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mercredi 10 juin 2026

Les bobards climatiques de l’ancien vice-président Al Gore

Temps de lecture : 2 minutes

Il a fait la Une de pratiquement tous les médias. Il a été reçu en grande pompe par de très nombreux chefs d’Etat dont François Hollande, en mai 2015. Ce n’était pas en tant que vice-président des Etats-Unis mais en tant que défenseur de la planète et combattant contre le réchauffement climatique. Une cause pour laquelle il a reçu, avec le Giec, le prix Nobel de la paix. Pourtant, Al Gore a raconté d’innombrables bobards sur le sujet. Cela a fini par se savoir mais sans, pourtant, que les medias ni les politiques ne l’accablent à la mesure de ses erreurs. C’est ce que soutient l’éditorialiste du Wall Street Journal, Kyle Smith, qui rappelle la longue liste de ses prédictions qui ne se sont jamais réalisées.

Dans son livre de 1992, Sauver la planète Terre, Al Gore écrivait que « dans les prochaines décennies, à cause du réchauffement climatique […] jusqu’à 60 % de la population actuelle de la Floride va devoir être relogée. » Or, la population de la Floride en 1992 était d’environ 13 millions d’habitants. Aujourd’hui, elle a presque doublé… Plus de 23 millions de personnes y vivent, et aucune ne court le risque d’être relogée à cause du réchauffement climatique.

Il y a exactement 20 ans, son film « Une vérité qui dérange » était récompensé aux Oscars et encensé partout dans les médias. Or, aucun des scénarios apocalyptiques du film ne s’est réalisé. Il soutenait, entre autres, que dans le Montana, les glaciers du parc national de Glacier allaient fondre en moins de 15 ans. Ils sont toujours là deux décennies plus tard. Autre « vérité » dérangeante annoncée : « D’ici dix ans, il n’y aura plus de neige sur le Kilimandjaro ». Le plus haut sommet d’Afrique est toujours coiffé de blanc. Al Gore a ailleurs laissé entendre que nous avions ignoré les « avertissements selon lesquels les ouragans devenaient plus puissants » en raison du changement climatique, comparant même cette menace à la montée du nazisme dans les années 1930. Il a soutenu que les spécialistes des ouragans avaient été contraints d’inventer une nouvelle catégorie : la catégorie 6. C’était tout aussi faux. Il a prédit la disparition des ours polaires car, à cause du changement climatique, « ils doivent parcourir jusqu’à 96 kilomètres à la nage pour trouver de la glace ». En réalité, leur population a quasiment triplé depuis la fin des années 1960. Le sud de Manhattan allait bientôt être submergé par les eaux… ce n’est pas arrivé bien sûr.

Ce fut un beau chapelet d’erreurs, qu’Al Gore a égrené avec une admirable persistance. Il a eu des héritiers, la « lutte contre le changement climatique » étant devenue un impératif propice aux plus absurdes spéculations, mais peu l’ont dépassé.

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9 réponses

  1. « Une cause pour laquelle il a reçu, avec le Giec, le prix Nobel de la paix. »
    Avec le recul, on peut dire qu’il reçurent le prix Nobel des guignols décroissantistes qui sont hélas toujours actifs dans notre pauvre Europe.

  2. C’est pareil que l’ue libérale et le marché commun accompagnant la désindustrialisation 😉

    Il fait jeune comparé à Attali de 4 ans son ainé !

    Bien à vous

  3. Einstein prétendait que la bêtise humaine est infinie. Nous en avons une merveilleuse démonstration avec cette affaire. Ils sont allés jusqu’à lui donner un Prix Nobel pour le récompenser de l’arnaque que cet escroc a réussi.

  4. « Une vérité qui dérange » était en fait « Un mensonge qui arrange ».
    Et qui arrange beaucoup de monde :
    – les écologistes et autres gauchistes qui peuvent désormais imposer leur idéologie décroissantiste et anticapitaliste au prétexte de la « lutte contre le changement/réchauffement climatique »,
    – les scientifiques de pacotille qui en ont fait leur vache à lait pécuniaire et existentielle
    – les industriels qui font leur beurre avec le développement des énergies « renouvelables » et autres fadaises au titre de la « transition écolo-énergétique ».

  5. J’ai des doutes sur certaines affirmations. Concernant l’ours polaire il est possible que depuis 1960 sa population ait quadruplé mais certaines sources annoncent quand même leur déclin depuis 1994. Pour les glaciers du Montana, des sources américaines, notamment du site, confirme les fontes. Alors que doit on penser de tout cela?

  6. Al Gore était surtout, avant tout, un lobbyiste qui avait investi des millions dans les éoliennes et voulait en vendre un maximum. Dans ce cadre, tout son discours est cohérent. Le truc bizarre, c’est qu’il ait été considéré comme plus que ça.

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