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mercredi 11 février 2026

Le Royaume-Uni relance le transport aérien grâce à la baisse d’une taxe sur les vols

Temps de lecture : < 1 minute

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Le 1er avril dernier, le gouvernement britannique a réduit de moitié l’Air Passenger Duty (APD), un droit d’accise qui s’applique aux vols au départ du Royaume-Uni, passant ainsi de 13 à 6,5 livres par segment de vol.

Plutôt que de chercher à réduire – de façon marginale – le bilan carbone du trafic aérien, cette baisse vise à stimuler l’économie britannique. Elle n’a pas manqué de présenter des résultats immédiats : citons entre autres exemples Ryanair qui a lancé 9 nouvelles lignes intérieures (10 au total) ou encore Easyjet qui a augmenté le nombre de vols d’été de 36 % par rapport à 2019. Selon le cabinet AOG, la tendance au déclin du trafic intérieur au Royaume-Uni s’inverse : l’offre aérienne devrait augmenter de 18,5 % par rapport à l’été 2022, et retrouver un niveau équivalent à 94,4 % de celui en 2019 – soit avant la pandémie.

L’initiative du gouvernement britannique montre comment les pays auraient avantage à s’affranchir de la doctrine européenne. Le transport aérien souffre d’une multitude de taxes et redevances qui varient de 0 à 40 euros par passager selon les pays européens et représentent parfois plus de 50% du prix du billet. Rappelons, par exemple, que les vols intra-européens sont soumis au marché des quotas carbone (SEQE), et que la Commission européenne va probablement continuer à s’attaquer aux émissions de CO2 des compagnies aériennes dans le cadre du « plan climat européen », alors même que le trafic aérien ne représente que 3 % des émissions de gaz à effet de serre en Europe. Des contraintes que le Royaume-Uni n’aura plus à subir.

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4 réponses

  1. Merci Élodie. Comme pour les Anglais, dès l’instant ou l’on baisse toutes les taxes en général dans tous les Pays, l’économie repart ! Nos gouvernants sont complètement bouchés et incompétents. Il appartient aux Français de remercier tous ces abrutis d’urgence.

  2. DURNIAK Alors que Nous sommes une nation d imbéciles heureux qui se complaît dans sa médiocrité  »
    Oui ça y ressemble , peu de syndiqués mais beaucoup de nuisances. Beaucoup de manifestant pour refuser les 64 ans mais représentés par syndicats de la fonction publique.Ils conserveront leur régime privilégié 75 % du dernier salaire , réversion sans condition de ressource etc. Et même la clause dite du grand père pour certains.
    Oui les syndicats devraient être autonomes financièrement avec les cotisations de leurs adhérents et vivre dans les entreprises privées…
    Maintenant le monde politique étant issu de ce monde des régimes spéciaux il n’y a aucune chance de voir un changement s’opérer. Il n’y a jamais de débat ,ni de projet de loi sur les déficits publics occasionnés par ces régimes. C’est bien la connivence parfaite, hypocrite de tous ces dirigeants

    1. 6 livres par place suffiraient donc à relancer ce business de manière incroyable. J’ai un doute .

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