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jeudi 12 février 2026

Les salariés s’en remettent à l’État pour améliorer leur pouvoir d’achat

Temps de lecture : 2 minutes

L’enquête sur la perception des rémunérations par les salariés du secteur privé, réalisée par l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) et le « think tank progressiste » Terra Nova contient deux grandes surprises.

La première surprise concerne le pouvoir d’achat. Selon 51% des sondés, il a baissé au cours des cinq dernières années mais seuls 7% d’entre eux pensent-ils que les syndicats sont le plus à même d’agir pour l’améliorer. Ce taux est même de 5% chez les ouvriers.C’est une surprise, car il est généralement admis qu’un faible taux de syndicalisation ne signifie pas pour autant que les salariés ne font pas confiance aux syndicats. En réalité, si ! Cette enquête montre que les Français n’accordent plus aucun crédit aux syndicats et ne comptent pas sur eux pour les défendre. Par conséquent, il n’y a aucune raison que le Premier ministre Sébastien Lecornu perde son temps à les recevoir et à écouter leurs revendications. Suggérons parallèlement aux syndicats français d’aller voir du côté de leurs homologues autrichiens pour retrouver un peu de crédit.

Deuxième surprise : 45% des salariés pensent que c’est l’État qui est le plus à même d’améliorer leur pouvoir d’achat, loin devant les employeurs (32%).

Nous suggérons au Premier ministre de baisser les prélèvements obligatoires !

Les salariés estiment donc que leur entreprise ne dispose pas d’une grande latitude pour augmenter les salaires aujourd’hui. Une petite majorité d’entre eux, 56%, pense pourtant qu’elle fait de son mieux compte tenu de ses marges de manœuvre, 57%, qu’elle les rémunère correctement et même, à 52%, qu’elle est assez juste dans l’attribution des augmentations (52%).

Malheureusement, l’enquête est muette quant à l’attente des salariés vis-à-vis des pouvoirs publics. Attendent-ils une hausse du smic, de la prime d’activité et des autres revenus de transfert, alors que la redistribution est déjà très forte en France ? Ou bien demandent-ils une baisse des impôts et des cotisations sociales ? Seraient-ils aussi conscients que l’État est le premier responsable de la diminution de leur pouvoir d’achat comme l’IREF l’a montré dans une étude récente ?

La première solution (augmenter le smic et les allocations) ayant été mise en œuvre depuis des décennies, suggérons au Premier ministre d’essayer la seconde (baisser les prélèvements obligatoires) !

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4 réponses

  1. Cela ne fait que confirmer l’extrême bêtise des français, comme si c’était l’état qui payait leur salaire. Il ne fait que les racketter en leur volant plus de la moitié pour des prestations de plus en plus dégradées!

    1. Pour maintenir les pensions des retraités actuels, l’Etat paie en effet les charges à la place de l’employeur, l’IR à la place du salarié et comme le compte n’y est toujours pas, l’Etat complète le salaire avec un IR négatif, comme quoi les smicards sans sans doute plus lucides que les libéraux de droite trop ignorants ou trop fiers pour admettre qu’ils ont fini leur carrière à l’abri de politiques forçant littéralement leur employeur à les garder jusqu’à la pré-retraite…

      1. En 2024, l’Etat a versé 158 milliards d’euros au seul titre des retraites des employés du secteur public : 64 milliards pour les retraites des fonctionnaires, 52 milliards au titre de subventions d’équilibre, 33 milliards pour les retraites des agents territoriaux et hospitaliers et 7 milliards au titre des régimes spéciaux (dont 3.3 milliards pour la seule SNCF).
        On se rappellera que les caisses de retraite du privé AGIRC/ARRCO sont en excédent de 60 à 70 milliards.
        Donc quand on parle des retraités, faisons bien la différence.

  2. C’est l’Etat ? Mais avec quoi ? Avec l’argent qu’il vient chercher au fond de votre poche . L’Etat a depuis longtemps dépassé son rôle social, il se comporte exactement comme un proxénète qui vient piquer dans votre poche l’argent que vous avez tout juste gagné .
    S’il voulait nous inciter à moins travailler , il ne s’y prendrait par différemment.
    S’il y avait un soupçon d’intelligence dans son raisonnement , il devrait comprendre qu’en laissant davantage d’argent à ceux qui en gagnent , l en recevrait bien davantage. Mais là , je demande l’impossible ( l’impôt cible ? )

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