Journal d'actualité libéral
|
mardi 9 juin 2026

Les méfaits des excès climatiques : la revue The Lancet se concentre sur les chaleurs extrêmes mais oublie les grands froids

Temps de lecture : 2 minutes

Il y a quelques jours, la revue scientifique The Lancet, l’une des plus influentes au monde, a publié son troisième Rapport (2026) intitulé « La santé et le changement climatique en Europe : une fenêtre d’opportunité de plus en plus étroite pour une action sanitaire décisive ». Il analyse les effets sanitaires des mesures destinées à s’adapter au changement climatique et à en atténuer les manifestations, à partir de données allant jusqu’en 2025. Selon les auteurs, les indicateurs révèlent une nette augmentation des effets néfastes sur la santé, directs et indirects, de l’exposition à la chaleur. La quasi-totalité des 825  (99.6 % du total) régions européennes suivies ont enregistré une hausse du nombre de décès entre 2015 et 2024 par rapport à la période 1991-2000, avec une moyenne annuelle de 52 décès de plus par million d’habitants. Le nombre d’alertes sanitaires quotidiennes aux fortes chaleurs a augmenté de 318 % entre 2015 et 2024 par rapport aux années 1991-2000. En comparant ces deux périodes, on voit que l’exposition à la chaleur a beaucoup augmenté chez les personnes âgées (≥ 65 ans).

Il ne s’agit pas nier l’augmentation des températures et des périodes de forte chaleur durant la période prise en considération par le rapport de The Lancet. Mais certains facteurs, comme le rappelle le statisticien Bjorn Lomborg, sont ignorés (intentionnellement ou pas) par les auteurs.

En premier lieu, le vieillissement de la population. En 2022, selon Eurostat, 21,1 % des habitants de l’UE avaient plus de 65 ans : une hausse de 3,1 points par rapport à 2012. La tendance devrait s’accélérer  dans les années à venir, Eurostat prévoyant même que la proportion des personnes âgées de 80 ans et plus devrait être multipliée par deux et demi entre 2021 et 2100, passant de 6,0 % à 14,6 %. Et une population plus âgée est beaucoup plus sensible aux températures élevées

Ensuite, le froid. Les auteurs du rapport semblent ignorer qu’il tue beaucoup plus que la chaleur. Nous avons publié il y a quelques mois les conclusions d’une étude intitulée « Comprendre et gérer l’impact de la température sur la mortalité » réalisée par le National Bureau of Economic Research selon lesquelles les décès dus au froid sont au moins dix fois plus nombreux en Europe que les décès dus à la chaleur (voir le graphique plus bas). Avant de lutter contre le réchauffement, protégeons-nous du froid…

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


6 réponses

  1. Il faut prendre avec circonspection les infos sur les évolutions climatiques et ses incidences sur la mortalité !
    La terre vit des cycles naturels, très lents certes, de réchauffement et de refroidissement, l’activité humaine s’y ajoute mais avec qu’elle importance ?
    Pour moi il est clair que l’humain en temps qu’espèce a pris une importance démesurée pour l’équilibre harmonieux de la vie sur terre…
    Les villes ressemblent à des mégas fourmilières qui bétonnent et détruisent tout naturel sur des espaces immenses…
    Les conflits avec les destructions et les hydrocarbures en flammes engendrent des émanations phénoménales… 
    Ca me ferait bien rigoler de savoir que mon véhicule émet quelques milligrammes en trop de CO2 si ce sujet n’était aussi grave !
    Ah oui bien penser à fermer le robinet pour économiser l’eau lorsque je me brosse les dents le soir… sachant que demain soir il y aura presque 200 000 habitants de plus sur terre au rythme actuel !
    Pathétiques et dérisoires conseils de mal-voyants influenceurs…
    ps, je ne dis pas qu’il ne faut rien faire, mais il est urgent de se poser les bonnes question pour agir intelligemment et efficacement !

  2. Encore une étude biaisée, comme d’habitude chez nos cherheurs de gauche, pour rester de la droit fil de l’idéologie actuelle. L’augmentation des décès étant dû à celle du nombre de personnes âgées!

  3. Cela n’est pas étonnant. La société « bien pensante » nous dit que nous sommes dans un réchauffement climatique, et tout est fait pour que cela soit bien encré dans les esprits du bipède.

  4. Donc, allons-y sur le pétrole: je trouve qu’il y a de l’Atlas en vous, les complotistes négationnistes, ardents contempteurs de la science qui vous fait tant défaut. Mettez vous donc au froid, ça conserve. Bises

    1. Des insultes pour tout argument. L’auteur ne nie rien, il mentionne juste des omissions de l’étude alarmiste : le froid tue davantage, c’est un fait ; la population vieillit, c’est un autre fait.
      Allez donc prier chez Jancovici.
      Sincères salutations.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.