Deux chercheurs, Stefan Fölster et Nima Sanandaji, viennent de publier un rapport pour le think tank Institute of Economic Affairs qui contredit magistralement l’idéologie de la gauche sur l’imposition, les politiques sociales et le service public. Les auteurs, dont l’analyse a porté sur 23 pays développés, démontrent que ce sont les Etats à faible fiscalité (avec des prélèvements à moins de 35 % du PIB) qui réussissent le mieux. En tête du classement, le Japon, la Corée du Sud et la Suisse : leurs résultats sont les meilleurs dans les secteurs de la santé, de l’emploi, de l’éducation ; en bas, le Portugal, l’Espagne, la Grèce. La France est mal classée, à la 18e place (voir le tableau plus bas). Cela confirme ce que nous n’arrêtons pas de dire : le marché est plus efficace que l’Etat interventionniste et peut très bien remplir ses missions. Dépenser beaucoup d’argent public n’améliore pas l’état d’un pays. Les chercheurs sont formels : « L’économie de marché, pensait-on, peut produire de la richesse matérielle, mais elle ne peut fournir aucun des autres biens auxquels nous accordons de la valeur, tels que la lutte contre la pauvreté, l’inclusion sociale, l’éducation, le logement abordable ou les soins de santé (sans parler des biens immatériels comme la justice ou la cohésion sociale). L’économie de marché peut produire de la richesse matérielle, mais tout le reste doit être fourni par l’État. Plus l’État est vaste et englobant, meilleurs seront les résultats sociaux, et si cela implique une forte pression fiscale, le prix à payer est largement justifié. Or, c’est faux. Ce sont souvent les modèles à faible imposition et à État minimal qui excellent en matière de performance sociale, et ce sont souvent les modèles à forte imposition et à État interventionniste qui rencontrent des difficultés. »
Ce rapport remet en cause les théories en faveur d’une forte imposition et de la redistribution, soutenues par Piketty et autres Zucman et reprises par les politiques. C’est un travail qui devrait être distribué à tous les décideurs politiques pour qu’on en finisse avec l’Etat providence.

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6 réponses
La lecture du tableau fourni dans l’article montre que parmi les cancres classés enfin de liste figure juste après la France, les États-Unis.
Il n’est pourtant pas évident que les USA soient un pays étatisé !
On peut imaginer que ce soit la conséquence de « poches étatiques importantes dans certains États ou villes mais cela mériterait au moins un commentaire.
Cela mériterait au moins un commentaire
C’est vrai mais les auteurs considèrent que leurs services sont mauvais…
Belle pioche ! Aussi à envoyer à Trump et aux Maga qui croient que la France est plus enfer que les USA… chacun a l’extrémité des taux d’imposition.
Si on va un pas plus loin dans l’analyse on s’aperçoit que la raison du meilleur classement tient au fait que les pays concernés ont mis en place un système assurantiel. La Suisse étant le meilleur exemple. Ce sont les citoyens qui s’assurent et gèrent leurs contrats d’assurance pas les employeurs. En France on a glissé d’un système à l’origine bismarckien à un système de gratuité généralisée. La gratuité est un système de destruction massive. Il implique la répression de l’offre et celle de la demande, tout en exigeant plus de la dépense publique, donc des impôts et de la dette. En multipliant les droits-à et en les ouvrant à quiconque vient à se trouver sur le sol national on boucle la boucle et on entre en enfer.
Un système de Welfare state public implique une bonne natalité et une croissance élevée. Les récessions répétitives et la disparition des naissances détruisent tout.
Récessions périodiques, effondrement de la natalité et gratuités sont les causes profondes du désastre Français.
Il y a de nombreux paramètres pour expliquer cela. Les 3 derniers pays vivaient sous la dictature Il y a seulement 60 ans. De même, on ne peut comparer des pays à faible densité de population avec les autres. Le Danemark en Europe (modèle social différent) 6.1 millions d’habitants, incomparable avec la Grèce ou la France. Le sud n’est pas le nord, la mentalité, l’histoire, la géographie, le climat. Ce qui est certain, c’est que le modèle social a besoin de la prise de responsabilité de chacun, les riches, les pauvres, l’état et les citoyens, un ensemble « exemplaire » et cohérent dans l’intérêt général. Les pays nordiques, la Suisse et l’Allemagne ou l’Autriche sont plus rigoureux que les latins. Les USA, 37000 milliards de dettes, est le pays « riche » par la dette, le plus inéquitable. Et même Superman ou Batman, n’y peuvent rien !!
Je crains que ni les parlementaires ni les syndicats (fortement politisés) ne puissent accepter une remise en cause du système français où il existe certes trop de taxes et d’impôts divers et variés mais beaucoup de gens tablent sur une large redistribution qui permet à d’aucuns de ne pas trop travailler.