L’Observatoire du groupe bancaire BPCE vient de publier les premiers chiffres de son bilan annuel des défaillances d’entreprises en France. En 2024, 66 422 sociétés ont fait défaut, soit 17% de plus qu’en 2023 (56 601). Selon Alain Tordjman, directeur des études économiques de BPCE qui s’exprimait dans Les Échos, « L’année 2024 est la pire année que l’on ait connue depuis 2010 en termes de défaillances d’entreprises ». Bien sûr, une défaillance ne signifie pas nécessairement la mort de l’entreprise qui peut être reprise par un concurrent, un partenaire voire ses salariés.
Il s’avère que c’est « le cœur du tissu entrepreneurial français qui a été touché » l’année dernière puisque plus de 5 250 PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire employant de 250 à 5 000 salariés) ont été touchées. C’est 51% de plus qu’en 2019, avant la crise de covid. Pour les économistes de BPCE, « La politique du quoi qu’il en coûte a été peu efficace pour les structures de plus de 10 salariés. Lorsque les aides ont été arrêtées, ce sont elles qui ont été le plus touchées ». En effet, dans un contexte économique difficile, le remboursement des prêts garantis par l’État (PGE) accordés pendant la pandémie a des effets délétères.
Pour 2025, les experts de BPCE s’attendent à une nouvelle hausse des défaillances d’entreprises qui pourraient atteindre les 68 000. Ces chiffres sont inquiétants et confirment que l’économie française se porte mal.
Dans ces conditions, il serait judicieux de diminuer les contraintes – fiscales et administratives – qui pèsent sur les entreprises pour leur redonner un peu d’air. Or, le Gouvernement s’apprête à faire tout le contraire. Le nouveau ministre des Finances, Éric Lombard, n’envisage-t-il pas de reprendre à son compte le mécanisme de surtaxe d’impôt sur les sociétés imaginé par son prédécesseur ? Ainsi, les entreprises visées se verraient appliquer un taux d’impôt sur les sociétés (IS) de 30%, voire de 35% pour celles qui font plus de 3 milliards d’euros (Md€) de chiffre d’affaires (CA), au lieu du taux normal de 25%.
Appliquée aux entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de CA, cette surtaxe ne toucherait pas que les grandes entreprises (qui sont à peine 300) mais aussi environ 150 ETI puisqu’au total 440 entreprises seraient concernées.
Le Gouvernement espère 8 Md€ de cette mesure. Mais il ne dit pas combien de nouvelles défaillances d’entreprises elle pourrait entraîner.
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3 réponses
mettez des énarques dans le désert et au bout de 5 ans ils seront obligé d’acheter du sable ailleurs
Ce qu’il y a d’effarant, c’est la surdité et l’aveuglement des chefs d’entreprise eux-mêmes. La solution est pourtant évidente: la Bulle Parens scientiarum, de Grégoire IX, du 13 avril 1231. Je l’ai pratiquée depuis 1968, ça marche.
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3 réponses
mettez des énarques dans le désert et au bout de 5 ans ils seront obligé d’acheter du sable ailleurs
Lombard n’est pas plus réaliste et responsable que ses prédécesseurs! Encore un clown politicien.
Ce qu’il y a d’effarant, c’est la surdité et l’aveuglement des chefs d’entreprise eux-mêmes. La solution est pourtant évidente: la Bulle Parens scientiarum, de Grégoire IX, du 13 avril 1231. Je l’ai pratiquée depuis 1968, ça marche.