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mercredi 27 mai 2026

Le dilemme de la guerre et de la paix

Temps de lecture : 2 minutes

Les conflits entre nations ne disparaîtront jamais. Malheureusement, la guerre et les conflits sont souvent inévitables. Se battre fait partie de la nature humaine, même si l’humanité aspire à la paix. La solution à ce dilemme était déjà connue des anciens Romains : si l’on veut la paix, il faut se préparer à la guerre. La diplomatie ne peut remplacer une défense efficace.

Dans un esprit utopique, on a jadis cru que des organisations telles que les Nations Unies pouvaient prévenir la guerre, en agissant comme une sorte de « gouvernement mondial ». En réalité, l’ONU ne peut guère offrir plus qu’une tribune de dialogue et un lieu d’accords internationaux. Mais il existe encore des partisans d’une forme de gouvernement mondial. C’est une illusion, qui se transformerait probablement en un monstre oppressif et centralisé, sans alternatives ni concurrence. Nous devons donc considérer la guerre et les conflits comme des réalités permanentes.

Le fantasme d’une paix permanente

Après l’effondrement de l’Union soviétique, certains penseurs croyaient que le monde était « mûr pour la démocratie ». L’histoire a révélé le contraire. Plusieurs idées fausses majeures ont persisté. La démocratie occidentale n’est pas un système de gouvernement accepté par toutes les cultures ; elle exige une adaptation aux réalités locales. On croyait également que les démocraties ne déclenchent pas de guerres. Ce discours est rassurant et, en théorie, souvent valable, mais pas universellement. Plus dangereusement encore, en Europe, cette croyance a conduit les démocraties, par opportunisme et par une certaine arrogance, à négliger la défense militaire tout en se transformant en monstres bureaucratiques. Développer des capacités de défense crédibles dans un contexte d’endettement public excessif exige un sens politique aigu, une qualité qui fait cruellement défaut.

Il semble désormais qu’un cessez-le-feu, ou une « paix », puisse être instauré en Ukraine. Un tel cessez-le-feu ne résoudrait pas le problème de fond. Si les Européens, par un étrange mélange d’arrogance et de complexe d’infériorité, aiment critiquer l’administration Trump, il faut reconnaître que Washington déploie des efforts. Que les États-Unis poursuivent également leurs propres intérêts est tout à fait normal. L’incapacité et l’inaction de l’Europe ont fait des États-Unis le seul acteur capable de dialoguer avec la Russie.

Telle est la situation regrettable actuelle. L’Europe doit en tirer les leçons et se ressaisir. La Russie est susceptible de multiplier ses revendications territoriales. La nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine indique clairement que les États-Unis soutiendront leurs alliés, mais seulement si ces derniers déploient eux-mêmes des efforts militaires et de défense adéquats. Ce qui est préoccupant, cependant, c’est que ni la France, ni l’Allemagne, ni le Royaume-Uni ne disposent actuellement d’un gouvernement efficace. Développer des capacités de défense crédibles dans un contexte de dette publique excessive exige du courage et une habileté qui font cruellement défaut. Cette faiblesse alimente également un pacifisme mal compris au sein de la population, laissant les sociétés européennes démunies face à la nécessité de défendre leur liberté.

Lire l’article en anglais sur le site du GIS

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3 réponses

  1. Le pacifisme belant a toujours fait des ravages au sein des opinions publiques occidentales que ce soit en 36_39 ou plus récemment avec le déploiement des pershings à l ouest dans les années 80

  2. Ils ne voulaient pas mourir pour la Tchéquoslovaquie en 1938, de nos jours c’est pour l’Ukraine! Comme l’a dit Churchill: ils ont perdu l’honneur et ils auront la guerre!

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