Amir Reza-Tofighi, le nouveau président de la Confédération des petites et moyennes entreprises, n’a pas rassuré lors du premier entretien qu’il a donné après son élection.
François Asselin a cédé sa place de président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) à Amir Reza-Tofighi à la suite des élections du 21 janvier. Le nouveau président, fils de réfugiés iraniens, présente un parcours exemplaire tant en termes d’études supérieures, ponctuées par un diplôme de l’Ecole des HEC, que d’entrepreneuriat. On attendait donc beaucoup de son premier entretien donné à la presse, en l’occurrence à RTL.
Amir Reza-Tofighi a bien commencé en confirmant qu’il était « prêt à dire des choses que les politiques n’ont pas envie d’entendre ». Puis, il a martelé que les blocages se trouvaient « dans la norme » et que, au regard des Etats-Unis qui étaient « en train de libérer les énergies », « on devrait laisser les entreprises faire leur travail » et leur faire confiance. C’est ensuite que les choses se sont gâtées.
Le nouveau président de la CPME a déploré que le budget de l’État n’ait toujours pas été voté, ce qui entraînait des conséquences négatives pour le mécanisme Ma Prim’Renov… dont l’Iref a dit beaucoup de mal dans plusieurs pendules.
Interrogé ensuite sur les 7 heures de travail « gratuites » pour financer la dépendance, il n’a nullement trouvé la proposition scandaleuse. « Cela fait plus de dix ans que la filière du grand âge demande une grande loi d’orientation pour le financement de la dépendance ». Nous ne savions pas que les PME étaient tellement désorientées qu’elles attendaient de l’État des lois d’orientation… Il sera souligné, ceci expliquant sans doute cela, que Amir Reza-Tofighi est avant tout à la tête d’une importante entreprise de services à la personne de 8.500 personnes (il nous semblait pourtant qu’une PME se définissait comme une entreprise de moins de 500 salariés…). La question centrale était pour lui de savoir s’il y aurait un coût supplémentaire pour les entreprises et tout le monde aura compris qu’il n’y était pas favorable…
Enfin, quant aux retraites et à sa participation au « conclave » organisé par François Bayrou, le président de la CPME n’a pas voulu répondre sur une éventuelle hausse des « cotisations patronales ». Et taxer les plus aisés, a demandé le journaliste ? « Ce n’est pas aux salariés et aux entreprises de payer », a-t-il réagi, tout en parlant d’une « mesure intéressante pour la discussion budgétaire ». On ne voit pas en quoi il s’est permis de se prononcer ès qualités sur cette question, alors même qu’il avait plus tôt refusé de le faire sur celle de la « régularisation des sans-papiers ». Il n’a en revanche rien dit de notre « modèle social », pas plus qu’il ne s’est référé à la retraite par capitalisation, d’autant plus qu’il n’a étrangement pas été interrogé sur ces sujets.
Tout cela fleure bon le « capitalisme de connivence » que l’Iref dénonce à cor et à cri. Espérons que les futures interventions de Amir Reza-Tofighi démentiront cette première impression.
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Une réponse
en effet… la dénonciation du capitalisme de connivence (qui gangrène notre entreprenariat) doit être l’un des combats fondamentaux des libéraux… le capitalisme de connivence est un « socialisme pour les riches »… Bastiat a très bien montré comment la « droite patronale » était bien peu légitime à dénoncer la « gauche socialiste », quand elle-même pratiquait la subvention, le privilège, la connivence et la confusion avec l’état. Si l’on veut que le libéralisme retrouve ses racines populaires (et une bonne part du peuple refuse la démagogie aliénante du collectivisme) il faut lui rendre sa force émancipatrice et égalitaire. La concurrence doit réellement être libre et non-faussée, pour tout le monde.
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Une réponse
en effet… la dénonciation du capitalisme de connivence (qui gangrène notre entreprenariat) doit être l’un des combats fondamentaux des libéraux… le capitalisme de connivence est un « socialisme pour les riches »… Bastiat a très bien montré comment la « droite patronale » était bien peu légitime à dénoncer la « gauche socialiste », quand elle-même pratiquait la subvention, le privilège, la connivence et la confusion avec l’état. Si l’on veut que le libéralisme retrouve ses racines populaires (et une bonne part du peuple refuse la démagogie aliénante du collectivisme) il faut lui rendre sa force émancipatrice et égalitaire. La concurrence doit réellement être libre et non-faussée, pour tout le monde.