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jeudi 15 janvier 2026

Le Mercosur approuvé par l’UE

Temps de lecture : 2 minutes

Une majorité qualifiée d’Etats européens (55 % des 27 Etats membres représentant au moins 65 % des habitants de l’Union) a approuvé vendredi l’accord de libre-échange avec le Mercosur, malgré l’opposition de la France, qui n’a pas osé affronter la colère des agriculteurs, dont pourtant la majorité, hormis essentiellement dans le secteur de la viande bovine, profiterait de l’ouverture de ce vaste marché (le Mercosur regroupe le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay). Grâce à ce feu vert, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pourrait se rendre dès lundi au Paraguay afin de signer ce traité commercial avec l’Amérique latine. L’Irlande, la Hongrie et la Pologne ont aussi voté contre. Le ralliement de l’Italie, qui s’était opposé au traité mi-décembre mais le soutient désormais, a fait pencher définitivement la balance pour un feu vert européen.

Afin d’apaiser la colère des agriculteurs, dont une centaine de tracteurs ont envahi Paris jeudi matin, Emmanuel Macron a donné instruction à son ambassadeur de voter contre ce traité, une posture sans grand risque vis-à-vis de ce texte d’inspiration libre échange contrôlé, puisque Paris ne disposait pas d’un droit de veto. Le président français a excipé d’un rejet unanime du traité dans la classe politique française, dont il est vrai la proportion de partisans sincères de la liberté de commerce international est dérisoire. Alors que, bien accompagné notamment pour permettre une reconversion de ceux qui ne sont pas armés pour affronter la concurrence internationale, cette liberté assure, de tout temps et partout, une hausse de la prospérité nationale.

La mise en oeuvre de ce traité qui a nécessité vingt-cinq années de laborieuses négociations n’est pas pour autant acquise. En théorie, elle nécessite un autre vote, celui des députés du Parlement européen qui vont devoir ratifier l’accord. Ce qui, pour des raisons complexes de procédure et de recours juridique, pourrait prendre encore quelques mois

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8 réponses

  1. Macron savait que la signature serait actée : sa prise de position n’était qu’une posture, pour ne pas dire un leurre de plus

  2. « …elle nécessite un autre vote, celui des députés du Parlement européen qui vont devoir ratifier l’accord »

    On se demande pourquoi ce n’est pas le vote du parlement européen et lui seul qui ratifierait l’accord ? A quoi servent donc les députés européens ?

  3. Depuis 25 ans on en causait en Europe et visiblement la France n’en a pas évalué les conséquences d’où notre impréparation et les volte face récentes d’un président de la République européiste par principe et quoi qu’il puisse en coûter seraient risibles si elles n’étaient pas dramatiques pour notre peuple.

  4. Le traite du mercosur est devenu l otage des syndicats agricoles pour régler leur petite gueguerre interne d influence
    Le corporatisme est un vraie plaie en France car il balaye toute remise à plat de nos vieilles structures

  5. C »est ballot pour Macron, il avait une chance de se refaire. Il n’avait qu’une chose à dire « si vous signez cette me..e le France quitte l’UE via l’article 50 du traité » c’est tout. Après on se retrouve chez nous avec notre avenir entre nos mains, pas entre une commission qui n’en a que foutre des peuples européens, une commission qui truque les votes quand ça l’arrange, une commission de maquereaux soumise aux lobbyistes, une commission qui ne représente que la mort des nations européennes. IL suffit de voir un de ses représentants pour en avoir une idée, le sieur Lebreton l’interdit de séjour

  6. … la colère des agriculteurs, dont pourtant la majorité, hormis essentiellement dans le secteur de la viande bovine, profiterait de l’ouverture de ce vaste marché?
    Vous êtes sûr de ce que vous avancez car je ne vois pas du tout ce que les agriculteurs européens pourraient exporter vers l’Amérique du sud!

  7. Si Macron avait le moindre courage, puisque les produits du Mercosur auront un droit d’entrée en France, il proposerait aux agriculteurs d’adopter les normes agricoles du Mercosur pour que la concurrence soit équitative. Van der Leyen aurait du mal à s’y opposer. Mais Macron n’est pas Trump, il n’en a que l’arrogance, pour le courage on attendra.

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