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samedi 18 avril 2026

Non, M. Aghion, il ne nous faut pas De Gaulle, il nous faut un choc de liberté

Temps de lecture : 2 minutes

Le « prix Nobel d’économie » 2025 demeure un indécrottable étatiste.Le long entretien donné par Philippe Aghion à Challenges confirme que, décidément, la quasi-intégralité de nos intellectuels ne pense que par l’État. Il n’y a d’ailleurs pas tromperie sur la marchandise puisque le « prix Nobel d’économie » 2025 a été un communiste dans sa prime jeunesse, avant de conseiller successivement Ségolène Royal, François Hollande et Emmanuel Macron, et qu’il est un social-démocrate revendiqué. Mais tout de même, on ne peut qu’être interloqué par le caractère très convenu de ses propos.

Pourtant, tout commençait bien. « Pour faire des innovations de rupture, il faut de la liberté ». Malheureusement, celle-ci est aux abonnés absentes dans les pages qui suivent :

  • le professeur au Collège de France estime que, « problème chronique du capitalisme », les entreprises innovantes qui s’imposent sur un marché tentent d’utiliser leur « rente » pour tenter d’imposer un monopole ; il appartient donc à l’État de mener une « politique de concurrence » afin de juguler ce phénomène ;
  • il pense que les critères de Maastricht sont trop rigides et qu’il convient de distinguer les dépenses de fonctionnement des investissements, notamment dans « l’industrie verte » ;
  • il est favorable à un « emprunt commun européen », à condition que les Etats « s’engagent à une discipline budgétaire » ;
  • il ne veut plus que la « politique de la concurrence » s’oppose au « versement d’aides sectorielles d’État » ;
  • il reproche au rapport Draghi de manquer de « dimension sociale ». Aussi faudrait-il adopter une politique de « flexisécurité » à la danoise afin de « frapper d’un malus les entreprises qui abusent des licenciements et des emplois précaires » ;
  • il est partisan d’une retraite à points ;
  • il désire plus de « cogestion », un respect des « corps intermédiaires » et le fait de « renouer le fil du dialogue social ».

Philippe Aghion prétend que nous serions « dans un moment gaullien » comme en 1945 ou 1958 -mais pas 1940- et qu’il « faut un dirigeant capable de dire aux Français qu’une révolution se profile », entre autres en termes d’IA.

Pour notre part, nous pensons qu’il n’est pas besoin de prendre les Français pour des écervelés et nous récusons le mythe du sauveur qui nous a fait tant de mal dans notre histoire depuis la Révolution française. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas d’un homme providentiel, c’est d’un choc de liberté.

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15 réponses

  1. un salarié de l’etat ne va jamais reformer quoi que ce soit, et surtout pas diminuer les impots qui sont sa source de richesse. C’est pour cette raison que je defends depusi longtemps le non-cumul fonctionaire et élu.
    M. Anghion est caricatural de cette vision de l’economie. A ce titre, comme d’ailleurs de nombreux focntionnaires et élus, il n’est pas suelementy un parasite, il est nuisible

  2. Une preuve de plus que le socialisme étatique structure la pensée de la Nomenklatura qui gouverne la France encore aujourd’hui, comme le montrent les alliances gouvernementales, et que ses dignes représentants sont autant irréfléchis et suffisants qu’insatiables .
    Sachant que leur peu de clairvoyance les amène à souhaiter la transition vers une démocratie populaire (dont ils ne ressentiront pas les effets), et qu’une bonne partie de la population permettra encore à ce courant de pensée conformiste de continuer à gérer la majorité des municipalités des grandes villes, quelle autre option s’offre aux usual suspects qui sont dans leur ligne de mire qu’un départ prochain en application du principe de précaution ?

  3. La première condition pour être libre, c’est de comprendre son environnement, est cela n’est possible que par une simplification drastique des règles qui régissent notre société. Mais cela nécessite que les imbéciles abandonnent le pouvoir… Ce n’est pas gagné !

  4. « …avant de conseiller successivement Ségolène Royal, François Hollande et Emmanuel Macron, et qu’il est un social-démocrate revendiqué. »

    On a vu et on voit encore les résultat des conseils éclairés de ce professeur, par exemple en terme de gestion de notre industrie nucléaire civile et maintenant militaire avec les errements irresponsables du dernier destructeur.

  5. Question : en quoi ses travaux académiques sur Schumpeter lui permettent de parler sur tous les sujets politiques actuels, y compris la cogestion ? Ce monsieur qui aime donner des conseils avec le succès que l’on sait devrait se présenter aux élections au lieu de fréquenter les plateaux de télévision.

  6. J’ai écouté une fois ce « prix nobel d’économie » (vous avez raison de mettre les guillemets). Et là franchement, c’est le vide : Aghion enchaînait les banalités. Son maitre mot : c’est l’innovation qui permet la croissance. Oui, bon d’accord : mais ça, on le sait depuis longtemps. En plus il parle trop fort : très désagréable. Une bouche inutile, une nullité.

  7. Communiste un jour, communiste toujours, telle est la devise de nos soi-disant intellectuels, qui n’ont toujours rien compris malgré tous les exemples de réussite dans le monde: Pologne, Irlande, etc…

  8. Oui ce mythe du sauveur , l et l autre mythe : celui de l immaculé État . Ces deux mythes sont entretenus par l école. Et en face les deux maux : le capitalisme et la libre entreprise.

  9. C’est étonnant qu’un ancien communiste, dont l’idéologie réclame pourtant in fine la suppression de l’Etat, se découvre sur le tard une vocation d’étatiste !
    D’après ses propos il ne semble avoir gardé que son anticapitalisme primaire…

  10. c’est un peu le mal francais: croire en l’homme ( ou la femme) providentiel qui resolvera tous les problemes que nos hommes, femmes politiques n’ont pas le courage d’aborder.
    voir le sujet des retraites repoussé aux presidentielles comme si à ce moment ou il n’est que d’alliance (des fois contre natures) pour savoir qui sera le calife on traitera de ce sujet. la seule chose qui interessera les francais sera comment faire payer les riches

  11. Je vous que beaucoup de commentaires ne font pas dans la nuance. Soit il faut-être libertariens sinon tu es socialiste ou communiste. ( Je force un peu le trait mais en gros c’est ça)

    Je l’ai écouté deux ou trois fois. Si il n’est libéral au sens propre du terme il reste néanmoins rationnel dans les grandes lignes. Il a compris Schumpeter et c’est déjà pas mal pour quelqu’un qui ne serait pas libéral.

  12. Rappelons que le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat.
    L’article 68 de la Constitution s’applique ici à :
    1) Mr Nicolas SARKOZY, président de la République au 1er janvier 2012 ;
    2) Mr Jacques ATTALI, président de la Commission pour la libération de la croissance française, instituée par Mr SARKOZY ;
    3) Mr Emmanuel MACRON, secrétaire de la Commission pour la libération de la croissance française, co-auteur de la « Proposition 213 » (suppression sans indemnité des avoués, avec intégration d’office dans la profession d’avocat), et président de la République depuis le 7 mai 2017.
    4)Mr Philippe AGHION, théoricien de la « destruction créatrice » comme moteur du progrès économique, Prix Nobel d’économie 2025, économiste de la Commission pour la libération de la croissance française, mentor de Mr MACRON, co-auteur de la « Proposition 213 » (remplacement de 444 avoués par 77.458 avocats, tous assurés par la Cie MMA, qui s’apprête, via une distribution exceptionnelle de dividendes de sa filiale, à se défaire d’un risque systémique).

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