Jean-Luc Mélenchon n’existe médiatiquement que par les polémiques qu’il suscite. La dernière en date est née le 26 février 2026 lorsque le leader de LFI n’a invité que certains « médias numériques alternatifs » à sa conférence de presse. L’Agence France-Presse (AFP), TF1, Le Monde, Libération, L’Express… ont tous vu leur accréditation refusée.
Reporters sans frontières (RSF) a réagi par la voix de son directeur général Thibaut Bruttin : « Permettre à un responsable politique de choisir les journalistes autorisés à couvrir un événement d’intérêt général, c’est directement porter atteinte au droit à l’information des citoyens ».
Reconnaissons à RSF une certaine constance en la matière puisque l’association dénonce depuis longtemps la « guérilla » que mène Mélenchon contre les journalistes. Rappelons qu’en mars 2017, en pleine campagne électorale, l’individu avait traité un journaliste de l’émission « C à vous » de « sale con » et de « hyène » et la chaîne France 2 « d’ennemie ». En décembre de la même année, il réclamait un « tribunal professionnel » des médias pour lutter contre « les menteurs, les tricheurs » que sont les journalistes.
En revanche, le Syndicat national des journalistes (SNJ), très marqué à gauche lui aussi, ne s’en prend que rarement à LFI. Il s’est tout de même fendu d’un communiqué, conjointement avec le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes, à l’occasion de l’événement du 26 février, pour rappeler que l’un des principes de la Déclaration des droits et devoirs des journalistes, dite Charte de Munich est « le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. » Et qu’un « tel principe doit justement permettre à tous les médias, quelle que soit leur taille, leur support et leur ligne éditoriale, de traiter de sujets d’intérêt général. »
Le SNJ aurait-il réagi ainsi si Mélenchon n’avait exclu que des médias classés à droite ? La question mérite d’être posée car, autant que nous sachions, le syndicat ne s’est pas offusqué quand le ministre Roland Lescure a expliqué qu’il n’allait pas sur CNews depuis cinq ans car il n’approuve pas son positionnement éditorial, comme de nombreux autres politiciens de gauche. Dernièrement, la section SNJ de Radio France n’a pas eu peur de soutenir Thomas Legrand, pourtant pris en flagrant délit de partialité.
Si Mélenchon peut se permettre de se passer des « grands médias », c’est sans doute que ceux-ci sont de moins en moins lus, écoutés, vus… Peut-être retrouveraient-ils un peu de crédibilité s’ils n’étaient plus subventionnés par l’État. Tout comme le SNJ !
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11 réponses
Vaines polémiques inutiles entre complices passés et futurs de l’affaissement économique du pays qui relèvent du « cinéma de papa ».
Rien de plus intéressant à évoquer ?
Le SNJ est la cause de la perte de crédit complète de la magistrature. Si « l’impartialité  » totale n’existe pas, La magistrature devrait avoir à coeur de se situer « au dessus de la mêlée » ( Et pas dessous ) On ne peut être juge et partie….
Est ce que les règles républicaines peuvent être défendues par des militants politiques puérils ? Souvent dans l’extrême ?
Le réalisme implique un contrôle des magistrats. Regardons comment nos voisins gèrent ces paradoxes.
Le SNJ ne concerne que les medias mais pas la magistrature ou le SM proche aussi de LFI represente 30% aux élections professionnelles et l USM 60%
« Permettre à un responsable politique de choisir les journalistes autorisés à couvrir un événement d’intérêt général, c’est directement porter atteinte au droit à l’information des citoyens ».
C’est se comporter en apprenti dictateur…. ce que les plaignants dont on parle ici ne s’étaient pas encore aperçus !
MELENCHON AYATOLLAH !
Mélenchon l’AYATOLLAH !!!
RSF a son rond de serviette au sein de l audiovisuel public
La stratégie de « boycott » menée par la gauche est à double tranchant. Récemment, de grandes entreprises ont décidé de cesser leurs publicités du C-News par désapprobation de sa ligne éditoriale. C’est leur droit. Mais cela implique donc réciproquement que ces grandes entreprises approuvent la ligne éditoriale de tous leurs autres supports publicitaires. Y compris marxistes, islamistes, racialistes ou antisémites. Il serait donc temps de mettre ces grandes entreprises face à leurs responsabilités : on ne peut pas d’un côté boycotter un média conservateurs et « en même temps » fréquenter des médias islamo-gauchistes. C’est tout ou rien.
Mélenchon est un hypocrite. Son poids politique personnel demeure limité aux marges de l’extrême-gauche (traditionnellement 10% – 15%). Il ne peut espérer élargir sa base électorale que grâce au « consensus du barrage républicain » des mass-médias « oligarchiques » (comme il les appelle dans sa rhétorique). Son seul espoir d’être élu passe par cette alliance avec le centre et les sphères installées, contre le RN. Il est donc ridicule et hypocrite de jouer les lìder maximò révolutionnaires alors que dans le même temps il mise toute sa stratégie sur l’alliance « barragiste » au centre bourgeois !
Le poids de LFI chez les musulmans est très conséquent autour de 60%…..d ou sa propagande antisémite effrénée pour continuer a monter au sein du communautarisme islamique
Un syndicat de journalistes clairement orienté à gauche, regroupant des types en majorité salariés de magnats de la presse, tous volontaires pour jouer les idiots utiles pour préparer la prise du pouvoir par Mélenchon.
Mélenchon, plutôt honnête sur le sujet, les méprise carrément ouvertement, ce qui est tout à fait normal. Et les idiots restent utiles avec leur « front républicain ».
Finalement, c’est plutôt clair. Aux électeurs de décider en connaissance de cause.
Pour moi, c’est simple : barrage à Mélenchon et partage de son mépris envers les pisseurs de copie du SNJ.