Accueil > Les pendules à l'heure > Depuis 1990, la part du financement de la sécurité sociale en France a progressé de 6 points de PIB, un record parmi les pays de l’OCDE
Alors que le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2026 a été voté à l’Assemblée nationale le 9 décembre, l’équilibre de notre protection sociale est de plus en plus alarmant. Nous savons déjà que la sécurité sociale est dans le rouge, comme l’a rappelé à maintes reprises Contrepoints. Pourtant, l’effort financier consenti par la France pour cette dernière a connu une progression spectaculaire depuis plus de trois décennies, menant à des résultats qui ne cessent de se dégrader.
Pour un souci de comparaisons internationales, référençons-nous à la dernière étude de l’OCDE. En 1990, le financement des prestations de sécurité sociale représentait 18,6 % du PIB, un niveau déjà parmi les plus élevés des pays de l’OCDE. Cette proportion a atteint 24,6 % en 2023, soit une augmentation de 6 points de pourcentage, la plus forte de tous les grands pays européens. À titre de comparaison, l’Allemagne est passée de 14,2 % à 15 %, l’Italie a légèrement augmenté de 11,9 % à 12,3 %, et les pays nordiques ont connu des variations modestes sur la même période. Les Pays-Bas avaient brièvement dépassé la France en 2000, mais depuis, la France a largement repris la tête. Seule la Corée a enregistré une augmentation comparable, de 1,8 % à 7,9 % du PIB, mais ces niveaux restent largement inférieurs à ceux de la France.
En valeur nominale, la progression est tout aussi spectaculaire. Toujours selon la dernière étude de l’OCDE, le total des cotisations de sécurité sociale est passé de 191,1 milliards d’euros en 1990 à 413,5 milliards en 2023, soit une augmentation de 116 % en 33 ans. Cette augmentation est portée principalement par les employeurs, dont les contributions ont bondi de 118 à 281 milliards (+138 %) en 33 ans, mais aussi par les salariés, dont les cotisations sont passées de 57,3 à 100,8 milliards (+76 %).
En clair, ces chiffres montrent que l’augmentation des dépenses sociales en France n’est pas un phénomène récent, elle est structurelle et continue depuis plus de 30 ans, étouffant largement les contributeurs à notre croissance économique. Il est essentiel de garder à l’esprit cette trajectoire historique qui soutient la Sécurité sociale. Et alors que le déficit de la Sécurité sociale atteint 23 milliards en 2025, force est de constater que son système n’est plus soutenable. Il est plus que temps de penser à la privatisation.
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4 réponses
Depuis le 1er choc pétrolier (1973/74), nos dirigeants, droite et gauche confondues (même-si la gauche a une responsabilité plus lourde que la droite avec la grande cassure de 1981), ont commis une double erreur fatale pour notre compétitivité et notre capacité à créer de la richesse : ils ont promu un « modèle » économique fondé sur la consommation financée par des aides sociales dispensées sans discernement, ils ont ouvert nos frontières à une immigration familiale, du sud, dont notre économie qui ne crée plus d’emplois, n’a évidemment pas besoin, immigration débridée qui plombe nos entreprises et les actifs…La machine à perdre s’accélère avec le budget social qui vient d’être voté puisque le PS est maître du jeu et tient MACRON par la barbichette, lequel MACRON s’accroche désespérément à son petit siège, comme les députés PS et autres, s’accrochent aux leurs…Et tant pis si les entreprises, les actifs et la FRANCE sont sacrifiés sur l’autel de ces misérables combinazionni !
L’état fait payer cher aux consommateurs les bienfaits qu’il leur octroie. L’UFC Que Choisir note que les « aides » aux économies d’énergie sont répercutées dans les factures payées. « Via le mécanisme des certificats d’économies d’énergie (CEE), l’État oblige les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, fioul, carburants…) à financer des actions et des travaux en faveur des économies d’énergie. En publiant ses 13 lignes directrices à l’été 2024, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) n’avait pas prévu que les fournisseurs puissent répercuter ces éventuelles évolutions sur la facture de leurs clients dans leurs offres à prix fixe : les fournisseurs peuvent désormais intégrer l’ensemble des évolutions réglementaires, y compris celles liées aux CEE, dans la part variable de leurs offres à prix fixe ».
Les dettes se creusent quand ceux qui financent, en bombant le torse et se gargarisant de « protéger les Français », utilisent l’argent de ceux qui n’ont aucun droit de regard et sont en réalité écrasés d’impôts et prélèvements en tous genres. Le pompon est atteint quand on entend « Les Français sont attachés à leur système de protection ». Ben non, ils n’ont en fait juste pas le choix.
Assurance santé et retraite doivent impérativement être privatisés.
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4 réponses
Depuis le 1er choc pétrolier (1973/74), nos dirigeants, droite et gauche confondues (même-si la gauche a une responsabilité plus lourde que la droite avec la grande cassure de 1981), ont commis une double erreur fatale pour notre compétitivité et notre capacité à créer de la richesse : ils ont promu un « modèle » économique fondé sur la consommation financée par des aides sociales dispensées sans discernement, ils ont ouvert nos frontières à une immigration familiale, du sud, dont notre économie qui ne crée plus d’emplois, n’a évidemment pas besoin, immigration débridée qui plombe nos entreprises et les actifs…La machine à perdre s’accélère avec le budget social qui vient d’être voté puisque le PS est maître du jeu et tient MACRON par la barbichette, lequel MACRON s’accroche désespérément à son petit siège, comme les députés PS et autres, s’accrochent aux leurs…Et tant pis si les entreprises, les actifs et la FRANCE sont sacrifiés sur l’autel de ces misérables combinazionni !
L’état fait payer cher aux consommateurs les bienfaits qu’il leur octroie. L’UFC Que Choisir note que les « aides » aux économies d’énergie sont répercutées dans les factures payées. « Via le mécanisme des certificats d’économies d’énergie (CEE), l’État oblige les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, fioul, carburants…) à financer des actions et des travaux en faveur des économies d’énergie. En publiant ses 13 lignes directrices à l’été 2024, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) n’avait pas prévu que les fournisseurs puissent répercuter ces éventuelles évolutions sur la facture de leurs clients dans leurs offres à prix fixe : les fournisseurs peuvent désormais intégrer l’ensemble des évolutions réglementaires, y compris celles liées aux CEE, dans la part variable de leurs offres à prix fixe ».
Les dettes se creusent quand ceux qui financent, en bombant le torse et se gargarisant de « protéger les Français », utilisent l’argent de ceux qui n’ont aucun droit de regard et sont en réalité écrasés d’impôts et prélèvements en tous genres. Le pompon est atteint quand on entend « Les Français sont attachés à leur système de protection ». Ben non, ils n’ont en fait juste pas le choix.
Assurance santé et retraite doivent impérativement être privatisés.
Peut-être pour marquer plus « le coup » aurait-il fallu parler en pourcentage de PIB au lieu de points. En pourcentage l’augmentation est de 32.2%.