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mercredi 27 mai 2026

Le socialisme continue de progresser chez les Américains, et notamment chez les jeunes

Temps de lecture : 2 minutes

Selon un sondage réalisé en mars 2025 par le Cato Institute et YouGov, 43% des Américains (et même 62% des Américains âgés de 18 à 29 ans !) déclaraient avoir une opinion favorable du socialisme. 14% (et 34% des 18-29 ans, soit près de 18 millions de jeunes Américains !) disent même prendre le communisme en bonne part…

Un autre sondage, réalisé par Fox News, a confirmé ces mêmes tendances un peu plus tôt ce mois-ci (mars 2026) : la moitié des électeurs américains jugent que le capitalisme ne fonctionne pas, et 38% vont jusqu’à se dire favorables à un passage… au socialisme ! Ils n’étaient que 18% à vouloir un tel changement en 2010… Le sondage fait également état de ce que 51% des électeurs veulent que l’État les laisse tranquilles, contre 48% qui réclament l’aide de l’État. Un écart qui s’est réduit ces dernières années, alors que les premiers l’emportaient clairement sur les seconds avant la crise Covid.

On peut notamment s’inquiéter de ce que plus de 60% des jeunes Américains voient le socialisme de manière positive, ce qui ne laisse rien présager de bon pour l’avenir de ce pays, ni pour celui des démocraties occidentales. Il faudrait au contraire que cette jeunesse prenne conscience de l’impasse du socialisme, qui n’a jamais donné que des catastrophes partout où il a été appliqué, ainsi que l’a tragiquement illustré l’histoire du XXe siècle. Or, précisément, la génération née à la fin des années 1990 ou au début des années 2000 n’a jamais connu le socialisme « réel », si bien qu’elle est sans doute portée à croire que tous les maux de la planète sont imputables au même coupable de service : le capitalisme libéral. Du temps où les pays socialistes étaient encore là, on pouvait, malgré la désinformation, comparer les résultats du capitalisme et du socialisme, et montrer ainsi que celles des sociétés qui s’en sortaient (de loin) le moins mal étaient les sociétés libérales. La faillite généralisée des pays socialistes à la fin du XXe siècle, ayant laissé le capitalisme libéral comme unique système subsistant à l’échelle de la planète, a sans doute paradoxalement fait naître cette idée, ô combien fausse, selon laquelle l’État serait la solution et la liberté le problème, alors que c’est tout l’inverse qui est vrai. Il serait plutôt à souhaiter aux jeunes Américains qu’ils redécouvrent les principes libéraux de 1776, alors que nous allons bientôt célébrer le 250e anniversaire de la création des États-Unis – en espérant toutefois qu’il ne s’agisse pas de vœux pieux de notre part…

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15 réponses

  1. Comme en France fatigués dès qu’ils se lèvent et pire encore si on leur demande de travailler, sauf pour les loisirs et pour avoir autant de biens et de moyens que ceux qui ont bossé toute leur vie. Je vais dire des choses horribles, mais malheureusement force est de constater qu’une bonne guerre remet toujours les pendules à l’heure et nettoie le pays et le monde de tous les fainéants et assistés professionnels. Je ne voie hélas plus d’autre issue à moyen terme, le pire reste à venir.

  2. Rand Paul sénateur, a écrit un livre pour informer ses jeunes compatriotes sur le socialisme: thé case against socialism. Effectivement une majorité des jeunes américains serait favorable à un système socialiste. Ils confondent social démocratie à la suédoise ,système économique capitaliste avec forte redistribution. Ces jeunes qui ont du mal à rembourser leur prêt étudiant rêve d’un système ou l’université serait gratuite.

    1. Université « gratuite » où les gens ne se rendent plus compte que les études sont un investissement : voir l’Europe de l’Ouest où tout le monde se rue vers les cursus sans débouché professionnel. Moi-même j’ai un doctorat en climatologie et il m’a semblé pendant longtemps que j’étais dans une situation d’interdiction de travailler de fait précisément en raison de cette qualification. Heureusement, grâce au travail indépendant et à l’intérim, il m’est en fait possible de travailler (il faut que ce soit très précaire des deux côtés), dans le cas de la solution salariale, pour le SMIC, que je trouve extrêmement élevé pour mon niveau de vie (et j’en suis arrivé là suite à de longues années de subventions et bourses financées par la collectivité).

  3. Oui, bien sûr le capitalisme ne fonctionne pas toujours bien, mais le socialisme c’est bien pire ! A la faillite économique il ajoute la faillite morale et le totalitarisme si bien montrés par Alexandre Soljenitsyne. Mais vu le niveau moyen des jeunes d’aujourd’hui, notamment américains, on se demande s’ils le savent ?

  4. Le sophisme socialiste, religion ideologique inhumaine, n’est pas combattue par la droite donc les naïfs se laissent séduire. Quand la droite fera de l’information sur cette escroquerie intellectuelle qui a conduit tous les peuples qui ont été séduits au malheur, peut être que le bon sens reprendra ses droits.
    « Le bon sens est le système immunitaire de la pensée »

  5. Le socialisme c’est la catastrophe annoncée. Dans certains pays ou le socialisme a sévi c’est presque le retour à l’âge de pierre. Chez nous en FRANCE, c’est islamo-gauchisme qui prend le dessus de plus en plus et nous courons à la guerre civile.

  6. Comme en France et en Europe, les socialistes ont envahi le système éducatif depuis des décennies. Alors, le résultat est là. Mais à qui la faute ?

  7. Vu la propagande continuelle en faveur du socialisme, ça pourrait être encore pire ! Et ce sont plutôt les classes populaires qui résistent au socialisme. Les classes moyennes sont lessivées intellectuellement. Après la fin de la guerre froide et la fin de l’anti-communisme géostratégique, le combat libéral a en réalité été abandonné. Et après 2008, la gauche a commencé une offensive de masse. Avec la complaisance suicidaire des grands médias tenus par des capitalistes-de-connivence… On voit les résultats aujourd’hui… Il est grand temps que les journaux supposément libéraux se réveillent ! Il faut refonder le bloc anti-communiste : libéraux, conservateurs, populistes, etc.

  8. Trois remarques : – je connais beaucoup de gens chez qui le confinement a eu un effet anti-communiste, une prise de conscience de la « route de la servitude » grandeur nature… – par ailleurs, les jeunes se « dé-communisent » au fur et à mesure qu’ils entrent dans la vie active et fondent une famille… – enfin, ce n’est pas la première fois que les USA sont en proie à une crise de socialisme (cf. les années 1930).

  9. Je ne me rappelle plus qui a dit : « Si vous n’êtes pas de gauche à 20 ans, c’est que vous n’avez pas de coeur. Si vous n’êtes pas de droite à 40 ans, c’est que vous n’avez pas de tête »
    (Ne s’applique pas aux politiciens, qui eux ne montrent ni coeur ni tête mais seulement des ambitions)

  10. Une grande partie des jeunes se retrouvent sans repères et, pour certains d’entre eux, leurs études ne débouchent sur aucun job. Ce qui entraîne une grande frustration et les amène à penser que d’autres systèmes économiques pourraient répondre à leurs attentes. Cela me rappelle ce que j’ai vu dans les pays de l’Est, au siècle dernier, où ces mêmes jeunes ne rêvaient que de partir en Occident parce que les régimes communistes et/ou socialistes ne répondaient pas non plus à leurs attentes. Lors de mes voyages à Cuba, les jeunes que je rencontrais voulaient également quitter leur pays. Quand je leur demandais quel était le pays dont ils rêvaient et ceux qu’ils voulaient éviter leur réponse m’a stupéfait. En effet, ils voulaient à tout prix éviter la France qui, pour eux, était un pays socialiste !
    Certains jeunes, aujourd’hui, ont trouvé une réponse à leur angoisse dans la spiritualité. Je pense que les démocraties actuelles sont en train de mourir car elles n’ont pas su prendre en compte les attentes de la jeunesse. Il suffit de relire Alexis de Tocqueville pour comprendre le processus de déclin auquel nous assistons.

  11. Aux États-Unis contrairement à l’Europe, les américains n’ont pas connu le socialisme. Il leur est donc facile d’être séduit de quelque chose que l’on a pas connu. Comme il y a un certain Regain de popularité pour Staline en Russie par des gens qui n’ont pas connu la grande terreur.

    Comme chez nous avec les anti- capitalistes qui le sont avec le ventre plein ayant jamais connu les grandes pénuries alimentaires.

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