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vendredi 6 février 2026

Le climat demande plus d’impôts et de réglementations

Temps de lecture : 2 minutes

L’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) est un think tank militant en faveur de « politiques publiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique », largement subventionné par l’État et ses appendices (Caisse des dépôts, Agence française de développement, SNCF, ADEME, etc.). Tout ce qui est étatiste et liberticide a ses faveurs, comme la création d’un service public de l’adaptation au changement climatique.

Ces derniers jours, l’I4CE s’est ému, avec son panorama des financements climats, que pour la première fois « depuis 10 ans, hors crise sanitaire, le montant des investissements “climat” réalisés par les entreprises, les ménages, les collectivités et l’État » ait reculé, en France, de 5% (entre 2023 et 2024). Le think tank s’attend à une stagnation en 2025, à 103 milliards d’euros (Md€) tout de même. Une paille !

Pour Benoît Leguet, le directeur général de l’I4CE, cela est inquiétant car, à ce rythme, la France n’arrivera pas à financer sa neutralité carbone prévue pour 2050. Il a calculé qu’à l’horizon 2030, « les investissements climat doivent progresser de 87 Md€ par rapport au niveau de 2024 », dont 52 Md€ de dépenses publiques.

L’esquisse de budget pour 2026 présenté récemment par le Premier ministre ne doit pas rassurer M. Leguet. La tendance est, en effet, plutôt au ralentissement de la progression des dépenses.

Mais n’oublions que l’I4CE est un think tank. Il a donc des idées. Et il a trouvé la solution pour que l’État ne dépense que 18 Md€ sur les 52 supplémentaires censés être nécessaires « pour répondre au déficit d’investissement climat », soit une économie de 65%.

Comment y parvenir ? En agissant sur la fiscalité et la réglementation, pardi ! Certaines dispositions fiscales et autres crédits d’impôts peuvent ainsi être supprimés, les aides peuvent être réservées aux plus modestes, le volume des certificats d’économie d’énergie (CEE) peut augmenter en relevant les niveaux d’exigence exigés des entreprises, les taxes sur le gaz peuvent être alignées sur celles de l’électricité, les obligations pesant sur les entreprises en matière de flotte automobile électrique peuvent être alourdies, etc.

Il s’agit tout simplement de reporter les dépenses de l’État et des collectivités locales vers les ménages et les entreprises. Un tour de passe-passe digne de François Bayrou qui pourrait faire rire si ce n’était aussi affligeant. Car, quel que soit le bout par lequel le problème est pris, il aboutit toujours à ponctionner les Français.

La solution n’est pas dans l’accroissement des dépenses publiques, ni dans l’alourdissement de la fiscalité et de la réglementation, elle est dans l’abandon d’objectifs climatiques déraisonnables et dans la liberté laissée aux Français de s’adapter à leur rythme, comme ils le font déjà en matière d’efficacité énergétique des logements, aux changements en cours et à venir.

Et si l’on veut vraiment dépenser moins d’énergie, supprimons l’I4CE qui nous coûte tout de même 5 millions d’euros par an.

Illustration de couverture © Freep!k

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9 réponses

  1. On a créé I4CE pour nous informer que les arbres absorbent le carbone,avec une directrice de programme s’il vous plait.

  2. Stop à l’escrologie. Les bobos gauchos idéologues dans leur salon climatisé et les politiciens et leurs militants qui n’y connaissent rien, dehors. Les changements climatiques existent depuis des milliards d’années avant l’apparition de l’humanité sur terre. Les bons sentiments et la bonne conscience font l’effet inverse. Les éoliennes et les panneaux solaires ne sont pas écologiques tout comme les voitures électriques. Pas besoin d’avoir fait de grandes écoles pour le comprendre. Nucléaire et hydraulique sont les seuls moyens de fournir une énergie propre et stable. L’état ne devrait se concentrer que sur le régalien ce qui est sa fonction première. L’étatisme supprime les libertés et étouffe les nations, il est mortifère.

  3. L’I4CE, encore un machin à 5 millions d’euros qui sert strictement à rien. Le prochain Président devra se munir d’une tronçonneuse pour couper toutes les branches parasites qui détruisent notre pays.

  4. Il est intéressant de noter qu’en 2025, l’Arctique a plus de glaces qu’elle n’en avait en…1981 et que l’Antarctique a vu son volume augmenter de plus de 10%.
    Moi, je ne crains pas trop un réchauffement climatique mais plutôt un refroidissement climatique auquel cas, les soi-disant effets de serre du CO2 (indéniables mais riquiqui), seront les bienvenus.
    Et nous pourrons alors enfin mettre à la poubelle toutes les éoliennes, toutes les usines fonctionnant au gaz et toutes les taxes climatiques qui représentent tout de même 2 ou 3000 € par an et par Français !

  5. Il serait intéressant de connaître le salaire de ce Monsieur Benoît Leguet, directeur général de l’I4CE et de ses collaborateurs. Savoir ce que coûte cet organisme aux contribuables Français et son utilité (si tant est qu’il serve à quelque chose) !

  6. Avant même l’abandon d’objectifs déraisonnables c’est l’abandon de « solutions » déraisonnables qu’il faut décider rapidement.

    Entre les subventions aux ENR et aux rénovations énergétiques, les aides au bio comme la promotion tous azimuts des transports publics il y a de quoi faire !

  7. Si l’on veut dépenser moins d’énergie, commençons par les favoriser pour le Français moyen : pourquoi voulez-vous qu’il fasse des économies sur ses consommations alors que chaque modification de tarif consiste à augmenter plus les abonnements que le prix du kWh. J’ai divisé ma consommation électrique par 4, mais ma facture n’a été divisée que par 2 alors que mon investissement est assez lourd (17 000 € en panneaux photovoltaïques). La rentabilité ne peut pas être en dessous de 15 ans, voire plus car les conditions de calculs évoluent tous les ans et jamais dans le bon sens. Supprimez toutes ces agences (ADEM, ma prime renov…), simplifier les règles d’attributions (suivant la puissance crête, le lieu, la date du CONSUEL, DPE…), baissez la TVA sur tous les isolants, baissez les abonnements EDF et gaz quitte à augmenter les prix du kWh mais pour tout le monde. Il n’est pas normal que des personnes ayant un appartement de fonction ne payent pas leur électricité ou gaz, que les agents gaziers/électriciens ne payent pratiquement rien de leur consommation. Ils devraient payer le tarif normal au-delà de la consommation moyenne des ménages pour leur laisser un avantage « durement acquis ». Là je pense que l’on devrait réaliser des économies sans coûter trop cher à l’état et au contribuable.

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