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mercredi 11 mars 2026

L’Argentine de Javier Milei : l’inflation au plus bas et une prévision de croissance économique à 5 % en 2026

Temps de lecture : 2 minutes

Le redressement d’une économie argentine au bord de la banqueroute, lors de l’arrivée au pouvoir il y a deux dans du président libéral Javier Milei, se confirme avec éclat. Les prix ont augmenté de 31,5% sur l’ensemble de l’année 2025, le taux d’inflation plus bas en huit ans, a annoncé mardi l’Institut national de la statistique Indec. Lors de son élection, cette dérive des prix de 31 % était quasiment ce qui s’observait… sur un mois.

« Le programme de stabilisation fondé sur l’excédent budgétaire, le strict contrôle de la quantité de monnaie et la recapitalisation de la Banque centrale continueront d’être les piliers pour poursuivre le processus de désinflation », a réagi le ministre de l’Economie, Luis Caputo, en voyant dans ce chiffre une « réussite extraordinaire ». Austérité budgétaire draconienne, avec une chute d’un tiers des dépenses publiques, dont jusque-là une grande partie nourrissait une corruption massive, notamment via des emplois fictifs surnommés « les gnocchis », ou en distribuant des aides sociales détournées par des intermédiaires mafieux, émission monétaire asséchée, subventions freinées à des secteurs comme les transports, l’énergie, ou l’eau, ont permis au gouvernement Milei de faire décélérer l’inflation à un rythme comptant très peu d’équivalents dans les temps modernes, et dégager en 2024 le premier excédent budgétaire en 14 ans.

Le revers de la médaille a été une récession en 2024 dont l’économie tarde à sortir durablement, la perte de plus 200.000 emplois, tandis que persiste le problème chronique de manque de réserves de change du pays.

Le chiffre d’inflation sur le seul mois de décembre, à 3 %, a toutefois été mauvais, et il s’agit du septième mois consécutif de progression du rythme de dérive des prix. En revanche, les perspectives de rebond de la croissance semblent solides sur l’année 2026, après une récession inévitable en 2024 après la baisse des dépenses publiques, aussi inutiles, voire néfastes fussent-elles. Le Fonds monétaire international s’attend à une croissance de 5 %. Le taux de pauvreté en Argentine a aussi nettement reculé après avoir flambée mi 2024, pour tomber à un plancher sans précédent depuis quinze ans…

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