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vendredi 9 octobre 2026

Le budget « offensif » de Sébastien Lecornu : mais où sont les vraies économies et la baisse des dépenses publiques ?

Temps de lecture : 2 minutes

Sébastien Lecornu a dévoilé jeudi soir, dans un entretien au Figaro, les grandes lignes de son projet de budget pour 2027 : un effort « d’environ 54 milliards d’euros, dans la stabilité fiscale ». Le chiffre impressionne : 1,8 point de PIB, dix milliards de plus que le plan de François Bayrou, qui lui avait coûté sa place.

Les 54 milliards ne sont pas la différence entre les dépenses de 2026 et celles de 2027. C’est l’écart entre la cible de déficit, 5 % du PIB, et un « tendanciel » que Matignon situe à 6,5 %, soit le niveau qu’atteindrait le déficit si le budget ne comportait aucune mesure d’économies. Or le déficit réel, lui, doit passer de 5,4 % en 2026 à 5 % en 2027. Quatre dixièmes de point : une douzaine de milliards d’euros.

Les 54 milliards réduisent donc la dépense publique, mais de 12 à 15 Md€ constants, pas de 54 Md€. Pour l’essentiel il s’agit d’un effort de stabilisation plus que de réduction massive. Le Premier ministre ne dit d’ailleurs pas autre chose, puisque ces économies serviront selon lui à « refroidir considérablement le moteur des dépenses qui augmentent inexorablement chaque année ». Refroidir, pas arrêter. En 2027, la France ne dépensera donc pas beaucoup moins qu’en 2026. Et ce budget est loin d’être voté !

Plus la trajectoire spontanée retenue est élevée, plus l’effort paraît héroïque à résultat identique. En quoi consiste cet effort ? Moins de 6 milliards seront demandés aux retraités, dont les modalités — désindexation des pensions, suppression d’un abattement — sont renvoyées au Parlement. Environ 2 milliards sur les arrêts maladie. Une réforme des ruptures conventionnelles. Une « compression » des enveloppes ministérielles. Un délai de carence pour certaines allocations versées aux étrangers. Une dizaine de milliards identifiés sur 54. Le reste viendra, dit-on, le 1er octobre, en conseil des ministres.

Rappelons qu’en 2025, selon l’Insee, les dépenses publiques ont atteint 57,3 % du PIB, l’ensemble des recettes 52,1 %, et le taux de prélèvements obligatoires 43,6 % (voire plus selon les chiffres de l’Union européenne). Aucun pays de l’OCDE ne dépense davantage : la France se situe plus de sept points au-dessus de la moyenne de la zone euro. Dans une Note qui énumère huit réformes urgentes à faire, l’IREF a chiffré à 210 milliards d’euros par an les économies immédiatement réalisables, poste par poste, sans toucher au régalien. À côté, un budget « offensif » qui laisse la dépense progresser et le déficit à 5 % ressemble surtout à un exercice de freinage.

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31 réponses

  1. Pourquoi dites vous:
    « le déficit réel, lui, doit passer de 5,4 % en 2026 à 5 % en 2027 ».
    Vous vous faites complice de l’arnaque d’état, car le déficit tourne plutôt autour des 50%. Vous faites, bien sur, référence au PIB, ce qui est justement destiné a tromper les français. C8ela fonctionne à merveille, vous venez d’en donner la preuve!

    1. Exact le déficit nous est caché grâce à l’astuce du PIB, une pure manipulation pour ne pas donner le chiffre exact du déficit qui était de 45% des recettes en 2025. Que l’IREF soit dupe est effectivement assez étonnant!

  2. Il est de plus en plus sùr qu’aucune réforme sérieuse ne viendra sans une révolution violente. Les replâtrages divers proposés ici et là ne sont que des « cache misère » comme disaient les anciens. Lecornu, à défaut d’efficacité, a au moins le mérite de maintenir une stabilité fragile qui nous permettra peut-être d’arriver aux présidentielles sans guerre civile larvée.

  3. Quand aura t on vraiment des gens capables ? Aucune vraie economie sur le train de vie dispendieux de l’état (suppression de tous les avantages à vie des anciens ministres élus etc entre autre) ensuite arrêter de distribuer l’argent aux pays étrangers et de faire des appels d’air aux migrants : suppression de toute aide financière aux ONG, aux assoss et aux migrants … ils ne viendront plus. Il y a de vraies économies à faire au lieu de taxer toujours plus et surtout toujours les mêmes qui payent de plus en plus et ont non seulement une baisse de leur pouvoir d’achat mais egalement des services public de qualité de plus en plus médiocre (hôpitaux classement PISA etc etc) il y a une nouvelle taxe qui vient de sortir mais dont personne ne parle : les propriétaires de biens locatifs vont être assujettis à une déclaration à l’URSSAF pour renflouer … la sécurité sociale … elle n’est pas belle la vie avec les macronistes ?

  4. A titre d’information, les unités de recherche de l’INSU-CNRS ont vu leurs crédits d’investissement alloués en début d’année, supprimés ce mois-ci. Alors qu’il subsiste des milliers d’agences inutiles (CESE, ADEME…) on tape sur ceux qui ne sont pas dirigés par les copains. La recherche française étant déjà en mauvaise posture, ça ne va pas arranger les choses. Ca ne va pas arranger non plus toutes les entreprises qui travaillent avec l’INSU.

  5. Ils sont en train de se refaire, sur le dos des Français : le carburant augmente, donc…le montant engrangé par les taxes aussi.
    Vous comprenez pourquoi ils ne veulent pas les baisser ?

  6. Lorsque le gouvernement décide de moins rembourser certains soins ou médicaments, il parle d’économies ; mais pour les assurés sociaux, ce sont des dépenses en plus. Lorsque le gouvernement décide de désindexer tout ou partie des pensions, il parle d’économies ; mais pour les retraités, ce sont des baisses de pouvoir d’achat dans un contexte de ressurgence de l’inflation. Lorsque le gouvernement prétend qu’il ne va pas augmenter les impôts, les retraités qui vont voir la limitation voire la suppression de l’abattement de 10%, subissent bien des augmentations d’impôts.
    Ce projet de budget manque totalement d’ambition car il ne traite pas des problèmes de fonds, à savoir le trop grand nombre d’agents du public et de strates administratives, de comités, agences et commissions diverses dont l’utilité n’est pas démontrée, d’aides diverses et variées qui n’ont plus de raison d’être dans un tel contexte de déficit budgétaire.

  7. Nous ne pouvons qu’être atterrés par autant de médiocrité et de mensonges . Ainsi que vous le soulignez clairement l’effort réel ne portera que sur 12 millions soit , globalement ll est vrai , une économie de moins de 350 mille euros par ministre. Juste ce qu’il faut pour avoir honte de sa couardise .
    Monsieur le Premier Ministre vous n’êtes pas taillé pour aller plus loin. Et pendant ce temps nus allons devoir déguster jusqu’à la lie les affres et conséquences de cette incurie . Merci Macroléon I°.

  8. Pardonnez mon erreur de chiffres , c’est juste le choc de la médiocrité. Je disais donc un effort de 12 milliards soit moins de 350 millions par ministère.

  9. Faire des économies? Vous n’y pensez pas! Il faut bien payer des Anne Hidalgo à de rien foutre et voyager dans le monde entier!

  10. Plus la France et les Français s’appauvrissent, plus nos politiciens s’enrichissent.
    N’est-ce pas Sarkozy qui avait dit lors de son élection présidentielle, qu’il avait 5 ans pour s’enrichir ?

  11. Si l’on veut récupérer quelques milliards sur les retraites: aligner la public sur le privé montant de référence calculé sur les 25 meilleures années et non pas les 6 derniers mois et aussi que les cotisations sur les salaires qui font qu’il existe « une subvention d’équilibre », l’État met chaque année près de 41 milliards d’euros pour compenser la démographie de ses régimes,

  12. Si on doit s’en prendre aux retraités, c’est à ceux qui n’ont pas élevé d’enfants et qui ont donc économisé ce que cela coûte, et qui, de plus, sont responsables de la chute du système.

  13. Un exemple :
    La formation professionnelle en FRANCE coûte plus de DEUX MILLIARDS d’euros à travers France Compétences dont le rôle est d’abreuver les centres de formations et les formateurs eux-mêmes en documents adminsitratifs à compléter et à rendre dans les temps.
    La formation professionnelle en SUISSE coûte ZERO francs à travers une simple défiscalisation.
    La France est gérée comme une barraque à frites.
    MAIS JE PEUX ME TROMPER

    1. Si les baraques à Frites étaient gérées comme la France, il y a longtemps qu’il n’y en aurait plus…elles seriaent toutes en faillite..

  14. Il y a de quoi etre degouté de cette politique de macron qui n’a fait que de s’en prendre aux retraités , aux travailleurs durant ses 2 quinquenats. quel menteur,
    quel hypocrite . il n’a fait que gouverner comme un dictateur. Ou sont les economies de l’etat ? rien le nombre de fonctionnaires n’a cessé de coitre, leur salaire idem, les pensions de retraite idem . Les etrangers nous envahissent , en plus ils beneficient de plein d’avantages: Les assurances ont augmenté a cause d’eux.
    Les mutuelles complementaires nous ecrasent sous les augmentations pour financer les depenses qui leur sont gatuites. Les villes et villages sont submergées d’etrangers il faut construire 30% de batiments pour eux avec notre argent. Stop a tout ça que l’etat fasse des economies et nous laisse tranquille

  15. je crois que le déficit primaire du budget est au alentour de 150 Milliards €, et ce depuis des années. Donc on pourra commencer a se faire des louanges quand enfin nous sortirons un budget à l’équilibre c’est à dire à 0% de déficit, ce qui permettra de résorber un peu la dette… Tant que ce n’est pas le cas, et vu que ce n’est pas prêt d’arriver, tous les donneurs de leçons qui ont gouvernés la France depuis 50 ans, devrait se faire très petit, humble et surtout silencieux

  16. Il appelle ça « offensif » Lecornu alors nous ne devons pas avoir le même dictionnaire. Ce petit monsieur avec sa suffisance n’est visiblement pas un gestionnaire car plutôt que de restreindre le budget de l’Etat, il préfère mettre les retraités au pain sec !
    Combien coûte la retraite des fonctionnaires ? C’est l’Etat, donc nous, qui payons la retraite de ces messieurs-dames et quand je vois entre autres, la rémunération des fonctionnaires de l’Assemblée Nationale, mon système pileux se hérisse. Macron n’a tenu aucun engagement quant à la réduction du nombre de ces bras cassés et je suis favorable à la proposition de B. Retailleau. Il paraît que les retraites du privé coûtent cher, s’est on inquiété de la prise en charge des retraites d’Edf par le régime général ? En France l’inégalité est flagrante entre les régimes spéciaux et le régime général mais jusqu’ici aucun président ni premier ministre ne s’en est préoccupé en faisant mine de ne rien savoir car il faudrait avoir beaucoup de courage pour tenir tête aux puissants syndicats des bénéficiaires (qui constituent le gros du mouvement syndical) et je ne vois guère parmi les prétendants celui ou celle qui osera prendre ce problème à bras le corps…

    1. Je considère qu’un retraité en vaut un autre, donc je suis pour un montant de retraite égal à durée de cotisation égale, quelque soit son métier antérieur, ou ses revenus antérieurs…que celui qui a eu un beau métier, bien rémunérer, et bien, il n’avait qu’à en mettre de coté et être prévoyant, si il ne voulait pas voir son niveau de revenu baissé à la retraite. Après tout, tout le monde cotise à l’assurance maladie en fonction de ses revenus, et tout le monde est remboursé pareil en fonction de sa pathologie, pourquoi devrait il en être différemment à la retraite. Au nom de quoi un ministre retraité, devrait il avoir une meilleur pension qu’un agriculteur retraité? Les deux ont cotisé, et on eu une vie active, mais une fois à la retraite rien ne justifie plus d’importance de l’un par rapport à l’autre.

  17. Économie ? Baisse ? Exclusivement pour les autres ! Ils continuent de se gaver sur notre dos en rigolant et nous….. on est placides, inertes, apathiques, le nez dans le guidon à se demander ce qu’ils vont encore trouver pour nous ponctionner encore plus. Nos ancêtres doivent se retourner dans leurs tombes devant tant de mollassons !

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