En septembre 2012, un biologiste français qui confondait sciences et idéologie avait défrayé la chronique en publiant dans la revue Food and Chemical Toxicology, une étude censée démontrer la nocivité pour les rats de la consommation de maïs transgénique pourvu de résistance au glyphosate ( dont le Roundup). Des photos de rongeurs déformés par les tumeurs accompagnaient l’étude pour ébranler les sensibilités.
En septembre 2012, un biologiste français qui confondait sciences et idéologie avait défrayé la chronique en publiant dans la revue Food and Chemical Toxicology, une étude censée démontrer la nocivité pour les rats de la consommation de maïs transgénique pourvu de résistance au glyphosate ( dont le Roundup). Des photos de rongeurs déformés par les tumeurs accompagnaient l’étude pour ébranler les sensibilités.
Mais cette étude était aussi peu concluante qu’elle avait été médiatisée. L’auteur n’avait convaincu ni la communauté scientifique ni les institutions de sécurité alimentaire. Aussi, pour vérifier ces allégations controversées, les autorités françaises alliées aux autorités européennes ont lancé trois programmes de recherche : les programmes Grace et G-TwYST au plan européen, le programme GMO90+ en France, pour un coût total de 15 millions d’euros. Le sénateur Les Républicains des Vosges, M. Daniel Gremillet, s’était inquiété auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, début août 2018, de l’absence d’informations sur les résultats de ces études. La réponse du ministre, le 13 septembre, s’est avérée sans ambiguïté : « Les deux projets européens GRACE et G-TWYST sont terminés et les résultats sont publiés sur les sites internet respectifs des projets. Aucun effet des maïs MON810 et NK603 sur la santé n’a été mis en évidence par les études de toxicité sur les rats conduites dans le cadre de ces projets ».
Il manquait encore les conclusions du troisième projet financé par la France sous le nom de GMO90, qui se proposait d’optimiser le caractère prédictif du test de toxicologie sub-chronique à 90 jours chez le rat, utilisé pour évaluer la toxicité de composés chimiques. Cette étude inédite, beaucoup plus complète et beaucoup plus sérieuse que les autres, a été réalisée par un consortium de recherche piloté par l’Inra et impliquant de nombreux partenaires dont l’Inserm. Elle a été publiée le 10 décembre dans la revue Toxicological Sciences. Comme le fait savoir l’INRA, elle conclut qu’un régime alimentaire à base de maïs transgénique MON 810 ou NK603 n’affecte pas la santé et le métabolisme des rats : « Pendant six mois, des rats ont été nourris avec un régime contenant soit du maïs OGM (MON 810 ou NK603) soit du maïs non OGM, à différentes concentrations. Les chercheurs, par les techniques de biologie à haut débit, n’ont identifié aucun marqueur biologique significatif lié à l’alimentation au maïs transgénique. De même, ils n’ont observé aucune altération anatomo-pathologique du foie, des reins ou de l’appareil reproducteur des rats soumis aux régimes contenant ces OGM. Ces travaux ne mettent pas en évidence d’effet délétère lié à la consommation de ces deux maïs OGM chez le rat même pour de longues périodes d’exposition ».
Le journal Le Monde du 14 décembre est bien obligé de reconnaître, avec un chercheur qui n’a pas participé à ces travaux, qu’ « il y a maintenant assez de preuves pour conclure que les OGM tolérants au Roundup n’ont pas d’effet sur la santé ». Mais avec une parfaite mauvaise foi, cet auteur et Le Monde avec lui considèrent néanmoins que « cela n’élimine pas les questions sur la toxicité du Roundup lui-même ». Pourtant, les chercheurs qui ont mené l’étude ont constaté qu’il y avait du glyphosate dans les huit régimes alimentaires testés et qu’aucune des populations de rats n’en ont souffert.
Pour le moins, cette histoire de rats mériterait une fable de La Fontaine pour accabler les écologistes qui s’enferment dans leur idéologie pour chercher, contre l’évidence, à démontrer l’indémontrable. Le biologiste Gilles-Eric Séralini, de l’université de Caen, qui a publié l’étude tronquée de 2012, s’est peut-être inspiré du professeur soviétique Lyssenko qui avait truqué ses expériences pour prouver que les caractères acquis se transmettaient, à l’encontre de ce que soutenait Darwin. Il travaillait à la solde du pouvoir communiste qui aurait tellement aimé pouvoir former de petits marxistes parfaits et les reproduire à la chaine. L’idéologie est mauvaise conseillère dans la recherche de la vérité. Souhaitons que M Séralini supporte sa honte mieux que ne l’a fait cet autre biologiste dont Arthur Koestler a raconté l’histoire dans L’étreinte du crapaud, l’autrichien Kammerer, socialiste et pacifiste, nommé à la fin de sa vie à l’Académie communiste des sciences de Moscou, qui avait lui aussi prétendu être capable d’apporter la preuve de l’hérédité des caractères acquis avant d’être accusé de fraude par un de ses collègues et de se suicider comme une reconnaissance officielle de sa turpitude.
En attendant, essayons de faire en sorte que l’humanité ne se suicide elle aussi dans sa course stupide qui consiste à ruiner la société pour sauver la terre de périls qu’elle ne connaît pas ni ne maitrise. L’histoire des rats, des OGM et du glyphosate devrait être enseignée dans les écoles comme une dénonciation de la tromperie écologique.
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