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mercredi 27 mai 2026

Les médecins sont autant exposés aux violences institutionnelles qu’aux agressions physiques

Temps de lecture : 2 minutes

Le baromètre santé, publié par le syndicat URPS-Médecins libéraux d’Ile-de-France en début d’année 2026, montrait que 43% des médecins libéraux franciliens étaient en situation d’épuisement professionnel.

 Les violences qu’ils subissent au quotidien sont très sûrement un des facteurs déclencheurs de cette situation préoccupante. A l’occasion de la Journée européenne de sensibilisation à la violence contre les médecins et les professionnels de la santé qui s’est tenue le 12 mars, l’URPS-Médecins libéraux d’Ile-de-France a interrogé ses adhérents sur ce sujet délicat.

Plus de 72% des répondants ont déclaré être exposés aux violences de la part des patients, 47% citant même les faits d’agressions verbales et physiques des patients en premier lieu.

Plus surprenant, 70% citent aussi les violences institutionnelles (politiques, administratives) comme faisant partie de leur quotidien, 39% les considérant même comme prépondérantes. Les praticiens, selon Le Quotidien du médecin, dénoncent en vrac le « harcèlement sur le DPC » [ndlr : développement professionnel continu], la « chasse aux sorcières vis-à-vis des prescriptions d’arrêt maladie », ou bien « l’imposition des nouvelles règles de l’Optam [ndlr : option de pratique tarifaire maîtrisée] avec amendes à la clé ».

Tout cela a des conséquences à la fois sur leur exercice professionnel (pour 82% des médecins répondants) et sur leur vie personnelle (75%). Parmi les effets déclarés, on peut citer l’anxiété, la perte de sens, les insomnies, la tachycardie et l’hypertension, l’irritabilité, les ruminations, la démotivation et le doute sur la poursuite du métier, etc.

Comme l’écrit l’URPS-Médecins libéraux d’Ile-de-France dans son communiqué, « Dans une situation démographique médicale particulièrement tendue, le développement des violences à l’encontre des médecins libéraux est avant tout préjudiciable à la population. »

Les violences physiques et verbales des patients et de leurs proches à l’encontre des médecins et des soignants sont bien évidemment condamnables. Mais le harcèlement et les « agressions » provenant d’institutions censées accompagner et soutenir les professionnels de santé le sont tout autant.

Cette « violence » administrative n’est pas nouvelle, ni propre aux soignants – pensons aux Urssaf ou à l’Office français de la biodiversité (OFB). Elle n’est, à vrai dire, guère surprenante dans une profession médicale suradministrée, pour ne pas dire quasi-nationalisée. Libérer la médecine s’avère de plus en urgent si l’on veut continuer à bénéficier de soins de qualité.

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7 réponses

  1. Ils n’ont qu’à s’installer à la campagne dans le Massif Central et se déconventionner pour gagner plus de sous.

  2. Bonjour, retraité encore actif vu la pénurie de cancerologues, je remplace en Nouvelle Aquitaine Occitanie et Pays de Loire
    je vais principalement dans les hôpitaux public mais j´ai une bonne expérience du libéral aussi.
    Quasiment aucun problème avec les patients qui ne peuvent que constater la débandade des services mais que dire de la lourdeur des administrations hospitalières et des informatiques ´métier ´ dysfonctionnelles, par exemple système du Groupement des hôpitaux autour de la Rochelle qui n´est plus soutenu par l´éditeur depuis plus de 5 ans . il faut environ 10 minutes pour accéder au 1er dossier patient quand on arrive en consultation, quand ça ne plante pas pour une demi journée avec plus d´accès aux dossiers et des dossiers papiers très incomplets puisque tout est zéro papier…
    lisez les 2 rapports de l´Inspection des Finances et de la Santé ( c est vrai pourquoi 1 seul´rapport en ces temps de chômage?…)
    On envisage sans rire d´augmenter la productivité médicale: avec ce genre d´outils obsolètes ???
    Dans certains établissements on demande aux jeunes médecins de ne pas dépasser 15 minutes par consultation, je suppose que nos énarques vont consulter dans les hôpitaux de banlieues déshéritées quand ils ont une maladie grave et qu´il mettent eux même fin à l consultation au bout de 20 minutes pour soulager leur médecin…

  3. De la part des pouvoirs publics c’est voulu et organisé depuis très longtemps : le médecin libéral (donc la liberté) est l’homme à abattre. C’est en cours. Dans le domaine public ce n’est guère mieux les médecins y sont aussi très malmenés. Conséquences pour les patients? Peu important pour nos « élites ».

  4. Comment un généraliste qui perçoit 30€ pour une consultation qui ne coute rien au patient peut-il être respecté ?

    Le « Ça ne coûte rien, c’est l’Etat qui paye » cher à François hollande a développé l’irresponsabilité et l’agressivité, tant des patients que de l’administration.

  5. Je ne sais même pas si la pénurie a vraiment été décidée pour réduire l´offre et donc la demande et les coûts engendrés ou si c´est juste de l´incompétence totale de nos énarques sanitaires.
    Si vous croyez encore que les médecins là pour s´occuper des patients; moi qui plaisante beaucoup avec mes consultants, ils ne sont pas étonnés quand je leur dit qu´on est là pour l´ordinateur dont l´écran est en général placé entre eux et nous pour éviter toute proximité empathique.

  6. A propos d’OFB, il serait instructif que Contrepoint se penche un peu sur le fonctionnement, l’activité et les méthodes de cette agence….

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