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jeudi 2 juillet 2026

Les gauchistes inventent le « droit à la suspension du loyer » pour raison de canicule

Temps de lecture : 2 minutes

Pour la gauche et plus encore la gauche de la gauche, il ne faut pas travailler au-delà d’une certaine température ; les salariés doivent bénéficier d’un « congé climatique », etc. La dernière lubie, c’est la possibilité de ne pas payer son loyer. La canicule a bon dos !

Une campagne, fortement médiatisée comme souvent avec les associations très à gauche, a été lancée le 27 juin par Droit au logement et la Fondation pour le logement (ex-Fondation abbé Pierre…) : « Pas de volets, pas de loyer ! » et ce, « face au mépris des gouvernements, des propriétaires et des médias » (donc sans doute pas assez à gauche).

La pétition considère que « tous les logements devraient avoir des stores, des volets en bois, la possibilité de ventiler la nuit et des brasseurs d’air ». Nos lecteurs auront relevé qu’il n’est pas fait mention de la climatisation… L’objet est aussi d’interdire la possibilité de la relocation de 700.000 « passoires thermiques » souhaitée par le gouvernement.

En conséquence, la pétition entend créer un « droit à la suspension du loyer pour les locataires dont le logement est invivable car dépourvu d’équipements de base contre la chaleur ». Et elle prône la participation à la « grève des loyers » et le soutien des grévistes. Jadis, on appelait à la grève générale pour faire chuter le capitalisme ; aujourd’hui, on se contente de défendre une mesure (évidemment) illégale…

Selon une étude citée par Le Figaro Immobilier (30 juin 2026), 43 % des logements seraient dénués de volets ou de stores extérieurs. Mais ce qu’obombre la pétition, c’est que les propriétaires ne sont le plus souvent pas libres de faire ce qu’ils veulent, soumis qu’ils sont soumis à un règlement de copropriété. Se posent aussi des problèmes esthétiques car il est difficilement concevable de doter de certains équipements des bâtiments classés ou situés dans un périmètre classé. De plus, les diagnostics de performance énergétique (DPE), qui continuent de faire beaucoup de dégâts, s’intéressent au froid, mais pas à la chaleur. Enfin, les locataires en place connaissent parfaitement l’existence des canicules et les équipements de leur logement. Or, chacune des parties est tenue de respecter les stipulations du bail signé, comme pour tout contrat.

Ce qui agacera le juriste, c’est cette volonté systématique des hommes de gauche et tout particulièrement d’extrême gauche d’inventer à tout va des « droits à », qui s’analysent comme des droits-créances sur la société aux frais des contribuables.

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