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samedi 18 avril 2026

« Le jardinage, c’est la lutte des classes ! »

Temps de lecture : 2 minutes

Nous l’avons souvent dit : il faut reconnaitre à la gauche et à la gauche de la gauche une grande inventivité en matière de droits de l’homme. Les « droits à » pullulent : du « droit à la paix » en passant par le célèbre « droit au travail » ou au contraire « à la paresse », du « droit au beau » en passant par le « droit aux congés payés de l’abominable homme des neiges » (pour reprendre l’expression ironique de Friedrich Hayek). Lors de la dernière campagne électorales de 2024, les écologistes nous avaient sorti un « droit à un potager près de chez soi ». Maintenant, c’est un article du média vert-rouge en ligne Reporterre (20 décembre 2025) qui imagine un « droit au jardin » sous un titre qui fera date : « Le jardinage, c’est la lutte des classes ! ».

Une journaliste verte-rouge nous explique que le jardinage est une activité éminemment anticapitaliste et qu’elle croit au « droit au jardin ».

Cette chronique du « potager politique » nous a fait penser à la vidéo de Jacques Attali qui expliquait que la cuisine française devait être « anticapitaliste » (voir notre pendule du 23 janvier 2024). Ici, la journaliste croit devoir nous exposer que les jardins ouvriers ou les jardins partagés se trouvent « en marge du monde consumériste et compétitif que le capitalisme impose dans l’océan de gris qui les entoure ». Il faudrait multiplier ces « lieux de subsistance et de résistance », ce qui serait une « véritable politique sociale ». Ainsi se rapprocheraient les « intellectuels progressistes » (un pléonasme ?) et les « classes populaires ». Et de conclure sur cette belle envolée : « peut-être qu’un jour, à force de jardinage, nous aurons saboté le capitalisme ».

Comme Jacques Attali qui nous parlait (dans sa cuisine flambant neuve ultra-équipée de matériels capitalistes) du repas comme « moment anticapitaliste par excellence », notre journaliste nous parle la larme à l’œil (avec des plants sans doute glanés dans la forêt et avec pour tout outil sûrement un bâton en bois) de son travail de la terre comme acte révolutionnaire…

En notre morne société issue de l’État-providence le plus pesant de l’univers, il faut savourer les moments d’humour, fussent-ils involontaires.

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12 réponses

  1. Ah, les jardins partagés ! J’en connais un en Yvelines dont les membres sont aux prises avec le PNR (Parc Naturel Régional) qui entend surveiller ce que ces braves militants entendent y planter et cultiver….. J’en ai vu naître un autre en Essonne dont les trois-quart des parcelles sont désormais abandonnées et dont une de celles encore cultivées porte un panneau « prière de ne pas vous servir, respectez le travail du jardinier ». C’est beau le jardinage collectif !

  2. N’oublions pas le droit fondateur de la gauche: le droit à l’imbécilité.
    Quant au jardin, ils devraient se méfier car c’est la première étape vers le… capitalisme! (Voir mon affirmation précédente)

  3. Passer du « soulèvement de la terre » à l’agriculture : C’est le « choc de la réalité » qui se prépare… Après un ou deux soirs consacrés à butter les lignes de patates, le révolutionnaire a mal au dos. Ou alors, tous ces fonctionnaires gratte-claviers de l’écologie voudront « avoir droit » à leurs ouvriers agricoles pour agriculter à leur place ?

  4. Encore faut il que gens aient envie de jardiner !
    J’habite une commune rurale de 1100 habitants vivant dans des pavillons avec de grands terrains, nous sommes moins de cinq à cultiver un potager que les oiseaux « qui seraient en voie de disparition » ont facilement repérés.

    1. Bonne question ! Habitant une commune rurale d’un peu plus de 600 habitants, ma santé ne me permettant plus de cultiver un potager. Je dispose d’un vaste terrain , d’une serre EN DUR (chassis coulissants vitrés), de collecteurs d’eaux pluviales de bonne capacité, outils de jardin, etc. etc.
      Cela n’intéresse personne ! Il n’est même pas possible de trouver quelqu’un qui cultiverait un carré, même en payant !!! Un cas social à qui je demandais s’il ne m’aiderait pas à cultiver quelques pieds de tomates et quelques salades à partager l’été m’a répondu « pas la peine, j’achète ! » oups ! Cherchez l’erreur !

  5. C’est toujours facile de pronner l’anti-capitalisme le ventre plein avec un smartphone dans une main et utiliser les réseaux sociaux dont ces deux dernières sont des pures produits de multinationales capitalistes.

    Guy Sorman a récemment sorti cette phrase  » Les français n’aiment pas Le socialisme quand il ne marche pas, contrairement au capitalisme qu’ils aiment même quand il ne marche pas  »

    Ça revient un peu à ce que j’ai écris plus haut. Les anticapitalistes détestent le capitalisme sauf quand il sert à leurs propres intérêts.

  6. Un « droit au jardin » ? Mais, je croyais que les écolos étaient contre la « maison individuelle ». Ils le mettent où, le jardin ?

  7. Laissons à la Gauche cette spécialité qui consiste à passer d’une salade à l’autre en invectivant ceux qui produisent .
    Quant à Attali , c’est comme Minc , ils auraient beaucoup de mal à parler de leur attachement à la terre , regardez leur mains et leurs ongles et vous saurez que l’effort de faire n’est pas leur credo . Ils se complaisent dans des monologues fumeux qui font oublier leur train de vie de gens de Gauche .
    Vive , l’Energie , vive la Créativité , Vive le Travail , Vive le France de nos ancêtres , cette belle terre qui nous nourrit mêmes les crétins .

  8. Le droit au travail est néanmoins un droit constitutionnel.
    Quant à Attali, il est cité dans le livre « On tue les vieux » comme faisant partie d’un groupe qui préconise le suicide à partir de 65 ans parce que les vieux seraient d’après ces gens-là improductifs.
    Mais lui-même ne pense pas en faire partie …

  9. Bizarre…mais notez que ces « droits « existent…

    ce qu’ils veulent c’est que les autres paient pour ce qu’ils veulent;.

  10. Mes beaux-parents, qui ont vécu la Révolution Culturelle en Chine, on aussi vécu ce « droit au jardin » et le retour à la Terre auquel ont été condamnées les « élites bourgeoises » du pays. Bizarrement, ce n’est pas ce qui a fait sortir leur pays du gouffre où l’application imbécile de la doctrine de son dirigeant l’avait plongé…

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