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mardi 11 août 2026

Les politiques économique, budgétaire et monétaire doivent être radicalement repensées

Temps de lecture : 2 minutes

La dette mondiale (publique et privée) n’a jamais été aussi élevée. En 2025, elle a atteint environ 350 000 milliards de dollars, soit plus de 300 % du PIB mondial. À elle seule, la dette supplémentaire accumulée sur un an représente près de 29 000 milliards de dollars. Pour Michael of Liechtenstein qui vient de publier une analyse sur le site du GIS, ces chiffres révèlent les limites d’un modèle économique qui fonctionne de plus en plus à crédit.

Dans le même temps, les investissements liés à l’intelligence artificielle explosent. Les géants américains de la technologie prévoient d’y consacrer plus de 4 000 milliards de dollars d’ici à 2030, sans compter les milliers d’entreprises qui investissent à leur tour. L’IA promet des gains de productivité considérables, mais l’histoire économique invite à la prudence. Chaque révolution technologique s’est accompagnée d’une période d’euphorie, parfois suivie d’un brutal retour à la réalité. Pour von Liechtenstein, croire au potentiel de l’IA ne dispense donc pas de s’interroger sur les valorisations actuelles ni sur le recours massif à l’endettement pour financer cette course à l’innovation.

Mais le cœur de sa réflexion se situe ailleurs. Selon lui, les difficultés des économies occidentales sont d’abord le résultat de décennies de politiques publiques qui ont progressivement fait grossir les États. Dépenses publiques en hausse, fiscalité lourde, inflation réglementaire, administrations toujours plus complexes : des facteurs qui détournent les talents et les capitaux des activités réellement productives. Il estime ainsi, à juste titre, qu’une part importante des ressources humaines est aujourd’hui mobilisée pour produire, appliquer ou contrôler des réglementations plutôt que pour créer de la valeur.

L’auteur revient également sur les choix effectués après la crise financière de 2008. Les banques centrales ont massivement racheté de la dette publique afin de maintenir des taux d’intérêt très faibles. Une politique qui a permis d’éviter un effondrement du système financier, mais qui a aussi encouragé les États à continuer de s’endetter tout en alimentant la flambée des prix de l’immobilier et des actifs financiers, avant le retour de l’inflation.

Selon Michael of Liechtenstein, les monnaies numériques ou les stablecoins ne régleront pas ces déséquilibres. Le problème est plus profond. Il appelle à retrouver une véritable discipline budgétaire, à alléger le poids des réglementations et à réorienter les investissements vers l’économie productive. L’innovation, et notamment l’intelligence artificielle, peut devenir un formidable moteur de croissance, mais seulement si elle s’inscrit dans un environnement économique assaini.

Cette lecture pose néanmoins une question qui dépasse les clivages : combien de temps une économie peut-elle continuer à accumuler les dettes sans remettre en cause son propre équilibre ?

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2 réponses

  1. Tout va très bien madame la marquise jusqu au moment où la bulle éclaté
    Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel

  2. Vous dites: « Les responsables sont les politiques publiques… etc. »
    Vous plaisantez, les responsables ce sont CEUX qui ont conduit ces politiques et qui devraient un jour en rendre compte et le payer très cher!

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