« Encore un instant monsieur le bourreau », selon la citation apocryphe de Madame du Barry montant à l’échafaud (où elle aurait en fait mordu le bourreau).Les députés ont échappé à la dissolution pour quelques mois, puisque les deux motions de censure déposées contre le gouvernement Lecornu ont été repoussées jeudi. La motion de censure déposée par LFI a été approuvée par 271 députés, à 18 voix de la majorité absolue (289) qui aurait fait chuter le gouvernement.
Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale, qui détenait entre ses mains l’avenir du gouvernement, n’a pas voté la censure, convaincu par la promesse faite quelques jours plus tôt par le Premier ministre de suspendre la réforme des retraites de 2023, ce qui permet au régime par répartition de continuer tranquillement sa marche vers la banqueroute pour raison démographique. Malgré la ligne officielle de leur parti, sept élus socialistes ont néanmoins voté la motion de censure de LFI, aux côtés des députés RN et de l’UDR d’Eric Ciotti. Une seule députée Les Républicains (LR), Martin, et un élu Liot ont aussi voté cette motion – à l’encontre des consignes de vote de leurs partis respectifs – ainsi que deux députés non-inscrits, selon le décompte des voix publié par l’Assemblée nationale. Le PS a toutefois fait valoir que sa non-censure de ce jeudi ne l’engageait pas pour la suite, en clair si on ne lui cède pas sur d’autres points, par exemple la taxe Zucman, il pourrait effectuer le même type de chantage, avec un espoir de gain de cause élevé tant les députés du centre et de droite sont terrorisés à l’idée d’être sanctionnés par les électeurs et soutiendront le gouvernement a tout pris au nom de la stabilité Institutionnelle. Sébastien Lecornu avait appelé les députés à ne pas prendre « en otage le budget », ajoutant que son gouvernement n’avait « pas peur du peuple », devant un hémicycle clairsemé.
L’examen du budget va commencer dès lundi en commission des Finances de l’Assemblée nationale et les débats promettent d’être vifs alors que Sébastien Lecornu a annoncé renoncer à utiliser l’article 49.3 de la Constitution qui a permis de faire adopter sans vote des députés les derniers budgets depuis 2022. Ce débat durant deux mois a de fortes chances d’aboutir à des résultats inattendus pour les uns ou pour les autres.
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2 réponses
Patience mes amis , le fond n’est pas loin.
TOUT PROCHE MËME !!