Il y a quelques jours s’est tenu à Barcelone un sommet réunissant environ 6 000 personnes, présenté comme un rassemblement de dirigeants et responsables politiques dits « progressistes ». Y participaient notamment le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le président brésilien Lula, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, le président colombien Gustavo Petro, le président sud-africain Cyril Ramaphosa ainsi que plusieurs responsables européens et figures de partis sociaux-démocrates et socialistes.
Dans les échanges s’est imposée l’idée que la démocratie serait aujourd’hui principalement menacée par les courants dits de « droite » et ne pourrait compter que sur les forces progressistes de gauche pour la protéger. Autrement dit, il existe un camp du bien, et tout le reste représente le mal.
Le prince Michel de Liechtenstein a fait de ce sommet une critique pertinente qu’il nous a semblé intéressant de relayer. Il met en lumière une dérive réelle du discours politique contemporain, celle qui réduit la démocratie à l’accord avec un camp idéologique donné. Assimiler ses adversaires politiques à une menace antidémocratique constitue une stratégie bien connue de délégitimation, qui appauvrit profondément le débat public. Cette tactique transforme la confrontation démocratique en opposition morale, où la divergence d’opinion devient suspecte en soi.
Les catégories de « droite » et de « gauche », telles qu’elles sont utilisées aujourd’hui, sont devenues trop imprécises pour que l’on puisse en faire une analyse sérieuse. Ce qui définit réellement une démocratie n’est pas une orientation idéologique, mais l’existence d’élections libres, la possibilité d’alternance, la protection des libertés individuelles et la primauté de l’État de droit. Lorsque ces principes sont relégués au second plan au profit d’un discours partisan, c’est l’essence même du système démocratique qui est fragilisée.
M. de Liechtenstein ne s’arrête pas là. Il signale aussi des éléments préoccupants dans ce sommet, une rhétorique marquée par des accents de lutte des classes, des discours radicaux, où affleurent parfois un sentiment anti-israélien et une tolérance envers certaines positions extrêmes. Il fait remarquer que l’Iran n’a pas été réellement contesté dans ces échanges. Dans la même veine, il critique l’attitude de certains dirigeants, notamment Pedro Sánchez, qu’il accuse d’avoir été en pointe dans l’opposition à des mesures de pression plus strictes contre le régime iranien.
Ce sommet vient affaiblir précisément ce que la démocratie est censée protéger : le pluralisme, la liberté d’expression et la légitimité de l’opposition.
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6 réponses
Comme si il y avait des partis de droite qui se définissaient comme régressistes.
Ceux qui se disent socialistes s’orientent en fait vers un courant dictatorial, avec le socialisme comme support de connivence, à la façon des communistes soviétiques. Il devient évident que le socialisme pur et dur est un échec, alors la seule solution pour survivre, pour les dirigeants qui se veulent socialistes, est de s’orienter vers une dictature où l’opposition devient marginale ou illégale. Ils y emploient tous les procédés possibles : critiques personnelles, violence, extrême « droitisation », justice partiale, propagande mensongère, favoritisme, etc.. Certains s’y laissent prendre, ou y trouvent leur intérêt, espérons qu’il y aura des réactions salvatrices avant que la démocratie ne soit enterrée ou complètement dévoyée.
Dans le même temps « l’extrême-droite » européenne se réunissait aussi je-ne-sais-plus-où, et l’intitulé de leur réunion était, curieusement, un peu moins péremptoire que celui de ce rassemblement de gauchistes qui s’arrogent tranquillement le droit d’être les seuls à parler de démocratie… dans l’indifférence quasi-générale, au demeurant.
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6 réponses
Comme si il y avait des partis de droite qui se définissaient comme régressistes.
Ceux qui se disent socialistes s’orientent en fait vers un courant dictatorial, avec le socialisme comme support de connivence, à la façon des communistes soviétiques. Il devient évident que le socialisme pur et dur est un échec, alors la seule solution pour survivre, pour les dirigeants qui se veulent socialistes, est de s’orienter vers une dictature où l’opposition devient marginale ou illégale. Ils y emploient tous les procédés possibles : critiques personnelles, violence, extrême « droitisation », justice partiale, propagande mensongère, favoritisme, etc.. Certains s’y laissent prendre, ou y trouvent leur intérêt, espérons qu’il y aura des réactions salvatrices avant que la démocratie ne soit enterrée ou complètement dévoyée.
Au vu des comportements le mot socialisme est devenu antinomique de démocratie !
Il ne connaissent que deux camps, le leur et les fachos.
La puanteur sophiste de gauche c’est progresser dans la mauvaise direction en se pretendant « progressiste ».
La gauche n’a JAMAIS été démocratique, elle a toujours et de nos jours encore soutenu les dictatures de gauche!
Dans le même temps « l’extrême-droite » européenne se réunissait aussi je-ne-sais-plus-où, et l’intitulé de leur réunion était, curieusement, un peu moins péremptoire que celui de ce rassemblement de gauchistes qui s’arrogent tranquillement le droit d’être les seuls à parler de démocratie… dans l’indifférence quasi-générale, au demeurant.