Comparées à celles d’une dizaine de pays développés, les statistiques françaises sur l’évolution du PIB/hab, l’endettement, les dépenses publiques, les prélèvements obligatoires montrent un déclin économique incontestable de notre pays depuis plus de quarante ans.
Les causes de ce déclin sont ignorées, car nos dirigeants politiques préfèrent propager des idées fausses, ce qui leur évite de remettre en cause leurs convictions erronées.
Dans les années 30, la guerre à venir était prévue comme celle de 1914, une guerre de tranchées. D’où la ligne Maginot qui devait nous en protéger, alors qu’en 1940 ceux qui misaient sur les avions et les tanks ont gagné.
« Le réchauffement climatique est le risque principal qui menace l’humanité, car le CO2 émis par la combustion des combustibles fossiles réchauffe le climat et provoque des catastrophes ». D’où la politique de décarbonation. Celle-ci a ruiné nos finances publiques par un excès de subventions, a commencé à détruire l’industrie automobile européenne, a surchargé de normes nos entreprises, a doublé le prix de l’électricité, a interdit la location de logements peu calfeutrés et la recherche de gisements d’hydrocarbures existant sous nos pieds. Mais tandis que l’Europe se ruine dans sa politique de lutte contre le carbone, le reste du monde reste, légitimement, plus prudent.de l’ONU en soif de pouvoir, y croient encore et propagent ces idées fausses.
« La concurrence déloyale des pays à bas salaires et à faibles normes est un risque majeur ». D’où le protectionnisme, qui doit nous protéger de la Chine, de l’Inde, de la Corée, de Singapour, qui exportent des produits et des services qu’ils produisent mieux que nous et se sont ainsi développés plus vite que nous. A notre protectionnisme ils répondent de même, freinant nos exportateurs, qui devraient pourtant profiter de leurs avantages comparatifs. Le protectionnisme empêche les efforts d’adaptation des plus faibles de nos entreprises et bloque les meilleures dans leurs exportations. Se protéger de la concurrence étrangère prétendument déloyale, c’est se tirer une balle dans le pied.
« Il y a deux sortes de capitalistes : les entrepreneurs, qui créent des entreprises, innovent, embauchent, exportent, et les financiers, assoiffés de profits, exploitant leurs employés, spéculant, licenciant pour plaire à la Bourse ». Pourtant dans les pays au niveau de vie supérieur au nôtre, on croit qu’il n’y a que deux sortes de chefs d’entreprise (les bons et les mauvais) et on constate que la plupart des mauvais sont dans le secteur public. Contrairement à la France, ils diminuent la part de leur secteur public.
« La hausse des dépenses publiques relance la consommation et la croissance et fait baisser le chômage ». En 1981, c’est ce qu’a cru pendant six mois le gouvernement de François Mitterrand, jusqu’au jour où Jacques Delors a décrété « la pause ». Certains croient encore cette fadaise.
« Baisser le taux des impôts, c’est réduire les recettes fiscales ». Pourtant tous les dirigeants qui ont baissé les taux de leurs impôts ont constaté une augmentation de leurs recettes fiscales. On ne peut pas obliger à voir celui qui ne veut pas voir.
« On travaillera de moins en moins ». La baisse du temps de travail est en effet depuis deux siècles un progrès de l’humanité. Mais les pays qui, comme la France, le font plus vite que leurs concurrents (35 heures, retraite à 60 ans, plus fortes indemnités de chômage sans conditions) perdent en compétitivité et en croissance.
« Baisser les dépenses publiques fait perdre les élections ». Pourtant les dirigeants de pays qui les ont baissées ont été réélus deux fois aux élections qui ont suivi une période de baisse : Irlande (baisse commencée en 1986), Canada (93), Belgique (82), Royaume-Uni (97), Suède (94), Danemark (83).
Comme la ligne Maginot, la décarbonation, le protectionnisme, la hausse des dépenses et du secteur publics, la baisse du temps de travail, l’augmentation des impôts, le déni des conséquences électorales des politiques de redressement sont les idées fausses qui causent notre déclin.
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7 réponses
Depuis 40 ans, dites-vous ? Le premier des responsables est Mitterrand avec ses 1ersM. Mauroy et Fabius qui a eux seuls ont déclenché la vague d’appauvrissement économique dont on ne s’est toujours pas remis.
Il faudrait ajouter toutes les aides sociales dont notre pays raffole et qui attirent un tas de gens qui ne viennent que pour cela et qui ensuite nous posent plus de problèmes à régler.
Nous sommes encore dans une démocratie et ceux qui nous gouvernent ne sont que le reflet du peuple. Pourquoi sont-ils élus ? Parce que certains électeurs ne sont pas capables de réfléchir, ou sont obsédés par leur idéologie ou trop crédules, mais aussi parce que la gestion d’un grand pays démocratique est devenue si complexe qu’il est impossible pour le citoyen ordinaire (et même les plus instruits) d’en comprendre tous les aspects. Donc le choix du candidat qui inspire confiance au moment de voter se fait avec des critères plus intuitifs que raisonnés. En langage direct, l’électeur moyen, dont je fais partie, vote autant, voire plus, avec ses tripes qu’avec sa tête, c’est pourquoi toute élection est plus une affaire de charisme et de promesses que de bon sens, ce qui n’arrange rien.
L’élection de Macron, conseiller économique puis ministre de Hollande, encarté socialiste a été élu malgré le catastrophique mandat de son mentor, et ses électeurs étaient de la classe moyenne éduquée donc supposés plus raisonnables.
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7 réponses
Depuis 40 ans, dites-vous ? Le premier des responsables est Mitterrand avec ses 1ersM. Mauroy et Fabius qui a eux seuls ont déclenché la vague d’appauvrissement économique dont on ne s’est toujours pas remis.
Il faudrait ajouter toutes les aides sociales dont notre pays raffole et qui attirent un tas de gens qui ne viennent que pour cela et qui ensuite nous posent plus de problèmes à régler.
Plus de 40 ans d’un socialisme (dévoyé, qui plus est..) appliqué par une clique politique amorale et
incompétente : le reflet d’un peuple, peut être ?
Ce sont nos représentants, donc je crains que oui !
Nous sommes encore dans une démocratie et ceux qui nous gouvernent ne sont que le reflet du peuple. Pourquoi sont-ils élus ? Parce que certains électeurs ne sont pas capables de réfléchir, ou sont obsédés par leur idéologie ou trop crédules, mais aussi parce que la gestion d’un grand pays démocratique est devenue si complexe qu’il est impossible pour le citoyen ordinaire (et même les plus instruits) d’en comprendre tous les aspects. Donc le choix du candidat qui inspire confiance au moment de voter se fait avec des critères plus intuitifs que raisonnés. En langage direct, l’électeur moyen, dont je fais partie, vote autant, voire plus, avec ses tripes qu’avec sa tête, c’est pourquoi toute élection est plus une affaire de charisme et de promesses que de bon sens, ce qui n’arrange rien.
L’élection de Macron, conseiller économique puis ministre de Hollande, encarté socialiste a été élu malgré le catastrophique mandat de son mentor, et ses électeurs étaient de la classe moyenne éduquée donc supposés plus raisonnables.
Les fonctionnaires qui nous gouvernent pensent que la France est une vaste administration, une sorte de régime communiste sans le dire.