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dimanche 18 janvier 2026

François Bayrou : diagnostic lucide, remèdes (largement) insuffisants

Temps de lecture : 2 minutes

Bayrou TF1 2025

Le 27 août 2025, François Bayrou a été l’invité de Gilles Bouleau sur TF1 pour parler du « vote de confiance » prévu le 8 septembre. Ce dernier consiste, pour le Premier ministre, à engager la responsabilité du gouvernement sur sa déclaration de politique générale, en vertu de l’article 49 de la Constitution. En l’occurrence, celle de François Bayrou concerne les orientations budgétaires pour 2026 afin de réduire la dette publique.

M. Bayrou, qui n’a probablement plus grand-chose à perdre, a dressé un constat lucide de la situation du pays : le poids de la dette est devenu insoutenable et les gouvernements qui se sont succédé ont été irresponsables vis-à-vis des jeunes générations. Pour le Premier ministre, cette période finira dans les livres d’histoire. Il affirme : « le pays est écrasé sous la dette », ce qui lui enlève « chaque année une part essentielle de ce qu’il produit et de ce qu’il vit ». Avant de fermer son cercueil politique, il relève ce qu’aucun politique n’osera jamais dire : les premières victimes de ce chaos sont les plus jeunes des Français, à qui on a réussi à faire croire qu’il fallait encore augmenter la dette, « tout ça pour le confort de certains partis politiques et pour le confort des boomers, comme on dit, qui considèrent que tout va très bien ». Visiblement en panique, le journaliste Gilles Bouleau n’a eu d’autre choix que de lui couper la parole et de clore poliment la discussion.

Ce discours est certainement le plus libéral prononcé par M. Bayrou au cours de sa carrière politique. Il est vrai que la lucidité est la première vertu d’une nation. On peut toutefois difficilement dire que sa déclaration de politique générale reflète une réelle volonté de s’en sortir ou qu’elle soit à la hauteur de la gravité et de l’urgence de la situation : le projet de loi de finances (PLF) de 2026 ne vise pas à réduire les dépenses publiques, mais à ralentir leur augmentation, sans la moindre baisse des prélèvements obligatoires.

M. Bayrou a eu tant d’occasions d’agir dans le passé. Qu’a-t-il fait ?

Illustration de couverture, François Bayrou, capture d’écran TF1 Info sur YouTube

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11 réponses

  1. M Bayrou n’a pas plus de courage que les autres. Pour que les jeunes puissent un jour bénéficier d’une retraite vu l’évolution démographique (dont ils sont responsables !) Il faut passer à la capitalisation. Le reste est littérature…..

  2. Bouleau voudrait gagner plus;je gagne moins qu’un gardien de but déclare t-il! 15000 euros brut/mois. Cet individu est une relique de journaleux.

  3. M Bayrou peut maintenant être honnête dans son constat affligent de l »état du pays. Il a bien conscience de sauter lors du vote de confiance mais il s’en fout complètement, il n’est venu que pour couronner son statut de politique en devenant enfin premier ministre. En tenant six mois, il a gagné sa retraite de premier ministre en sus de celles qu’il avait déjà accumulé. Il n’y a rien d’autre à voir malheureusement ….

  4. Bonjour,
    Tous nos dirigeants sont incompétents et n’ont jamais su gérer le Pays en bon Père de famille.
    M. BAYROU bat tous les records. Son plan est complètement débile. Il suffit de baisser les dépenses publiques.
    En ma qualité de spécialiste en gestion, j’affirme qu’il est très facile d’économiser 200 milliards tout de suite sans toucher aux mesures qu’il préconise.
    Il faut d’urgence éjecter tous nos dirigeants et nommer des gestionnaires compétents et sérieux.

  5. Le dos au mur, on avoue l’inavouable.
    Sa responsabilité est écrasante: c’est à cause de lui que l’on à Macron! Les remèdes exigent en premier lieu un licenciement de toute la classe politique seule responsable du désastre.
    Quant aux « boomers », ils bossaient 42h et demi par semaine, avaient 4 semaines de congé par an et ont du subir les conneries d’un manipulateur nommé Mitterand, collabo notoire, ce qui n’empêche des rues des avenues et des bâtiments de porter son nom. Accusez la gauche plutôt que les boomers qui se sont fait rouler et l’ont subie.

  6. Nous sommes tous responsables de la dette ? quelle bonne excuse toute trouvée, taper encore sur la classe moyenne et vous Monsieur et les autres membres du gouvernement vous réduisez vos indemnités colossales ?

  7. « ’il fallait encore augmenter la dette, « tout ça pour le confort de certains partis politiques et pour le confort des boomers, comme on dit, qui considèrent que tout va très bien ». »
    Je veux bien entendre « le confort de TOUS les partis politiques », mais prétendre sans les avoir interrogés que TOUS LES BOOMERS sont favorables et ont profité de la dette, et considèrent que tout va bien alors là il faut me donner vos sources!!!!
    Personnellement, quand j’ai touché ma première feuille de paie (en 1973), j’ai vite compris qu’il y avait déjà un problème en France, confirmé quelques années plus tard quand je suis passé de salarié à indépendant. Et Monsieur BAYROU, tout comme ses nombreux prédécesseurs depuis Mitterrand, n’a rien fait pour redresser la barre, même s’il a timidement manifesté ses craintes de dérive du système.
    Quand au moins 50% des foyers fiscaux ne paient pas d’impôts sur le revenu et que plus encore de français vivent des aides sociales et des subventions, faire porter une partie de la responsabilité sur les boomers ( pour éviter de nommer les « retraités »), me semble méconnaître que les retraités d’aujourd’hui n’ont jamais eu le choix de système de retraite par répartition que le monde entier nous envie mais n’applique pas!!!!!!!!!!!!!

  8. Comme l’ancien Maire de Lyon il va quitter le navire qui l’a nourri sa vie durant .
    Il s’est désigné comme coresponsable de notre faillite depuis 45 ans.

  9. Il sait que le constat est partagé , il faudrait être aveugle pour ne pas le voir ce trou béant dans lequel nous avons été plongés par des incapables.
    Il sait que ses remèdes sont insuffisants mais n’a pas le courage de prendre les bon moyens . Oubliant les propos de Sénèque , il n’ose pas .
    Alors autant reporter l’échec sur le dos des français . Vous n’avez pas voulu me faire confiance alors je suis parti la tête haute !

  10. Et si l’on parlait de la dette publique? Une part très important dans le budget de la nation (plus importante que le budget de l’Éducation Nationale) ?
    Avant notre Président Pompidou, la Banque de France prêtait à l’État SANS intérêt !
    Mais Pompom s’est marié avec une Rothschild, et il fut décidé- quel hasard- qu’il fallait dorénavant emprunter aux banques…
    Et ce fut la descente aux enfers. Pour la France, pas pour les banques…

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