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lundi 20 juillet 2026

Le très inquiétant rapport de l’ONU en faveur de la décroissance

Temps de lecture : 2 minutes

La version française n’est pas encore disponible,  mais on peut le lire en anglais sur le site de l’ONU. Il s’agit du rapport Feuille de route pour éradiquer la pauvreté au-delà de la croissance (The Roadmap for Eradicating Poverty Beyond Growth) signé par Olivier De Schutter, rapporteur spécial, sur l’extrême pauvreté et les droits humains. Le travail est néanmoins collectif, de nombreux chercheurs ou fonctionnaires de l’ONU ont participé à sa rédaction. Plus de 100 pages qui se veulent un guide pour éradiquer la pauvreté dans le monde. Avec quelles propositions ? Avant toute chose, il faut rompre avec la croyance selon laquelle la croissance économique (mesurée par le PIB) serait la condition préalable à tout progrès (ce que De Schutter nomme ironiquement le « growthism »). Il faut sortir de cette dépendance à la croissance pour bâtir une « économie des droits humains » (human rights economy), organisant la production, la distribution et la consommation autour de la satisfaction des besoins et du bien-être collectif, « dans les limites planétaires ». Car, selon le rapport, la croissance économique n’arrive pas à résorber la pauvreté.

Voilà d’emblée une assertion fausse,  comme le montrent toutes les études économiques : la pauvreté ne cesse de reculer dans le monde. En 1990, lors de la chute du communisme, quelque 2,3 milliards de personnes vivaient dans l’extrême pauvreté. Depuis, ce nombre a diminué de 1,5 milliard. Cela signifie qu’en moyenne, au cours des 35 dernières années, chaque jour, environ 115 000 personnes sont sorties de l’extrême pauvreté.

En partant de ce constat plus que contestable, le rapport de l’ONU imagine une refondation de l’économie mondiale qui instaurerait des « services publics universels et une protection sociale pour tout le monde », une « justice écologique » et une « fiscalité mondiale » (vous avez deviné, il s’agit de taxer les riches !). Enfin, et c’est encore plus préoccupant, les auteurs, sur leur lancée,  envisagent une « planification et une gouvernance démocratiques dans le monde ». Souhaitent-ils un gouvernement mondial qui prenne en charge l’humanité ? Il ne faut pas s’étonner que Thomas Piketty soit largement cité dans ce rapport. Matraquer les riches, étatiser l’économie, faire de l’assistanat le pilier de toutes les politiques sont les principales obsessions de l’idéologue français. Qu’elles infectent des organismes supranationaux est à la fois surprenant et extrêmement inquiétant.

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8 réponses

  1. Il faut expliquer à l’ONU : le collectivisme a déjà été essayé, et il accroît la pauvreté. Il est calamiteux, après 80 millions de morts, qu’il existe encore des gens pour promouvoir ce genre de solutions. Si un quelconque « comité central » s’occupait de l’économie, nul doute que les famines (et les goulags) réapparaîtraient. … En revanche, il est exact de dire que ce n’est pas la croissance (au sens nominal) mais l’accroissement de la richesse réelle qui a sorti les gens la pauvreté. Les indicateurs économétriques peuvent mesurer plus ou moins bien cette richesse, mais ils ne sont pas le but en soi. Cette richesse peut passer par d’innombrables vecteurs, car elle ne repose pas sur des ressources tangibles mais sur les services que les gens échangent. Et il existe virtuellement une croissance indéfinie dans un monde fini. Bref… c’est encore un rapport totalement inepte.

  2. Il veulent des services publics et des protections sociales en demandant de produire moins de richesse. Ils veulent taxer les riches en leur demandant d’être toujours moins riches. Ça me penser à Jean Ziegler rapporteur à l’ONU pour le droit à l’alimentation où ses dirigeants préférés étaient des créateurs de famine.

  3. quand l oms il n y a pas si longtemps influait les organismes supranationaux c etait pas surprenant et inquietant ?

  4. La bureaucratie onusienne dans toute sa splendeur, elle nous a déjà gratifié de son antisémitisme nauséabonde
    Machin inutile a supprimer

    1. Vous précisez parfaitement en fin de commentaire ce qu’est l’ONU : un machin. De Gaulle disait exactement la même chose à son sujet.

  5. De Schutter comme rapporteur, c’est déjà tout un programme, dans la lignée de Ziegler.
    On est toujours étonné de voir des activistes comme lui, accéder à ce type de poste.
    Remarquez, à part là, je ne vois pas où il pourrait atterrir.

  6. Dieu merci l’ONU n’a aucun pouvoir. Nous sommes dans un cycle de recommunisation qui touche même les USA.

  7. Sachant que la population mondiale est passée de 5Mds à 8 Mds d’habitants depuis 1990, avec le taux d’extrême pauvreté de l’époque (43%), on serait aujourd’hui à 3,4 Mds vivant dans l’extrême pauvreté et non 800 mille.
    Le cas de loin le plus remarquable est celui de la Chine, qui est passée de 83% à 0% d’extrême pauvreté depuis 1990.
    L’Inde est pas mal non plus : de 50% à 5%.
    L’Afrique par contre a encore beaucoup de progrès à faire…
    L’ONU devrait donc s’inspirer du système économique de la Chine et de celui de l’Inde plutôt que des idées de Piquetou (mais pas du système politique chinois, même s’il n’est certainement pas pour rien dans cette réussite économique absolument ahurissante).

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