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lundi 8 juin 2026

Les mots (maux) de l’antilibéralisme

Temps de lecture : 4 minutes

L’année 2025 a été riche en termes antilibéraux. C’est une bonne occasion de rappeler quelques grands principes.

Les grands auteurs de dystopies au XXe siècle ont montré que la corruption de la langue participait à la réduction des libertés et, en définitive, à l’édification d’une société autoritaire ou, pis, totalitaire. De son côté, Friedrich Hayek citait une phrase de Confucius : lorsque les mots perdent leur sens, les hommes perdent leur liberté. Nos politiques, syndicalistes et autres habitués des médias ne sont pas avares dans leurs déclarations, tribunes ou interviews, de perles qui souvent nous ont donné des idées d’articles. Nous en avons fait une petite recension, en les classant par ordre alphabétique d’auteurs  et en rappelant au passage quelques grands principes du libéralisme.

Catastrophisme et écologisme politique

  • « Si on ne fait rien, la vie sur terre sera bientôt insoutenable. (…) Je n’ai pas de projet personnel, je suis un être collectif. » (Aitton Krenak, figure de la lutte des peuples autochtones au Brésil, poète et philosophe, entretien, La Croix, 9 juillet 2025).

 

→ Le libéralisme rejette l’écologisme politique, antihumaniste et fondé sur la peur. Seule la libre initiative de l’homme respecte l’éminente dignité de la personne, et lui permet de trouver des solutions qui allient liberté et responsabilité.

« Droit à »

  • « En Equateur, la nature a le droit au maintien et à la régénération de ses cycles vitaux, ce qui a permis d’interdire certaines pratiques de pêche aux Galapagos » (Marine Calmet, activiste et juriste de l’ONG Wild Legal, « dont le but est de faire reconnaître les écosystèmes comme des personnalités juridiques à part entière. », La Croix, 14 mai 2025).
  • « On ne peut pas laisser les toits qu’à l’hôtellerie de luxe : je veux porter un droit au ciel pour toutes et pour tous. Les toits doivent profiter à tous et se transformer en espaces partagés, accessibles et ouverts à de nouveaux usages » (Emmanuel Grégoire, Le Grand Parisien, 23 septembre 2025).

 

→ Le libéralisme défend les « vrais » droits de l’homme, ceux qui sont indissociablement attachés à son être. Il repousse les « faux » droits, inventés par les esprits socialistes fertiles et empreints de primitivisme.

Féminisme et wokisme

  • « Nous donner de l’espoir face à un monde très dur, très violent, très masculiniste et une remontée très puissante de régimes autoritaires. (…) On ne peut pas être féministe si on n’est pas aussi très vigilant contre toute forme de domination. (..) Notre système reproduit des inégalités liées à l’âge, au genre, au corps… » (Ludivine Bantigny, historienne, entretien, ouest France, 6 avril 2025).

 

→ Le libéralisme refuse de diviser et d’opposer les individus suivant leur sexe, leur « classe », leur race, etc. C’est un individualisme par lequel les hommes décident de nouer librement des relations et, au besoin, de faire jouer une solidarité spontanée.

Gratuité

  • « Des cours de natation gratuits devraient être dispensés à Bercy » (Le Grand Parisien, 14 juin 2025).
  • Nantes Métropole 2021 : gratuité des transports le week-end pour un coût annuel de 10 à 20 millions d’euros ; région Centre-Val de Loire : gratuité du transport des jeunes de moins de 25 ans pour un coût annuel de 7 millions (La Tribune, 12 juin 2025).

 

→ Le libéralisme rejette la distribution d’aides et de subventions selon un marché politique et un capitalisme de connivence. Comme le disait Milton Friedman, il n’y a pas de repas gratuit…

Modèle social

  • « J’entends les discours qui réclament « plus d’obus et moins de Sécu ». Jamais ! Notre modèle social, nos retraites, nos services publics ne doivent pas être mis à contribution pour faire la guerre » (Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, Ouest France, 30 mars 2025).
  • « Au lieu de sabrer dans les dépenses, nous nous sommes demandés comment relancer la machine économique. (…) Pour préserver notre modèle social, il faut produire un peu plus tout au long de la vie, (…) il faut remettre le travail au cœur de nos politiques publiques » (Patrick Mignola, ministre des Relations avec le Parlement, Le JDD, 20 août 2025).

 

→ Le libéralisme combat le « modèle social » français, dont les partisans hors de nos frontières se réduisent comme peau de chagrin, hormis ceux qui entendent en bénéficier… Il défend de vastes réformes pour abroger les lois socialo-communistes de la Libération.

Politique

  • « Marcher et dormir seule, c’est politique » (Marie Albert, aventurière et autrice, autrice d’un Guide féministe de la rando solo, Ouest France, 25 mai 2025.
  • « L’empathie est politique » (Martine Delvaux, écrivaine québécoise, Libération, 4 juillet 2025).
  • « Faire de la musique, c’est politique » (Zinée, rappeuse toulousaine, Politis, 18 juillet 2025).
  • « Les objets culturels sont des objets politiques » (Frédérick Sigrist, producteur sur France Inter, L’Humanité, 18-20 juillet 2025).
  • « La culture est la condition du politique » (appel « Pour de nouveaux états généraux de la culture » signé par Romane Bohringer, Anne Filipetti, Gérard Mordillat, Denys Podalydès, etc., L’Humanité, 21 juillet 2025).
  • « Canicule : la chaleur est politique » (communiqué du PCF, 13 août 2025).

 

→ Le libéralisme est attaché à une séparation aussi stricte que possible entre la sphère de la société civile et celle de l’Etat. Voir de la politique partout n’est qu’un faux-nez du totalitarisme.

Protectionnisme

  •  « On n’est pas un pays libéral, on est un pays de protection » (Eric Lombard, ministre de l’Economie, LCI, 26 janvier 2025).
  • « Nous devons rompre avec le libre-échange. Et cela passe par un horizon : la relocalisation et la réindustrialisation planifiée en partant des besoins. (…) Nous opposons un contre-modèle durable : le protectionnisme écologique et solidaire en coopération avec les pays du Sud global » (Manon Aubry, députée européenne, tribune, Libération, 8 avril 2025).
  • « Si nous ne protégeons ni données, ni nos infrastructures, ni nos technologies, nous resterons une colonie culturelle des Etats-Unis. Il faut oser le protectionnisme intelligent. » (Félix Balmonet, président de Chat3D, entretien, Le JDNews, 5 novembre 2025).

 

→ Le libéralisme soutient le libre-échange. Non seulement parce que celui-ci est porteur de paix et de prospérité, mais avant tout parce qu’échanger est un droit attaché à la personne humaine. Le protectionnisme s’analyse d’abord comme une violation des droits de l’homme. Il n’est donc ni intelligent, ni patriote, mais liberticide.

Régalien

  • « L’accès à l’eau devient un sujet régalien » (Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, La Tribune dimanche, 23 mars 2025).
  • « La souveraineté alimentaire, pilier de l’indépendance nationale, relève d’une responsabilité régalienne » (Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, entretien, Valeurs Actuelles, 24 avril 2025).
  • « La politique nationale doit relever le défi des injustices, des inégalités sociales, de l’accès aux droits pour toutes et tous. C’est la responsabilité régalienne de l’Etat » (Gilles Leproust, maire PCF d’Allonnes, L’Humanité magazine, 23-29 octobre 2025).

 

→ Le libéralisme veut tracer des limites drastiques à l’État. La puissance publique est chargée des fonctions régaliennes, qui comprennent uniquement la défense intérieure et à la défense extérieure du territoire, la justice et les relations internationales.

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6 réponses

  1. Ce populisme rouge vert brun……se nourrit de démagogie de clientelisme d irresponsabilité…… pour la plus grande joie d une large majorité de gaulois qui sont bénéficiaires du système de redistribution
    Ce vocabulaire reflète l ambiance hors sol qui flotte sur le pays
    Le déni de réalité se porte à merveille

  2. délocalisation, désindustrialisation, chômage, précarité, sécurité, dumping, faillites, nationalisation, souveraineté (alimentaire), patriotisme .. pour assurer une défense régalienne, il faut s’en donner les moyens pas uniquement technologiques.

    Même l’IREF demande à défiscaliser pour subventionner ! Restons cohérents.

    Un état (ou un foyer) n’est pas une entreprise et le libéralisme n’est pas la solution cher ami !

    Bien à vous

      1. Ce que le trésor devrait collecter sert au 2/3 à des associations, c’est un peu pareil. Mais c’est de bonne guerre. Car de toute façon l’état dilapide et en voici encore la preuve avec un sujet de fiscalité et surtout d’escroquerie, de détournement de fond et d’indignité, etc
        https://www.lefigaro.fr/conjoncture/emmanuel-macron-annonce-des-concertations-pour-accelerer-sur-la-consigne-sur-les-bouteilles-en-plastique-20260519?utm_source=firefox-newtab-fr-fr

        Surtout faites vous plaisir avec les commentaires.

        Si les nappes d’eau n’étaient pas polluées à dessein tel que je l’ai énoncé hier dans l’article sur les écolo, les français ne consommeraient pas tant d’eau en bouteille. Et qu’est ce que c’est encore que ces amendes avec lesquelles ont pourrait recycler, etc..

        Vous ne voyez toujours pas d’où vient le problème majeur en France, notamment depuis 2001 avec le bal des usurpateurs de pouvoirs ?
        *
        Des crevures ont décidé de couler la France et tout les dégénérés les laissent faire et collaborent !

        Ne ratez pas leur article sur la réforme de la défense (et du code de l’environnement) de ce matin, digne aussi du gorafi.

        Aujourd’hui on se demande où s’arrête la fiction et où commence la réalité https://www.youtube.com/watch?v=hDOqUIMGm54

        Pour la Saint Didier (Roland)

    1. Le régalien se limite à la défense, l intérieur la justice et la diplomatie
      Votre défense régalienne ressemble comme 2 gouttes d eau à ce bon vieux souverainisme populiste avec sa grosse louche d etatisme!!!!

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