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mercredi 11 mars 2026

En 2024, la France a connu la plus forte hausse des dépenses publiques depuis 10 ans (hors période covid)

Temps de lecture : 2 minutes

Sans surprise, les données provisoires en France ont révélé une hausse des dépenses publiques en 2024, la plus forte depuis 10 ans hors période Covid par rapport à l’année précédente. Les dépenses publiques ont augmenté de 4,0 % par rapport à 2023, plus vite que le PIB en valeur (3,3 %), et représentent 57 % du PIB, pour atteindre 1 672 milliards d’euros.

Cette progression est largement imputable à la protection sociale hors santé, qui demeure de loin le premier poste de dépenses. En 2024, elle s’élève à 693 milliards d’euros, soit 41 % de l’ensemble des dépenses, en hausse de 35 milliards d’euros sur un an. Les retraites jouent un rôle central dans cette dynamique, avec une augmentation de 23 milliards d’euros, soit une progression de 6,2 %.

Les dépenses de santé poursuivent également leur trajectoire ascendante, avec une hausse de 11 milliards d’euros (+4,6 %). Tout comme l’enseignement : 7 milliards d’euros supplémentaires (+5 %), en raison notamment des revalorisations des enseignants et des investissements dans les infrastructures scolaires. La charge de la dette continue d’augmenter, de manière importante (+13,8 % en 2024), sous l’effet de la remontée des taux d’intérêt et de la dette publique croissante. Par ailleurs, les dépenses de défense connaissent une hausse dans un contexte géopolitique difficile.

Sur une période de dix ans, la tendance est encore plus révélatrice. Entre 2014 et 2024, les dépenses publiques ont progressé de 32 % en valeur, passant de 1 266,6 milliards à 1 672 milliards d’euros. La protection sociale a augmenté de 165 milliards d’euros sur cette période, bien que sa part dans le PIB ait légèrement reculé de 0,7 point. À l’inverse, la part des dépenses de santé a progressé, tant dans le PIB (+0,6 point) que dans l’ensemble des dépenses publiques (+1,3 point).

Bien évidemment, nous ne serons pas étonnés par ces résultats. Depuis dix ans, la France se situe toujours sur le podium des dépenses publiques les plus élevées, notamment en Europe. Observer leur évolution permet de dresser un constat sévère : nos responsables politiques n’ont pas réagi alors qu’il était encore temps et, pire encore, l’augmentation des dépenses a été la plus forte en 2024 par rapport à l’année précédente, un record depuis dix ans.

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11 réponses

  1. Même durant la période du Covid les mêmes en ont grassement profité des grosses largesses publiques pour se goinfrer sans trop se fatiguer, et le « télétravail » n’y est pas pour rien, cela aide bien comme excuse. Tous bien trop nombreux en commençant par toutes ces trop nombreuses écoles administratives chaque grande ville voulant la sienne et qui sortent des milliers de ripoux chaque année tous à chercher des places sans aucune responsabilité, grassement payés et avec de belles rentes à vie à la clé. La fin de ce cycle n’est pas pour demain.

    1. La dépense sociale représente 32% du pib ( essentiellement pensions de retraite puis santé….) mais rares sont les retraités qui en ont pleinement conscience et préfèrent d autres bouc-emissaires!!!!!
      Regarder ailleurs est une grande spécialité gauloise!!!!

      1. On paie aujourd’hui les décision communiste d’après guerre, comme quoi l’action politique à des conséquences qui dépasse largement les mandats des escrocs bonimenteurs qui nous gouvernes. Pour se faire élire aujourd’hui ces charlatans condamne des génération à ramer pour éponger leur décisions stupide. Il en sera de même pour les politiques écologistes idéologiques qui seront trainé comme autant de boulets par nos petit et arrière petite enfants.

        1. Vous ne pouvez pas vous contenter de regarder confortablement ailleurs
          Les escrocs bonimenteurs sont élus par nos bons vieux franchouillards qui ne veulent pas remettre en cause les nombreuses décisions obsolètes du CNR

      2. Les gaulois manquent clairement de finesse d’analyse. Plutôt que de cibler les retraités, commencez par faire une distinction entre les retraités du publique et ceux du privé. Les caisses de retraite du privé AGIRC et ARRCO sont excédentaires. A l’inverse, la participation du budget de l’Etat pour les retraites du public ne cesse d’augmenter ; ainsi elle est passée de 78% en 2025 à 82% pour 2026 pour combler le trou qui se creuse. Du reste, alors que Macron avait promis de réduire le nombre de fonctionnaires du public de 120 000, il en a embauché 180 000 de plus… autant de retraités en puissance pour lesquels il faut cotiser dès à présent.

        1. Les caisses de retraite du privé sont des complentaires, par contre la secu du régime général est bien en déficit privé comme publique autour de 70 a 80 milliards ce qui comprend toutes les subventions étatiques pour les fonctionnaires de 60 a 70 milliards

  2. Je souhaiterais savoir avec précision le coût réel total pour l’état des retraites des fonctionnaires. Mes recherches n’aboutissent pas avec certitude ?? Par ailleurs, le coût des retraites du secteur privé ne serait pas déficitaire, sauf erreur !? Merci par avance.

  3. Il faudrait être plus précis sur les retraite, avec quelques questions ?
    Par exemple, les retraites AGIRC ARRCO ne sont ( sauf erreur) pas comptabilisées comme dépenses publiques et elles sont ( sauf erreur) statutairement à l’équilibre.
    La part publique des retraites du privé ( CNAV) est elle à l’équilibre, de même celles des professions libérales et des indépendants ?
    Quelle part est couverte par les cotisations ? Il faudrait avoir une vision claire des déficits et des excédents par typologie de retraite.
    Est-il vrai également qu’au delà des cotisations , l’Etat est obligé de fournir sur son budget une subvention d’équilibre annuelle de quelques dizaines de milliards pour assurer l’équilibre des retraites des fonctionnaires qui constituerait « un gros morceau » ?
    Etc…
    Tant que ce type de précisions ne sera pas clairement apporté, on restera dans le brouillard.
    Peut-être d’ailleurs que ce brouillard est voulu …..

  4. La solution est de faire venir Milei avec sa tronçonneuse, voyez comme l’économie argentine s’est redressée en peu de temps
    C’est curieux cet autisme de nos gouvernants et administrations de ne jamais faire de réformes de structure surtout que c’était le moment, macron n’etant pas reeligible il ne risquait pas l’impopularite
    N’en a t’il jamais été capable ? N’ayant pas la stature d’un chef d’état
    La réponse est peut-être toute simple, leur but étant simplement de défendre leur beefsteak et leurs privilèges

  5. Il me semble que cet article aurait gagné en qualité si dans l’approche de la progression des dépenses sociales , des retraites notamment, on avait précisé qu’en dix ans de 2017 à 2026 l’inflation cumulée représente plus de 22% et que la retraite des fonctionnaires a augmenté elle aussi de 22 % mais par contre que la retraite de ces derniers pèse de plus en plus lourd car d’un niveau beaucoup plus élevé que dans le privé . Sauf erreur un fonctionnaire part avec un revenu de remplacement de l’ordre de 85 % alors qu’un employé du privé se contente de 64 % . Et je ne parle pas des cadres de la fonction publique qui peuvent toucher plus de 100 %

  6. Euh… Focalisés sur « Retraite » ok.. Mais quelle est cette dépense « autre » signalée en jaune, qui a été très élevée quand les dépenses étaient réduites en 2022 ??? Comme si on disait « profitons en, on n’a pas trop dépensé cette année, on peut se servir  » ???. On dirait que cette figure jaune varie suivant le chiffre des dépenses « habituelles ». Comme un effet de vase communicant…

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