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lundi 20 avril 2026

Les finances des collectivités continuent de se dégrader : le déficit est de 14,1 milliards d’euros

Temps de lecture : < 1 minute

Les premières perspectives financières des collectivités sont tombées : selon le rapport de la Cour des comptes, en 2025, le déficit prévu s’élève à 14,1 Md d’euros (0,5 % du PIB), soit une dégradation de 2,7 Md d’euros par rapport à 2024. Elle viendrait de ce que les recettes ont au total mois augmenté (2,4%) que les dépenses de fonctionnement et d’investissement (3,3%).

En 2024, le déficit des administrations publiques a atteint 169,6 Md d’euros, soit 5,8 % du PIB. Les collectivités locales n’en représentent qu’une part, mais leur situation s’est fortement détériorée : alors qu’elles étaient encore excédentaires en 2021 et 2022, puis leurs besoins pour se financer sont passés de 5 Md d’euros en 2023 puis de 11,4 Md d’euros en 2024 (0,4 % du PIB).

Les finances des collectivités restent dans le rouge

En 2024, les dépenses de fonctionnement des collectivités ont progressé de 4,1 %, après une hausse de 5,9 % en 2023. Les dépenses d’investissement ont, quant à elles, augmenté de 6,8 %, contre 6,7 % l’année précédente. Sur les huit premiers mois de 2025 (janvier-août), la hausse globale des dépenses de fonctionnement et d’investissement s’est provisoirement ralentie par rapport aux années précédentes, même si les dépenses de personnel et d’achats de biens et de services ont continué d’augmenter, respectivement de 2,1 % et 2,8 %.

Même si les dépenses ont ralenti, les finances des collectivités restent dans le rouge. Cela confirme que les alertes de l’Iref, l’année dernière, n’étaient pas vaines. Plusieurs mesures, telles que la maîtrise des dépenses et la simplification du millefeuille territorial, restent essentielles pour redresser la situation.

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5 réponses

  1. Bonjour à tous, je me permets d’éclairer certains points. Etant donné que je travaille en mairie, je tiens à dire que la plupart des collectivités tiennent leur budget contrairement à l’Etat. Le budget fonctionnement est toujours sain. Une partie d’ailleurs est injectée dans le budget investissement.
    Il faut remarquer qu’il y a eu en janvier 2025 une hausse non négligeable du taux de cotisation employeur sur la CNRACL (on passe de 31.650 à 34.650), cette hausse s’applique également sur la NBI. Pour un simple agent C2, à 2 000eu brut, on passe de 985eu à 1103.62eu de charge patronale par mois! augmentation de 12%. Cela pèse beaucoup dans le fonctionnement d’une collectivité, non? Et cette hausse va continuer. Les mairies ne l’ont pas vu venir.
    Pour ma part, j’estime que les mairies ne font pas assez d’effort dans la réduction des coûts de fonctionnement, charges habituelles. Par exemple, dans les petites mairies, moins de 1000 habitants, il n’est pas rare de voir un abonnement internet avec location de téléphone pour 150 voire 200eu par mois alors que l’on peut être à 60eu. La préfecture, l’Etat, devrait davantage contrôler et cadrer les dépenses.
    Mais surtout, SURTOUT, la philosophie des collectivités est malsaine car l’offre crée la demande, ou plutôt la subvention crée la dépense, c’est à dire que si l’on peut avoir une subvention (Etat, département, Region etc) et bien…on la demande! et pour la demander, on fait des investissements, des travaux. Etant donné que les travaux peuvent être subventionnés à 80% HT, on y va . L’Etat, à mon avis, et les administrés, devraient davantage pouvoir contrôler et encadrer des opérations qui ne sont pas toujours justifiées et qui certaines fois sont les simples désirs du Prince, en l’occurrence l’élu qui n’a pas, en général dans les petites communes, d’opposition.
    Même pour une petite commune, il y a parfois, beaucoup d’argent dépensé…pour rien ou presque rien…Cela m’attriste.

    1. On pourrait ajouter que les APL sont généralement répercutées à 80% sur le montant des loyers, mais cette aide censée « responsabiliser » les locataires trop demandeurs en HLM était en fait un cadeau électoral à une classe d’âge ayant profité de conditions de crédit miraculeuses permettant de devenir multi-propriétaire dès 35 ans (l’accélération de l’inflation des années 70 allégeant d’année en année le poids des mensualités de prêts à taux fixes contractés avant le choc pétrolier).

    2. Bonjour,
      Merci pour votre commentaire très pertinent, qui souligne d’autres problématiques qu’il est urgent de régler pour le bien des comptes publics.

  2. Très juste! Et les feux d’artifice toujours plus grandioses pour enrichir les Chinois.
    Je pensais que c’était pour les enfants.

  3. Moi je me permet d’éclairer un point. Quand je fais mon footing je croise régulièrement des employés municipaux chargés de l’entretien des espaces verts et mes observations sont les suivantes:
    – 3 personnes , une qui travaille les deux autres qui regardent.
    – les 3 font leur pose et se mettent subitement au travail quand je passe!
    Il faudra qu’on m’explique l’intérêt d’avoir des « jardiniers fonctionnaires »… Merci Giscard! (quel imbécile celui là!)

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