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vendredi 23 octobre 2026

L’Afrique se tourne vers les biotechnologies végétales

Temps de lecture : 2 minutes

L’Afrique est le continent qui souffre le plus de la faim. Qui plus est, sa population continue de croître à une vitesse fulgurante. Pour faire face à cela, plusieurs pays africains décident de se tourner vers les biotechnologies végétales pour sécuriser leurs approvisionnements alimentaires. Le numéro 40 de Biotechnologies végétales info fait état des dernières recherches dans quatre pays africains.

Le Kenya est l’un des pays du continent les plus avancés dans la recherche biotechnologique. Actuellement, on y fait des recherches sur l’édition génomique du sorgho afin qu’il résiste au striga, une herbe parasite qui ravage les récoltes. On travaille également sur le maïs pour le rendre résistant à la nécrose létale, une maladie virale dévastatrice dans cette région du globe, et sur le bananier pour empêcher le flétrissement bactérien et améliorer la teneur en vitamine A de ses bananes.

Restons dans la banane et rendons-nous en Ouganda, pays qui possède l’un des programmes CRISPR (outil de modification génétique révolutionnaire, décrit comme des « ciseaux moléculaires ») les plus avancés pour la banane plantain avec des tests pour obtenir des variétés résistantes aux nématodes et aux tâches foliaires noires, sans que cela ne modifie son goût.

Au Nigéria, les efforts de l’édition génique se portent sur deux plantes-clés de l’alimentation locale, à savoir le niébé et le manioc. Pour le premier, l’objectif est de créer des variétés qui ne s’ouvrent pas prématurément afin de réduire les pertes dans les champs, et pour l’autre, de réduire la teneur en cyanure et d’allonger sa durée de conservation post-récolte car à l’heure actuelle, le manioc frais pourrit en 48 heures.

Enfin en Ethiopie, la création d’une variété de teff (céréale endémique du pays) a permis d’augmenter radicalement les rendements. Les nouvelles biotechnologies végétales sont également utilisées pour la moutarde locale, afin d’améliorer la composition en acides gras de son huile.

Les pays en développement se saisissent du problème et montrent la voie. Si le Parlement européen a adopté un texte visant à permettre la recherche, la culture et la vente de plantes dont le génome aura été modifié par les nouvelles biotechnologies végétales, il faut aller plus loin et s’emparer sérieusement des nouveaux défis qui nous attendent.

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