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samedi 18 avril 2026

En 2025, les recettes fiscales ont progressé plus de trois fois plus vite que la richesse nationale

Temps de lecture : 2 minutes

Selon la dernière publication de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), les recettes fiscales nettes collectées par l’administration atteignent 610 milliards d’euros (20 % du PIB) en 2025, contre 570 milliards en 2024, soit une hausse de 7,1 % en un an. C’est élevé, d’autant plus que  le PIB nominal n’a augmenté, lui, que de 2 % la même année. Autrement dit, les recettes fiscales ont progressé plus de trois fois plus vite que la production de richesse nationale, un record hors période Covid depuis 10 ans.

L’économie souffre du poids de la fiscalité, et c’est logique. À périmètre constant, les sommes collectées par la DGFiP représentent désormais 20,5 % du PIB, soit 1,5 point de plus qu’en 2024. Là aussi, il s’agit du niveau le plus élevé depuis une décennie hors période Covid.

Les recettes fiscales sont passées de 424 milliards d’euros en 2015  à 593 milliards en 2025, soit une hausse de près de 40 % en dix ans. Leur croissance annuelle moyenne (3,1 %) est supérieure à celle du PIB nominal (3,0 %) sur cette même période. Entre 2024 et 2025, certaines recettes connaissent même de véritables envolées. Les taxes sur la consommation d’électricité et de gaz passent ainsi de 6,8 à 11,8 milliards d’euros, soit +73,7 %. La taxe sur les transactions financières bondit de 1,3 à 2,5 milliards, soit +89,7 %. D’autres prélèvements ont progressé fortement aussi, comme les accises sur le tabac et l’alcool (+17,6 %).

Quant aux impôts sur le revenu des ménages et des sociétés, leur croissance est vertigineuse : +10,4 % en 2025. L’impôt sur le revenu atteint 94,9 milliards d’euros et l’impôt sur les sociétés, 61,8 milliards. La TVA reste de loin la principale ressource fiscale, avec environ 211,7 milliards d’euros, à peu près un tiers des recettes totales.

À cela s’ajoutent de nouvelles contributions introduites par la loi de finances 2025 : la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (7,5 milliards d’euros), la contribution différentielle sur les hauts revenus (0,4 milliard) et la taxe sur les rachats d’actions (0,5 milliard).

Ces recettes peuvent peut-être contribuer modestement à réduire le déficit, mais elles ne relèvent pas d’une vision efficace sur le long terme. La seule stratégie valable serait que la France, avant tout, stimule la création de richesses. Il serait opportun de revoir à la baisse ces niveaux record de prélèvements pour redevenir un pays prospère.

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8 réponses

  1. Réduire un déficit budgétaire qui s’élève à 40% (rapport entre les dépenses et les recettes) je souhaite bon courage !

  2. Ce qui est révoltant, c’est que ces recettes additionnelles vont certainement financer encore plus de gaspillages, dépenses inutiles et favoririsme au lieu de réduire la dette et améliorer les services régaliens. La révolution s’approche et surprendra toute la population, elle tombera brutalement sans avertissement.

  3. Comme déjà dit la France est devenue un Pays d’assistés, de fainéants de mendiants, surtout de voleurs l’Etat en tête mais pas que tous les opérateurs dans tous les domaines en font parti, et une minorité qui trime encore pour gaver toute cette mer d’eux Républicaine. Ce n’est pas ainsi que l’on fait un pays d’avenir.

  4. On le sait : la France est plombée par sa fiscalité qui tue la croissance économique. Au lieu de courrir vers de nouvelles taxes, l’Etat ferait mieux de faire des économies dans son budget. La France ne souffre pas d’un manque de recettes fiscales mais de trop de dépenses publiques. Mais qui osera réduire l’Etat nounou ? Et surtout qui pourra être élu pour le faire ?

  5. Autant que je sache, dans le calcul du PIB, lorsque la part de richesse créée par l’Etat ne peut être calculée, elle est considérée comme égale aux dépenses afférentes.
    Mais avec la multiplication des dépenses inutiles (en particulier les salaires qui ne produisent rien, ou pire qui freinent la production de richesse), l’augmentation du PIB ne correspond à rien.
    Ceci s’applique aux 2% de 2025

  6. Comment ? Comment ? On nous aurait donc menti ? Pas malin à la veille des élections , isn’t it ?

  7. Comme on peut le constater aux résultats des élections minicipales cela n’empêche absolument pas les français de voter à gauche, et même pour LFI malgré l’antisémitisme et le meurtre d’un jeune homme. Le PIB des français est maintenant inférieur à la moyenne européenne, mais ils votent pour plus d’impôts et de gaspillage de leur argent !

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