Accueil > Les pendules à l'heure > Le budget « offensif » de Sébastien Lecornu : mais où sont les vraies économies et la baisse des dépenses publiques ?
Sébastien Lecornu a dévoilé jeudi soir, dans un entretien au Figaro, les grandes lignes de son projet de budget pour 2027 : un effort « d’environ 54 milliards d’euros, dans la stabilité fiscale ». Le chiffre impressionne : 1,8 point de PIB, dix milliards de plus que le plan de François Bayrou, qui lui avait coûté sa place.
Les 54 milliards ne sont pas la différence entre les dépenses de 2026 et celles de 2027. C’est l’écart entre la cible de déficit, 5 % du PIB, et un « tendanciel » que Matignon situe à 6,5 %, soit le niveau qu’atteindrait le déficit si le budget ne comportait aucune mesure d’économies. Or le déficit réel, lui, doit passer de 5,4 % en 2026 à 5 % en 2027. Quatre dixièmes de point : une douzaine de milliards d’euros.
Les 54 milliards réduisent donc la dépense publique, mais de 12 à 15 Md€ constants, pas de 54 Md€. Pour l’essentiel il s’agit d’un effort de stabilisation plus que de réduction massive. Le Premier ministre ne dit d’ailleurs pas autre chose, puisque ces économies serviront selon lui à « refroidir considérablement le moteur des dépenses qui augmentent inexorablement chaque année ». Refroidir, pas arrêter. En 2027, la France ne dépensera donc pas beaucoup moins qu’en 2026. Et ce budget est loin d’être voté !
Plus la trajectoire spontanée retenue est élevée, plus l’effort paraît héroïque à résultat identique. En quoi consiste cet effort ? Moins de 6 milliards seront demandés aux retraités, dont les modalités — désindexation des pensions, suppression d’un abattement — sont renvoyées au Parlement. Environ 2 milliards sur les arrêts maladie. Une réforme des ruptures conventionnelles. Une « compression » des enveloppes ministérielles. Un délai de carence pour certaines allocations versées aux étrangers. Une dizaine de milliards identifiés sur 54. Le reste viendra, dit-on, le 1er octobre, en conseil des ministres.
Rappelons qu’en 2025, selon l’Insee, les dépenses publiques ont atteint 57,3 % du PIB, l’ensemble des recettes 52,1 %, et le taux de prélèvements obligatoires 43,6 % (voire plus selon les chiffres de l’Union européenne). Aucun pays de l’OCDE ne dépense davantage : la France se situe plus de sept points au-dessus de la moyenne de la zone euro. Dans une Note qui énumère huit réformes urgentes à faire, l’IREF a chiffré à 210 milliards d’euros par an les économies immédiatement réalisables, poste par poste, sans toucher au régalien. À côté, un budget « offensif » qui laisse la dépense progresser et le déficit à 5 % ressemble surtout à un exercice de freinage.
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8 réponses
Pourquoi dites vous:
« le déficit réel, lui, doit passer de 5,4 % en 2026 à 5 % en 2027 ».
Vous vous faites complice de l’arnaque d’état, car le déficit tourne plutôt autour des 50%. Vous faites, bien sur, référence au PIB, ce qui est justement destiné a tromper les français. C8ela fonctionne à merveille, vous venez d’en donner la preuve!
Il est de plus en plus sùr qu’aucune réforme sérieuse ne viendra sans une révolution violente. Les replâtrages divers proposés ici et là ne sont que des « cache misère » comme disaient les anciens. Lecornu, à défaut d’efficacité, a au moins le mérite de maintenir une stabilité fragile qui nous permettra peut-être d’arriver aux présidentielles sans guerre civile larvée.
Quand aura t on vraiment des gens capables ? Aucune vraie economie sur le train de vie dispendieux de l’état (suppression de tous les avantages à vie des anciens ministres élus etc entre autre) ensuite arrêter de distribuer l’argent aux pays étrangers et de faire des appels d’air aux migrants : suppression de toute aide financière aux ONG, aux assoss et aux migrants … ils ne viendront plus. Il y a de vraies économies à faire au lieu de taxer toujours plus et surtout toujours les mêmes qui payent de plus en plus et ont non seulement une baisse de leur pouvoir d’achat mais egalement des services public de qualité de plus en plus médiocre (hôpitaux classement PISA etc etc) il y a une nouvelle taxe qui vient de sortir mais dont personne ne parle : les propriétaires de biens locatifs vont être assujettis à une déclaration à l’URSSAF pour renflouer … la sécurité sociale … elle n’est pas belle la vie avec les macronistes ?
A titre d’information, les unités de recherche de l’INSU-CNRS ont vu leurs crédits d’investissement alloués en début d’année, supprimés ce mois-ci. Alors qu’il subsiste des milliers d’agences inutiles (CESE, ADEME…) on tape sur ceux qui ne sont pas dirigés par les copains. La recherche française étant déjà en mauvaise posture, ça ne va pas arranger les choses. Ca ne va pas arranger non plus toutes les entreprises qui travaillent avec l’INSU.
Ils sont en train de se refaire, sur le dos des Français : le carburant augmente, donc…le montant engrangé par les taxes aussi.
Vous comprenez pourquoi ils ne veulent pas les baisser ?
Lorsque le gouvernement décide de moins rembourser certains soins ou médicaments, il parle d’économies ; mais pour les assurés sociaux, ce sont des dépenses en plus. Lorsque le gouvernement décide de désindexer tout ou partie des pensions, il parle d’économies ; mais pour les retraités, ce sont des baisses de pouvoir d’achat dans un contexte de ressurgence de l’inflation. Lorsque le gouvernement prétend qu’il ne va pas augmenter les impôts, les retraités qui vont voir la limitation voire la suppression de l’abattement de 10%, subissent bien des augmentations d’impôts.
Ce projet de budget manque totalement d’ambition car il ne traite pas des problèmes de fonds, à savoir le trop grand nombre d’agents du public et de strates administratives, de comités, agences et commissions diverses dont l’utilité n’est pas démontrée, d’aides diverses et variées qui n’ont plus de raison d’être dans un tel contexte de déficit budgétaire.
Nous ne pouvons qu’être atterrés par autant de médiocrité et de mensonges . Ainsi que vous le soulignez clairement l’effort réel ne portera que sur 12 millions soit , globalement ll est vrai , une économie de moins de 350 mille euros par ministre. Juste ce qu’il faut pour avoir honte de sa couardise .
Monsieur le Premier Ministre vous n’êtes pas taillé pour aller plus loin. Et pendant ce temps nus allons devoir déguster jusqu’à la lie les affres et conséquences de cette incurie . Merci Macroléon I°.
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8 réponses
Pourquoi dites vous:
« le déficit réel, lui, doit passer de 5,4 % en 2026 à 5 % en 2027 ».
Vous vous faites complice de l’arnaque d’état, car le déficit tourne plutôt autour des 50%. Vous faites, bien sur, référence au PIB, ce qui est justement destiné a tromper les français. C8ela fonctionne à merveille, vous venez d’en donner la preuve!
Il est de plus en plus sùr qu’aucune réforme sérieuse ne viendra sans une révolution violente. Les replâtrages divers proposés ici et là ne sont que des « cache misère » comme disaient les anciens. Lecornu, à défaut d’efficacité, a au moins le mérite de maintenir une stabilité fragile qui nous permettra peut-être d’arriver aux présidentielles sans guerre civile larvée.
Quand aura t on vraiment des gens capables ? Aucune vraie economie sur le train de vie dispendieux de l’état (suppression de tous les avantages à vie des anciens ministres élus etc entre autre) ensuite arrêter de distribuer l’argent aux pays étrangers et de faire des appels d’air aux migrants : suppression de toute aide financière aux ONG, aux assoss et aux migrants … ils ne viendront plus. Il y a de vraies économies à faire au lieu de taxer toujours plus et surtout toujours les mêmes qui payent de plus en plus et ont non seulement une baisse de leur pouvoir d’achat mais egalement des services public de qualité de plus en plus médiocre (hôpitaux classement PISA etc etc) il y a une nouvelle taxe qui vient de sortir mais dont personne ne parle : les propriétaires de biens locatifs vont être assujettis à une déclaration à l’URSSAF pour renflouer … la sécurité sociale … elle n’est pas belle la vie avec les macronistes ?
Certains parlent de tronçonneuse alors que avons à faire à une égoine.
A titre d’information, les unités de recherche de l’INSU-CNRS ont vu leurs crédits d’investissement alloués en début d’année, supprimés ce mois-ci. Alors qu’il subsiste des milliers d’agences inutiles (CESE, ADEME…) on tape sur ceux qui ne sont pas dirigés par les copains. La recherche française étant déjà en mauvaise posture, ça ne va pas arranger les choses. Ca ne va pas arranger non plus toutes les entreprises qui travaillent avec l’INSU.
Ils sont en train de se refaire, sur le dos des Français : le carburant augmente, donc…le montant engrangé par les taxes aussi.
Vous comprenez pourquoi ils ne veulent pas les baisser ?
Lorsque le gouvernement décide de moins rembourser certains soins ou médicaments, il parle d’économies ; mais pour les assurés sociaux, ce sont des dépenses en plus. Lorsque le gouvernement décide de désindexer tout ou partie des pensions, il parle d’économies ; mais pour les retraités, ce sont des baisses de pouvoir d’achat dans un contexte de ressurgence de l’inflation. Lorsque le gouvernement prétend qu’il ne va pas augmenter les impôts, les retraités qui vont voir la limitation voire la suppression de l’abattement de 10%, subissent bien des augmentations d’impôts.
Ce projet de budget manque totalement d’ambition car il ne traite pas des problèmes de fonds, à savoir le trop grand nombre d’agents du public et de strates administratives, de comités, agences et commissions diverses dont l’utilité n’est pas démontrée, d’aides diverses et variées qui n’ont plus de raison d’être dans un tel contexte de déficit budgétaire.
Nous ne pouvons qu’être atterrés par autant de médiocrité et de mensonges . Ainsi que vous le soulignez clairement l’effort réel ne portera que sur 12 millions soit , globalement ll est vrai , une économie de moins de 350 mille euros par ministre. Juste ce qu’il faut pour avoir honte de sa couardise .
Monsieur le Premier Ministre vous n’êtes pas taillé pour aller plus loin. Et pendant ce temps nus allons devoir déguster jusqu’à la lie les affres et conséquences de cette incurie . Merci Macroléon I°.