C’est l’un des chiffres qui ressort du dernier rapport de la Cour des comptes concernant l’hôpital français et qui assène un coup à notre système de santé, le meileur du monde selon les ardents défenseurs de la carte vitale. Selon la Cour, les infections contractées dans les établissements de santé sont à l’origine d’environ 4 000 décès directs par an, soit davantage que la mortalité routière ! Le nombre de morts sur les routes s’élevait à 3 260 en France métropolitaine en 2025.
Aussi, la Cour soulève le fait que les « événements indésirables survenant dans les établissements de santé et ayant des conséquences graves pour les patients (décès, mise en jeu du pronostic vital, survenue probable d’un déficit fonctionnel permanent) » sont « largement sous-déclarés ». Elle ajoute qu’entre 160 000 et 375 000 événements de cette nature surviendraient chaque année au cours de séjours hospitaliers.
Le coût financier est élevé : en se basant sur les données de l’OCDE, la Cour affirme que la réparation des préjudices évitables en France s’élèverait à plus de 11 milliards d’euros et celle du préjudice relatif aux soins inutiles ou à faible valeur à 22 milliards d’euros.
L’administration hospitalière française, qui est l’une des plus importantes en Europe, n’aide pas à mieux soigner. Elle est au contraire, un poids. Il serait peut-être temps d’interroger notre « modèle » social et de santé, et de regarder puis copier ce qui fonctionne à l’étranger, comme en Suisse, en Allemagne ou aux Pays-Bas. Une réelle réforme de la santé publique devra débureaucratiser et libéraliser la médecine et nos hôpitaux, afin de permettre une meilleure offre de soins.
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6 réponses
Mon commentaire peut paraître faire un peu de la provocation. Comparer les morts à l’hôpital avec les accidentés de la route ne tient pas tellement du principe de cause à effets. Où classe t’on les accidentés de la route qui sont hospitalisés et qui en meurt suite à leurs blessures ou d’infection suite à une opération?
Et si on pousse la provocation, combien maladies nosocomiales auraient pu être évitées si on continuait à se tuer sur les routes comme dans les années 70? (18.000 tués par an en 1972, le code de la route étant bien plus laxiste, les voitures bien plus dangereuses et bien des croisements dangereux ont été remplacés par des ronds-points dont la construction est une assurance juridique pour les élus locaux contre des chauffards fuyant leurs responsabilités.
On peut effectivement prendre la chose dans l’autre sens. Le problème des infections nosocomiales ne vont pas aller dans le bon sens et pas qu’en France mais aussi en Suisse où les produits désinfectants pour les plaies et pour les nettoyages d’entretien des hôpitaux se heurtent à des bactéries multi- résistantes.
Il est difficile à tirer des conclusions car on a d’un côté une population qui vieillit et de l’autre des jeunes tendant à se concentrer dans les grands centres urbains et risquant donc bien moins de s’écraser contre un platane en sortie de boite de nuit que dans les années 70/80.
Question : Ce diagnostic est-il vrai dans d’autres pays ?
Je n’ai pas la réponse mais pour les deux hôpitaux allemands que je connais il semblerait que, si ce problème existe également, son importance est bien moindre.
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6 réponses
Mon commentaire peut paraître faire un peu de la provocation. Comparer les morts à l’hôpital avec les accidentés de la route ne tient pas tellement du principe de cause à effets. Où classe t’on les accidentés de la route qui sont hospitalisés et qui en meurt suite à leurs blessures ou d’infection suite à une opération?
Et si on pousse la provocation, combien maladies nosocomiales auraient pu être évitées si on continuait à se tuer sur les routes comme dans les années 70? (18.000 tués par an en 1972, le code de la route étant bien plus laxiste, les voitures bien plus dangereuses et bien des croisements dangereux ont été remplacés par des ronds-points dont la construction est une assurance juridique pour les élus locaux contre des chauffards fuyant leurs responsabilités.
On peut effectivement prendre la chose dans l’autre sens. Le problème des infections nosocomiales ne vont pas aller dans le bon sens et pas qu’en France mais aussi en Suisse où les produits désinfectants pour les plaies et pour les nettoyages d’entretien des hôpitaux se heurtent à des bactéries multi- résistantes.
Il est difficile à tirer des conclusions car on a d’un côté une population qui vieillit et de l’autre des jeunes tendant à se concentrer dans les grands centres urbains et risquant donc bien moins de s’écraser contre un platane en sortie de boite de nuit que dans les années 70/80.
Les Français ont plus de RISQUES de mourir…
Question : Ce diagnostic est-il vrai dans d’autres pays ?
Je n’ai pas la réponse mais pour les deux hôpitaux allemands que je connais il semblerait que, si ce problème existe également, son importance est bien moindre.