En 2024, parmi les 7,6 millions de personnes de 15 à 34 ans en emploi et ayant terminé leurs études initiales, 15% jugent que leurs compétences sont supérieures à ce qui est nécessaire pour faire leur travail. Et 18% d’entre eux se jugent trop diplômés pour leur poste.
Tels sont les principaux enseignements de la nouvelle note de l’Insee. Si l’on veut voir les choses positivement, on se réjouira de constater que 83% de ces mêmes jeunes estiment avoir les compétences adaptées à leur travail, et 71% le niveau de diplôme qui convient.
Quand on regarde les chiffres dans le détail, il est frappant de constater que 26% des employés peu qualifiés et 22% des ouvriers peu qualifiés se pensent déclassés. Si l’on prend en considération le niveau de diplôme, on se rend compte que le sentiment de déclassement est partagé par 31% des bacheliers occupant un poste d’ouvrier ou d’employé peu qualifié.
Si près d’un tiers des bacheliers pensent que leur diplôme devrait leur permettre d’accéder à des emplois plus qualifiés et donc mieux rémunérés, c’est parce qu’ils n’ont pas encore compris que le bac leur avait été donné.
La baisse de niveau explique le sentiment de déclassement
Car c’est bien la baisse continue de niveau – que les classements Pisa et Timss illustrent parfaitement – qui explique ce sentiment de déclassement, ainsi que le choix de voies de garage – telles les études supérieures en sociologie, psychologie et autres sciences humaines – plutôt que celui de filières professionnelles.
En Suisse, comme nous l’avons déjà explicité, 90% des jeunes obtiennent un diplôme de fin d’études secondaires mais moins de 40% sont titulaires d’une maturité (baccalauréat) leur permettant de poursuivre des études supérieures. La voie professionnelle est privilégiée et c’est aussi sans doute pour cela que l’industrie représente 25% du PIB suisse contre à peine 15% en France.
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8 réponses
Chaque ministre de l’éducation donne des consignes aux enseignants pour relever les notes et apparaître comme meilleur que son prédécesseur : à ce rythme, on va bientôt atteindre 110% de réussite au bac… On donne cyniquement le diplôme à des gens bien en-dessous du niveau. Ils échouent fatalement en 1ere année de fac ou prennent à contre coeur des emplois qui correspondent à leur degré d’instruction réel. Voilà comment on fabrique des aigris que l’on retrouve dans les violences de rues.
Jadis, il existait une filière professionnelle parfaitement adaptée aux besoins de l’industrie : CAP, BEP, Bac technique, BTS. Puis on a inventé le bac pro qui n’est n’est pas au niveau de l’ancien BEP pour ce qui est des qualités professionnelles et encore moins au niveau du bac technique en ce concerne les connaissances générales ou théoriques.
Les bacheliers pro s’estiment floués parce que bacheliers et, d’une manière générale, les nouvelles générations n’ont pas encore compris qu’on n’a pas tout ce qu’on veut quand on veut dans la vie professionnelle comme dans la vie en général.
Le problème de fond en France est une démographie restée nataliste là où les pays performants à l’export ont généralement arrêté de faire des enfants depuis des décennies pour faire des économies et aussi pour assurer une certaine mobilité sociale car on s’était arrangé pour que les jeunes femme diplômées renoncent à faire des enfants de peur de perdre le bénéfice de leurs études alors qu’en France, les couples se constituent souvent pendants les études et font bénéficier à leur descendance leurs connaissances des rouages du système éducatif.
Vu le niveau actuel du bac, les bacheliers contemporains seraient incapables d’obtenir le certificat d’étude des années 1950, c’est justifié. De plus ils n’ont aucune compétence ni les moyens de les acquérir.
Et, ce qu’il faut bien se mettre dans la tête, c’est qu’un diplôme ne sanctionne qu’un savoir, mais pas l’intelligence, ni l’aptitude à gérer efficacement les contraintes professionnelles de la vrai vie !
Le cursus scolaire fait bien plus appel à la mémoire qu’a l’intelligence. C’est ainsi que l’on diplôme beaucoup trop d’imbéciles instruits et pas assez d’intelligents opérationnels!
Ça plaît bien aux entreprises françaises dont les patrons sont des petits dictateurs et le propre d’un dictateur est de s’entourer de béni-oui-oui, d’où la tendance frondeuse des Français.
Aujourd’hui, il faut bien se rendre compte que le Bac est devenu le minimum d’instruction requis par bien des employeurs. Comme l’était autrefois le Certificat d’Etudes Primaires.
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8 réponses
Chaque ministre de l’éducation donne des consignes aux enseignants pour relever les notes et apparaître comme meilleur que son prédécesseur : à ce rythme, on va bientôt atteindre 110% de réussite au bac… On donne cyniquement le diplôme à des gens bien en-dessous du niveau. Ils échouent fatalement en 1ere année de fac ou prennent à contre coeur des emplois qui correspondent à leur degré d’instruction réel. Voilà comment on fabrique des aigris que l’on retrouve dans les violences de rues.
Jadis, il existait une filière professionnelle parfaitement adaptée aux besoins de l’industrie : CAP, BEP, Bac technique, BTS. Puis on a inventé le bac pro qui n’est n’est pas au niveau de l’ancien BEP pour ce qui est des qualités professionnelles et encore moins au niveau du bac technique en ce concerne les connaissances générales ou théoriques.
Les bacheliers pro s’estiment floués parce que bacheliers et, d’une manière générale, les nouvelles générations n’ont pas encore compris qu’on n’a pas tout ce qu’on veut quand on veut dans la vie professionnelle comme dans la vie en général.
le bac ne représente plus rien avec presque 100% de réussite
Le problème de fond en France est une démographie restée nataliste là où les pays performants à l’export ont généralement arrêté de faire des enfants depuis des décennies pour faire des économies et aussi pour assurer une certaine mobilité sociale car on s’était arrangé pour que les jeunes femme diplômées renoncent à faire des enfants de peur de perdre le bénéfice de leurs études alors qu’en France, les couples se constituent souvent pendants les études et font bénéficier à leur descendance leurs connaissances des rouages du système éducatif.
Vu le niveau actuel du bac, les bacheliers contemporains seraient incapables d’obtenir le certificat d’étude des années 1950, c’est justifié. De plus ils n’ont aucune compétence ni les moyens de les acquérir.
Et, ce qu’il faut bien se mettre dans la tête, c’est qu’un diplôme ne sanctionne qu’un savoir, mais pas l’intelligence, ni l’aptitude à gérer efficacement les contraintes professionnelles de la vrai vie !
Le cursus scolaire fait bien plus appel à la mémoire qu’a l’intelligence. C’est ainsi que l’on diplôme beaucoup trop d’imbéciles instruits et pas assez d’intelligents opérationnels!
Ça plaît bien aux entreprises françaises dont les patrons sont des petits dictateurs et le propre d’un dictateur est de s’entourer de béni-oui-oui, d’où la tendance frondeuse des Français.
Aujourd’hui, il faut bien se rendre compte que le Bac est devenu le minimum d’instruction requis par bien des employeurs. Comme l’était autrefois le Certificat d’Etudes Primaires.