La coopérative d’activité et d’emploi (CAE) est un dispositif original qui offre la possibilité de créer son entreprise sans vraiment le faire. En fait, celui qu’on appelle à tort « l’entrepreneur » crée une activité dont il assure le développement, mais il est « sécurisé » par une structure coopérative qui l’emploie. Celle-ci – Scop (société coopérative et participative), Scic (société d’intérêt collectif) ou coopérative Loi 47 – offre à « l’entrepreneur » – son salarié – des moyens mutualisés (facturation, outils de gestion, etc.). C’est un modèle très proche du portage salarial.
Les Échos nous apprennent que « deux CAE viennent d’annoncer, coup sur coup, leur fermeture : Crescendo, à Flers (Orne), et La Maison de l’Initiative, à Toulouse (Haute-Garonne) ». La directrice de Crescendo, Sylvie Errard, qui s’exprime dans le quotidien économique, avoue que « le désengagement de la région Auvergne-Rhône-Alpes, 140 000 € au titre de l’année 2023, a fait tout basculer : 50% du budget de la CAE provenait de fonds publics ». Pour elle, il est impossible pou les CAE de « se passer de financement public ».
Selon la Fédération des CAE, il existerait plus de 160 CAE en France, comptant 12 000 entrepreneurs qui, en 2024, ont généré un chiffre d’affaires global de près de 320 millions d’euros.
Des chiffres à comparer à ceux des autoentrepreneurs : ils étaient plus de 2,6 millions en 2023 à être administrativement actifs et à générer 27,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Ils ont failli faire les frais de l’abaissement du seuil de franchise en base de TVA. Heureusement, le gouvernement a suspendu le projet tout récemment !
Les autoentrepreneurs ne sont, a priori, pas aidés. Pourquoi les CAE devraient-elles être subventionnées ? Faut-il que les autoentrepreneurs – par exemple, lorsqu’ils payent l’impôt sur le revenu – financent indirectement les CAE sous le seul prétexte qu’elles relèvent du secteur de l’économie sociale et solidaire (forcément paré de toutes les vertus au contraire de l’entreprise capitaliste).
Nous ne le croyons pas. Si ces structures ne sont pas viables sans subventions, elles ne devraient pas exister. Arrêtons de dilapider nos impôts dans des chimères !
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4 réponses
Quelles prélevent ce qui leur manque sur leurs « salariés » !
A partir du moment où la subvention devient un élément récurrent et indispensable du « produit » dans une comptabilité, il faut fermer la boîte, un point c’est tout.
Les auto-entrepreneurs ne sont pas subventionnés? Ah bon ? et l’abattement de TVA, c’est pas une subvention financée par nos impôts ? Alors que les entrepreneur.es en CAE payent de la TVA dès le premier euro facturé…
Double erreur de votre part :
1/ ne pas prélever une taxe n’est pas une subvention. Vous raisonnez comme tous les socialistes qui considèrent que les baisses d’impôt sont des cadeaux.
2/ ne pas soumettre les autoentrepreneurs à la TVA (dans la limite d’un plafond) ne rapporte rien à ceux-ci puisque la TVA est payée par le consommateur final.
Si la TVA au taux normal était à 8,1% comme en Suisse, on pourrait ne pas prévoir d’exonérations…
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Quelles prélevent ce qui leur manque sur leurs « salariés » !
A partir du moment où la subvention devient un élément récurrent et indispensable du « produit » dans une comptabilité, il faut fermer la boîte, un point c’est tout.
Les auto-entrepreneurs ne sont pas subventionnés? Ah bon ? et l’abattement de TVA, c’est pas une subvention financée par nos impôts ? Alors que les entrepreneur.es en CAE payent de la TVA dès le premier euro facturé…
Double erreur de votre part :
1/ ne pas prélever une taxe n’est pas une subvention. Vous raisonnez comme tous les socialistes qui considèrent que les baisses d’impôt sont des cadeaux.
2/ ne pas soumettre les autoentrepreneurs à la TVA (dans la limite d’un plafond) ne rapporte rien à ceux-ci puisque la TVA est payée par le consommateur final.
Si la TVA au taux normal était à 8,1% comme en Suisse, on pourrait ne pas prévoir d’exonérations…