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dimanche 31 mai 2026

Le sifflet obligatoire dans les bureaux ou l’absurdité des normes

Temps de lecture : 1 minute

Lors d’une vérification réglementaire de l’installation électrique dans nos bureaux, l’inspecteur nous a rappelé les normes obligatoires concernant les incendies. Il nous est imposé d’avoir deux extincteurs, un « registre de sécurité » qu’il faut acheter sur Amazon (env. 15 euros) et… un sifflet. Selon la réglementation, cet accessoire est considéré comme « un équipement d’alarme du type 4 ». Une obligation inattendue, qui a provoqué un grand remue-méninges au sein de notre petite équipe. D’abord, qui aura le sifflet, qui sera le siffleur principal ou premier siffleur ? Au cas où le responsable désigné ne serait pas présent, faudrait-il aussi nommer un vice-siffleur ? ou sous-siffleur, voire un sous-sous siffleur ? Où faudra-t-il garder le sifflet ? Proche de la porte de sortie,  suspendu au porte-manteau, sur un bureau au risque qu’il glisse dans la corbeille à papiers, ou dans un tiroir – mais lequel ? Réfléchir à ces questions nous a pris énormément de temps et nous ne les avons toujours pas résolues. Elles en ont même suscité d’autres, très préoccupantes. Par exemple,  celle des personnes en situation de handicap, en l’occurrence de surdité. Que se passerait-t-il si quelqu’un n’entendait pas le sifflet ? Il faudrait que l’un d’entre nous prenne le risque de braver le feu ou la fumée pour aller l’extraire de son bureau car, concentrés comme nous le sommes en général sur notre travail, faire de grands gestes ne suffirait probablement pas. Ce qui nous a donné une idée : peut-être devrions-nous suggérer aux autorités compétentes d’inscrire dans le registre de sécurité l’apprentissage obligatoire du langage des signes ?

Mieux vaut en rire et l’histoire du sifflet paraîtrait presque distrayante à côté du monceau de  normes et réglementations délirantes qui étouffent les entreprises comme les individus et leur rendent la vie extrêmement difficile. Il semblerait que cette ère ne soit pas près de se terminer en France .

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11 réponses

  1. Ne manquait-il plus que ça ? Et dans les ministères et à l’Élysée, il est où, le sifflet ?

  2. Cette réglementation est gravement misogyne ! En effet les seuls habilités à utiliser le sifflet sont des hommes qui de surcroît ont eu des enfants ! Bien sûr il faudra aussi avoir un permis de siffler et prévoir des stages de récupération de ce permis en cas de non-présentation en tous lieux, dont la plage, de l’auto attestation idoine. En ce qui concerne les femmes la réglementation prévoit 7 et non 6 fleurs. J’attends avec impatience les prochaines élections pour vérifier que mon candidat a bien prévu de subventionner les sifflets bio-dégradables…
    Après étude minutieuse de la directive européenne, de la loi, des décrets d’application et de la jurisprudence je proclame que je suis en règle et je peux siffler la fin de la récréation.
    Signé : un père siffleur

  3. Gloire soit rendue au Président Chirac et à M Barnier qui nous imposèrent le « principe de précaution » dont bien des absurdités découlent dont cette obligation de sifflet dont je n’avais jamais entendue parler et qui me le coupe !

  4. Parfois un moyen rudimentaire peut s’avérer efficace surtout quand il s’agit de sauver une ou des vies.
    En l’espèce, l’objet , bon marché ne prend pas de place, ce qui permet d’en acheter deux ou trois.
    Mais ce n’est pas la panacée.

  5. Excellent article qui illustre bien l’absurdité de la surrèglementation, un mal typiquement français et européen !

    1. Je pense que le sifflet sert à guider vers la sortie des personnes affolées qui rampent sur le sol pour échapper aux fumées toxiques, ceci dans un environnement de faible visibilité… Donc oui, sifflet obligatoire, accroché près de l’issue d’évacuation.

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