être sondé dans cette optique de « rassemblement ».
Dans quelle monde parallèle David Lisnard apparaît-il en mesure d’accéder au second tour ? Lui même le reconnaît, il a un déficit de notoriété. Sur ce point, rien n’a changé depuis 2022. Toujours le même problème, toujours la même absence de solution à quelques mois du début des hostilités. David Lisnard reste un inconnu du grand public et ses solutions seraient très impopulaires si elles étaient présentées, sans autre forme de procès, à ce dernier.
On pourrait m’opposer l’argument mileiste : Milei a gagné en Argentine (pays lui aussi pourri par le constructivisme rationaliste) sur un programme encore plus radical, mais il avait fait 10 ans de télé, s’était construit sur un positionnement anti-système assumé, un positionnement que n’assume pas vraiment David Lisnard et Nouvelle Energie dont la structure rappelle bien plus Horizons (prépondérance des élus locaux, c’est à dire d’une partie du système) que celle du Parti Libertarien Argentin. David Lisnard ne s’y trompait pas lorsqu’il refusait le principe de la tronçonneuse…Avant de comprendre un peu tard que ce type de communication politique était sa seule chance à court terme (la cérémonie des Cerfas d’Or est une resucée du célèbre Tiktok de Milei lorsqu’il raye les noms des ministères qu’il veut supprimer). David Lisnard hésite toujours entre la droite bien coiffée, dont il estime avoir besoin, et la rupture radicale, qui est en vérité sa seule mini-micro chance si son objectif n’est pas simplement de monnayer ses 2-3% contre un poste.
Le rêve, toujours lorsqu’il est indiqué que la « droite libérale » ne doit pas se présenter en morceaux avec ce sous-entendu : si elle se présentait « unie », elle pourrait gagner.
La réalité : la « droite libérale » n’a jamais eu de président seule. Elle a toujours du (et parfois su) s’allier à la droite bonapartiste. Même unie, la « droite libérale » pèse tout au plus 10% et il ne s’agit que d’une droite libérale au sens économique du terme.
La triste réalité enfin : il n’y a pas de rupture radicale avec les partis et les hommes du système dont la survie politique et parfois même financière dépend du maintien du système.
Cette rupture peut prendre deux formes :
-une négociation forcément décevante avec un pourvoyeur de votes populaires (en l’état je ne vois que l’alliance RN/UDR)
-la construction/séduction au long cours hors du système, à la Milei, qui ne donne donc aucun espoir en 2027 mais n’hypothèque pas l’avenir
Que ce soit sur l’une ou l’autre de ces hypothèses, David Lisnard a malheureusement fait fausse route depuis 2022. Que de temps perdu…
Vous avez raison d’être réaliste et tort d’être si pessimiste.
Péter Magyar était un inconnu il y a 2 ans. Macron aussi, ou presque, 2 ans avant son succès. Lisnard n’a pas toutes les qualités, mais il apparaît désormais dans les sondages et monte doucement. Il est président des Maires de France et réélu malgré sa droite libérale affirmée. A nous de l’aider à présenter des réformes vraiment radicales. Certes, rien n’est gagné! Evidemment! Mais rien n’est jamais perdu d’avance. Pour gagner, il faut essayer et travailler.
Jean-Philippe Delsol
Je n’ai rien contre l’essai et le travail, même en l’absence de résultats électoraux immédiats, mais pour emmener des troupes sur le long terme, il faut que la stratégie et les choix soient cohérents avec la doctrine.
Ce que je constate avec David Lisnard, c’est que si l’homme est sans doute très respectable à titre, ses choix stratégiques sont eux complètement foireux.
Quand on essaie de se présenter comme un candidat anti-système, on ne fonde pas son parti sur les ruines de LR, c’est à dire LE parti du système.
Quand on essaie de se présenter comme un candidat de rupture, on n’adopte pas les codes et le fonctionnement de la politique du passé.
Quand on essaie de vendre un autre modèle de société, on ne s’appuie pas sur des gens qui vivent du système à nos dépends.
Quand on pèse si peu à quelques mois seulement du démarrage de la campagne, ne pas s’être encore positionné sur une préférence entre le RN/UDR et Edouard Philippe, à moins de (vraiment) croire que David Lisnard a les moyens (financiers et politiques) de mener campagne et de l’emporter alimente l’ambiguité et freine énormément sa candidature. Je ne pense pas que du point de vue de sa cible électorale, les électeurs centristes et les électeurs de droite, il puisse être pris au sérieux s’il n’est pas capable de choisir entre les deux projets en mesure d’atteindre le second tour à droite et au centre.
Et nous n’avons pas encore parlé financement ou de l’ambiguité de certains choix de personnes/soutiens dans la structuration locale 🙂
Macron inconnu 2 ans avant. Malheureusement pour nous, dommage qu’il n’ait pas été traité comme « Popeye » dans Les Bronzés font du Ski, qui gagnait à ne pas être connu !
Je trouve cette chronique particulièrement intéressante , si proche de la réalité mais malheureusement , tous ces gens qui profitent et abusent de ces aides en trompe l’oeil auront-ils le courage de l’admettre et d’accepter de contribuer à renverser la table ? Hélas j’en doute . Peut-être faudrait -il imposer à tous qu’ils construisent leur retraite par capitalisation et les contraindre , ainsi que vous le suggérez, d’assumer personnellement la charge qui est celle de leurs employeurs . Ce serait peut être ça le pétard dont on a besoin.
Lienard est aujourd’hui le meilleur candidat à droite mais pas celui en tête des sondages.Il va falloir trouver une méthode pour renverser les sondages.
J’ai vu que Guillaume Kasbarian a lui aussi créé son parti. Son discours semble assez proche des sujets évoqués ici. Allons-nous vers une double candidature libérale…?
Le vrai problème de Retailleau c’est qu’il cause il cause, mais chef de la droite la plus bête du monde, il ne fait rien. Les LR _auquel j’ai adhéré longtemps et lâché depuis peu_ est un parti où trop de « centristes » rendent la ligne LR illisible. LR est mort et ils ne s’en rendent pas compte grâce à quelques fossiles régionaux.
LR c’est le parti des inutiles, ceux dont les convictions fluctuent du côté gauche, l »estomac » au côté droit la « foi »en des convictions proclamées, mais..Oscillantes !. On navigue en Zig-Zag selon la météo politique et les vents. Barre à Gauche, puis Barre à Droite, ça permet de durer.
Retailleau visiblement satisfait d’être ministre macronien, parlait très bien..mais bien assis, il ne faisait RIEN..
Voilà un excellent Président LR. La colère de Lisnard n’est pas une prise de conscience mais l’amertume du battu..
L.R c’est le « Ventre-Mou » de la classe Politique Française. Grâce à eux des nullités ambitieuses prennent le Pouvoir : Exemple Macron et son bilan catastrophique en 10 ans.
Les LR ne sont que du vent : « l’illusion d’être »
Les lecteurs commentateurs de Contrepoints sont pessimistes.
Le pb numéro 1 de la France, accumulé depuis des décennies est la faiblesse du taux d’emploi 1/3 des habitants travaillent plus ou moins et 2/3 reçoivent des redistributions.
L’axe de solutions est d’oser favoriser la création d’emplois et la croissance chez ceux qui savent déjà croître.
Un sondage IFOP https://www.ifop.com/article/les-francais-et-les-idees-liberales/ indique que les Français sont prêts à quelques changements.
Pour débloquer les élus face à la technocratie abusive non élue : le RICC = faire voter les français et non les partis?
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25 réponses
Tant que la majorité des Français se payent des vacances toutes les 6 semaines il ne faut pas s’attendre à des réactions, quant à ceux qui payent et auxquels on inflige contraintes sur contraintes, ils sont devenus minoritaires et n’ont plus les moyens de réagir, d’autant que beaucoup sont moins biens lotis que les RSA professionnels qui ne payent rien mais touchent régulièrement des primes pour les récompenser et les inciter à conserver leur métier.La grande usine des RSA tourne si bien et a besoin de personnel que l’on fait venir d’ailleurs avec leurs grandes familles jusqu’aux plus anciens qui eux feront parti des travailleurs du minimum retraite lui aussi mieux loti que bon nombre de cotisants. Il y en a même qui nomment cela l’IA du futur.
C’est bien triste mais tout à fait vrai !
Lisnard .point barre
« » Lisnard a démontré qu’il était capable d’ouvrir un chemin de réformes radicales et d’y rallier les Français. » » Voeu sans base sondagière.
L’ouverture récente pourrait être que Retailleau, supposé choisi par vote LR ce we 18-19, accepte une primaire « droite-centre » pour qu’il n’y ait qu’un candidat ET présent au second tour ET capable de battre le candidat RN malgré des risques que des populistes de gauche votent contre l’héritier de Micron.
Même si il y avait primaire du centre et de la droite, il faudrait ensuite que :
– les macronistes Philippe et Attal, dont la doctrine officielle est TRES éloignée des deux premiers, acceptent d’y participer (alors qu’il n’y ont aucun intérêt, s’accorder entre eux deux serait déjà un petit miracle)
– David Lisnard remporte par l’opération du Saint-Esprit une primaire dont le barycentre électoral est bien plus proche du centre que de la droite
– Les perdants ne fassent aucun calcul (remember, les législatives sont à suivre) et soutiennent le gagnant, un scénario jamais vu depuis que le concept de primaire ouverte existe
– Le gagnant reste suffisamment fidèle à son programme de départ malgré le marchandage consécutif à la primaire. Sans concessions, les perdants n’ont aucun intérêt à jouer le jeu. Là encore, l’histoire politique parle pour moi.
Bref, la primaire ouverte, dans ce contexte très particulier (rien à voir avec les dernières primaires ouvertes, qui étaient organisées par LR ou le PS à une époque où ils étaient les deux seuls grands partis en France) est une machine à perdre.
La vérité c’est que la profusion inévitable au Centre-gauche et au Centre-droit (de Attal à Retailleau, Lisnard étant à l’extrême droite du barycentre de ce scrutin) va propulser Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella au second tour de la présidentielle. C’est inévitable.
La révolution libérale n’arrivera qu’après un drame. C’est triste mais ainsi. La France du 19e siècle a été le phare de la pensée libérale. Elle est devenue un paradis gratis pour déresponsabilisés. Elle se vide de ses cerveaux et se remplit de profiteurs. L’État se corrompt avec l’argent magique. Évoquer Milei dans ces circonstances est inévitable. Mais le temps n’est pas encore venu. Il faudra aller encore plus bas dans la décadence. Ce que l’Europe freinera. France homme malade de l’Europe. Quelle tristesse!
La France a eu une et une seule révolution libérale : en 1789.
Depuis, et malgré de nombreuses crises politiques, financières, militaires ou sociales parfois très graves, les révolutions/coups d’état/redressements temporaires n’ont eu lieu que dans des cadres politiques de type bonapartistes, le seul cadre suffisamment compatible avec le concept de rupture pour pouvoir accoucher de véritables changements.
Il n’y a pas de tradition libérale en France. Ce qui s’y apparente le plus est la droite orléaniste, c’est à dire une droite si bien coiffée que la rupture lui fait peur.
La France pourrait très bien toucher le fond et se relever temporairement sans les libéraux. Et ce, sur de nombreux cycles.
Le libéralisme classique a besoin d’un long, très long travail de fond éducatif et culturel qui, compte tenu du contrôle maintenant quasi total de l’Etat sur la culture et l’éducation, a très peu de chances d’aboutir.
Si une opportunité se présente pour faire sauter le système et les petits hommes gris qui le contrôlent, il faudra la saisir, même si elle n’est pas pure et parfaite
Vous oubliez 1958 avec le retour du GdG qui a vigoureusement redressé la France après l épisode désastreux de la 4 ème république ou les présidents du conseil courraient a Washington pour assurer les fins de mois
Ce conservateur catholique etatiste a remis de l’ordre dans les finances du pays en coupant drastiquement dans les dépenses
Pas besoin de révolution mais simplement de courage et d abnégation!!!!
Le général de gaulle n’est pas un libéral, et ce n’est pas une révolution libérale. C’est un bonapartiste, c’est à dire une droite ouverte à la fois au libéralisme et à de petites doses de socialisme
Tant que 60% des franchouillards seront globalement bénéficiaires du système de redistribution pourquoi iraient ils voter pour un changement qui se fera a leur dépend
Pendant que les 40% et les entreprises alimentent le tonneau des danaïdes
Le gaulois fort en gueule et totalement irresponsable ne pense qu a profiter du système
Encore un article qui confond rêve et réalité.
Le rêve : « David Lisnard a démontré qu’il était capable d’ouvrir un chemin de réformes radicales et d’y rallier les Français ».
La réalité : rallier les Français supposerait d’abord d’être sondé dans cette optique de « rassemblement ».
Dans quelle monde parallèle David Lisnard apparaît-il en mesure d’accéder au second tour ? Lui même le reconnaît, il a un déficit de notoriété. Sur ce point, rien n’a changé depuis 2022. Toujours le même problème, toujours la même absence de solution à quelques mois du début des hostilités. David Lisnard reste un inconnu du grand public et ses solutions seraient très impopulaires si elles étaient présentées, sans autre forme de procès, à ce dernier.
On pourrait m’opposer l’argument mileiste : Milei a gagné en Argentine (pays lui aussi pourri par le constructivisme rationaliste) sur un programme encore plus radical, mais il avait fait 10 ans de télé, s’était construit sur un positionnement anti-système assumé, un positionnement que n’assume pas vraiment David Lisnard et Nouvelle Energie dont la structure rappelle bien plus Horizons (prépondérance des élus locaux, c’est à dire d’une partie du système) que celle du Parti Libertarien Argentin. David Lisnard ne s’y trompait pas lorsqu’il refusait le principe de la tronçonneuse…Avant de comprendre un peu tard que ce type de communication politique était sa seule chance à court terme (la cérémonie des Cerfas d’Or est une resucée du célèbre Tiktok de Milei lorsqu’il raye les noms des ministères qu’il veut supprimer). David Lisnard hésite toujours entre la droite bien coiffée, dont il estime avoir besoin, et la rupture radicale, qui est en vérité sa seule mini-micro chance si son objectif n’est pas simplement de monnayer ses 2-3% contre un poste.
Le rêve, toujours lorsqu’il est indiqué que la « droite libérale » ne doit pas se présenter en morceaux avec ce sous-entendu : si elle se présentait « unie », elle pourrait gagner.
La réalité : la « droite libérale » n’a jamais eu de président seule. Elle a toujours du (et parfois su) s’allier à la droite bonapartiste. Même unie, la « droite libérale » pèse tout au plus 10% et il ne s’agit que d’une droite libérale au sens économique du terme.
La triste réalité enfin : il n’y a pas de rupture radicale avec les partis et les hommes du système dont la survie politique et parfois même financière dépend du maintien du système.
Cette rupture peut prendre deux formes :
-une négociation forcément décevante avec un pourvoyeur de votes populaires (en l’état je ne vois que l’alliance RN/UDR)
-la construction/séduction au long cours hors du système, à la Milei, qui ne donne donc aucun espoir en 2027 mais n’hypothèque pas l’avenir
Que ce soit sur l’une ou l’autre de ces hypothèses, David Lisnard a malheureusement fait fausse route depuis 2022. Que de temps perdu…
Vous avez raison d’être réaliste et tort d’être si pessimiste.
Péter Magyar était un inconnu il y a 2 ans. Macron aussi, ou presque, 2 ans avant son succès. Lisnard n’a pas toutes les qualités, mais il apparaît désormais dans les sondages et monte doucement. Il est président des Maires de France et réélu malgré sa droite libérale affirmée. A nous de l’aider à présenter des réformes vraiment radicales. Certes, rien n’est gagné! Evidemment! Mais rien n’est jamais perdu d’avance. Pour gagner, il faut essayer et travailler.
Jean-Philippe Delsol
DL n’a plus 2 ans.
Il a quelques mois pour passer de l’anonymat à la notoriété. Tic tac
Je n’ai rien contre l’essai et le travail, même en l’absence de résultats électoraux immédiats, mais pour emmener des troupes sur le long terme, il faut que la stratégie et les choix soient cohérents avec la doctrine.
Ce que je constate avec David Lisnard, c’est que si l’homme est sans doute très respectable à titre, ses choix stratégiques sont eux complètement foireux.
Quand on essaie de se présenter comme un candidat anti-système, on ne fonde pas son parti sur les ruines de LR, c’est à dire LE parti du système.
Quand on essaie de se présenter comme un candidat de rupture, on n’adopte pas les codes et le fonctionnement de la politique du passé.
Quand on essaie de vendre un autre modèle de société, on ne s’appuie pas sur des gens qui vivent du système à nos dépends.
Quand on pèse si peu à quelques mois seulement du démarrage de la campagne, ne pas s’être encore positionné sur une préférence entre le RN/UDR et Edouard Philippe, à moins de (vraiment) croire que David Lisnard a les moyens (financiers et politiques) de mener campagne et de l’emporter alimente l’ambiguité et freine énormément sa candidature. Je ne pense pas que du point de vue de sa cible électorale, les électeurs centristes et les électeurs de droite, il puisse être pris au sérieux s’il n’est pas capable de choisir entre les deux projets en mesure d’atteindre le second tour à droite et au centre.
Et nous n’avons pas encore parlé financement ou de l’ambiguité de certains choix de personnes/soutiens dans la structuration locale 🙂
Macron inconnu 2 ans avant. Malheureusement pour nous, dommage qu’il n’ait pas été traité comme « Popeye » dans Les Bronzés font du Ski, qui gagnait à ne pas être connu !
Je trouve cette chronique particulièrement intéressante , si proche de la réalité mais malheureusement , tous ces gens qui profitent et abusent de ces aides en trompe l’oeil auront-ils le courage de l’admettre et d’accepter de contribuer à renverser la table ? Hélas j’en doute . Peut-être faudrait -il imposer à tous qu’ils construisent leur retraite par capitalisation et les contraindre , ainsi que vous le suggérez, d’assumer personnellement la charge qui est celle de leurs employeurs . Ce serait peut être ça le pétard dont on a besoin.
Lienard est aujourd’hui le meilleur candidat à droite mais pas celui en tête des sondages.Il va falloir trouver une méthode pour renverser les sondages.
J’ai vu que Guillaume Kasbarian a lui aussi créé son parti. Son discours semble assez proche des sujets évoqués ici. Allons-nous vers une double candidature libérale…?
Trop de candidatures ne mènera qu’à l’échec
Ne vous fatiguez pas, les LR feront tout foirer…
C’est Sarah Knafo
Qu’il nous faut…
Cela fait vivre tellement de monde que je lui souhaite du plaisir pour permettre d’éviter toutes ces dépenses inutiles.
Le vrai problème de Retailleau c’est qu’il cause il cause, mais chef de la droite la plus bête du monde, il ne fait rien. Les LR _auquel j’ai adhéré longtemps et lâché depuis peu_ est un parti où trop de « centristes » rendent la ligne LR illisible. LR est mort et ils ne s’en rendent pas compte grâce à quelques fossiles régionaux.
LR c’est le parti des inutiles, ceux dont les convictions fluctuent du côté gauche, l »estomac » au côté droit la « foi »en des convictions proclamées, mais..Oscillantes !. On navigue en Zig-Zag selon la météo politique et les vents. Barre à Gauche, puis Barre à Droite, ça permet de durer.
Retailleau visiblement satisfait d’être ministre macronien, parlait très bien..mais bien assis, il ne faisait RIEN..
Voilà un excellent Président LR. La colère de Lisnard n’est pas une prise de conscience mais l’amertume du battu..
L.R c’est le « Ventre-Mou » de la classe Politique Française. Grâce à eux des nullités ambitieuses prennent le Pouvoir : Exemple Macron et son bilan catastrophique en 10 ans.
Les LR ne sont que du vent : « l’illusion d’être »
Les lecteurs commentateurs de Contrepoints sont pessimistes.
Le pb numéro 1 de la France, accumulé depuis des décennies est la faiblesse du taux d’emploi 1/3 des habitants travaillent plus ou moins et 2/3 reçoivent des redistributions.
L’axe de solutions est d’oser favoriser la création d’emplois et la croissance chez ceux qui savent déjà croître.
Un sondage IFOP https://www.ifop.com/article/les-francais-et-les-idees-liberales/ indique que les Français sont prêts à quelques changements.
Pour débloquer les élus face à la technocratie abusive non élue : le RICC = faire voter les français et non les partis?