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lundi 19 janvier 2026

Affaire Legrand-Cohen : le service public se pose en victime

Temps de lecture : 2 minutes

Affaire Legrand-Cohen

Ce que l’on nomme désormais l’affaire Legrand-Cohen, du nom des deux journalistes de France Inter pris en flagrant délit de collusion avec des dirigeants du parti socialiste, connaît un rebondissement pour le moins surprenant.

Les patronnes de France Télévisions, Delphine Ernotte, et de Radio France, Sybille Veil, ont écrit à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) pour se plaindre de la « campagne de dénigrement systématique et quotidienne » menée par les médias du groupe Bolloré. Les deux présidentes se sont aussi largement exprimées dans les médias amis, en particulier pour accuser CNews d’être une « chaîne d’extrême droite ».

Chacun sait que la meilleure défense est l’attaque. Mais ici la ficelle est quand même un peu grosse. Quand bien même les faits seraient avérés, où est le problème ? CNews, Europe 1 ou le JDD, médias privés, ont bien le droit de dénoncer ce qu’ils considèrent comme un manque d’impartialité des chaînes publiques. Sybille Veil n’a-t-elle pas affirmé que France Inter est une « radio progressiste » ?

La privatisation de l’audiovisuel public est la seule solution qui vaille

France Télévisions et Radio France devraient-elles être exemptes de critiques ? Contrepoints signale régulièrement le manque d’impartialité du service public de l’audiovisuel, et s’étonne que l’Arcom ne réagisse pas.

Et nous ne sommes pas les seuls : dans Les Échos du 15 septembre 2025, une tribune s’interroge sur la campagne de promotion menée par les médias du service public en faveur de la taxe Zucman et sur le silence assourdissant de l’Arcom.

Mais cette affaire Legrand-Cohen faisant finalement beaucoup de bruit – merci Bolloré ? – l’Arcom a indiqué qu’elle allait lancer des études pour « conforter l’impartialité de l’audiovisuel public ». Il serait temps. Ne soyons cependant pas naïfs. Il ne sortira pas grand-chose d’intéressant de ces études.

La privatisation de l’audiovisuel public est la seule solution qui vaille, notamment parce qu’elle offre la possibilité aux contribuables de ne plus financer des médias qui cherchent à les tromper.

Illustration de couverture ©Wikimedia Commons

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15 réponses

  1. Il y a l’affaire Zucman, il y a aussi la pétition contre la loi Duplomb pour laquelle l’audiovisuel public s’est largement mobilisé.

  2. Pourtant auditeur de France Inter pendant près de 40 ans, je partage votre conclusion.
    Le catéchisme écolo-socialo-progressiste de cette radio m’est devenu insupportable. Privatisons l’ensemble de l’audio visuel public, les divertissements de Nagui, la propagande réchauffiste et le progressisme débridé.
    Après tout, il existe peut-être des investisseurs privés qui accepteront de financer un média qui défend leurs convictions ou leurs intérêts.

    1. Vous m’avez bien fait rire. 40 ans pour découvrir que « le catéchisme écolo-socialo-progressiste de cette radio est insupportable. » Au demeurant, tout à fait d’accord avec votre commentaire.

  3. Partout la caste est aux abois lorsque l’on soulève le voile : Hidalgo en Dior à Tahiti, Cohen et Legrand en réunion de parti… Lamentable !

  4. La mode actuellement aux info dans les media est de donner la parole à des soi disant passants lambda (du reste souvent pour dire des banalités)
    Comme par hasard il s’avere que systématiquement nos services publics choisissent des gens orientés à gauche, voyez ces victimes qui recriminent toujours contre l’ Etat, pas assez dispendieux, pas assez de personnel et donc d’impôts pour ceux qui en paie, trop de travail
    Preuve de cette partialité, la réforme des retraites : pas une fois ils ont donné la parole à ceux qui sont pour

    1. exact ainsi que pour les gréves dans les transports que des voyageurs pénalisés soutiennent les grévistes, on nous prends vraiment pour des c

  5. La seule différence désormais est que les conciliabules des gauchistes de ces chaînes se feront dans un blockhaus, mais sur le fond ils seront toujours très à gauche ! Pas vus, pas pris, comme d’hab.

  6. CNews accusée d’être marquée politiquement par l’odieux visuel du sevice public ?
    C’est vraiment du niveau de la cour de récré : « c’est celui qui dit qui y est ! »
    Sauf que le législateur n’exige pas la neutralité de CNews seulement le pluralisme. Cette chaîne privée peut avoir la ligne éditoriale qu’elle veut.
    Contrairement à France Television ou Radio France…

  7. Bon j’avoue, je n’écoute pas les radios généralistes privées : trop de pub et contenu trop…
    populaire (iste). France inter, France culture, France musique, France info : je suis biberonné au gauchisme modéré parisien.

    Alors, par idéologie et pour mon porte monnaie je dis : privatisons et arrêtons les subventions. Secrètement j’espère le contraire…

  8. Tordre le réel est la spécialité de la gauche, d’ailleurs « gauche » en terme de métier signifie « tordu », est-ce un hasard…?

  9. Ce « rebondissement » n’est pas vraiment surprenant quand on garde à l’esprit que la gauche, qu’elle soit publique ou privée, triche toujours et ne s’excuse jamais.

    C’est bien à ce titre que la privatisation ne règlerait guère le problème, puisque si le service public de l’audiovisuel ne s’en prend qu’aux organes de presse du groupe Vinci, c’est précisément parce que tous les autres, tout privés qu’ils sont, sont alignés dans le même sens que lui. Cf. les propos d’un certain Mathieu Pigasse, par exemple…

  10. Je ne suis pas près de pleurer sur le sort de deux prétendus journalistes qui ne respectent aucun déontologie. Ces personnes n’ont aucune légitimité pour appartenir au service public avec des émoluments plus que « respectables ».

  11. Une privatisation générale serait sans doute excessive, mais une radio d’état et une télé d’état seraient bien suffisantes.

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