Donald Trump est vraiment une star : épié, scruté, vilipendé, applaudi, méprisé, porté aux nues, il attire tous les regards et ne laisse personne indifférent. Ses défauts sont indubitables, son impulsivité désarçonnante, ses tweets délibérément provocateurs, son comportement souvent déroutant, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais l’attitude et les propositions de ses opposants sont encore plus inquiétantes. Les manœuvres des démocrates pour le démettre de ses fonctions, l’agitation des « lanceurs d’alerte » (« whistleblower ») qui tiennent à informer le public de « ce qu’on leur a dit », créent un bouillonnant chaos où le vrai et le faux s’entrechoquent, sans profit pour personne et encore moins pour une information juste.
Les faits avérés devraient pourtant inciter à la prudence : l’affaire russe, le rapport Mueller, les fausses accusations d’une prostituée, les ignobles accusations contre le juge Kavannaugh… La presse pourrait garder ces précédents en mémoire avant d’accueillir toute nouvelle «révélation », et tenir son enthousiasme en laisse avant d’en avoir confirmation. Rares sont les medias qui, à l’instar du Wall Street Journal, enquêtent sur le bien-fondé des histoires qui circulent avant de les colporter.
Gauche caviar et gauche marxiste
Si les démocrates tiennent tant à ne pas attendre encore douze mois le verdict des urnes pour ce président « détesté » des Américains, c’est probablement parce qu’ils ne veulent pas qu’on s’intéresse à leur propre camp et à leurs candidats potentiels qui sont, presque tous, très inquiétants. A cause de leur programme, de leur discours et de leurs idées. Joe Biden paraissait le plus modéré mais l’affaire ukrainienne, à laquelle se rajoute l’affaire « chinoise », l’a fortement fait baisser dans les sondages. Si les enquêteurs font bien leur travail, il sera probablement obligé d’abandonner la course à l’investiture. Son fils, Hunter Biden, un avocat âgé de 49 ans, détenait (il a démissionné ce Week-end) 10% d’une société de capital-investissement dénommée Bohai Harvest RST (Shanghai). Il en était l’un des neuf administrateurs. Elle est contrôlée et financée principalement par de grands actionnaires appartenant au gouvernement chinois. Il y a beaucoup d’interrogations autour des activités exercées par Hunter Biden en Ukraine et en Chine, engagées après que son père est devenu vice-président. Ses compétences sont en outre contestées par beaucoup. Dans une tribune récente publiée dans le Washington Post, Joe Biden n’a même pas mentionné le volet ukrainien de ces affaires ; lors d’un meeting à San Francisco, il a ironisé sur les sommes qu’aurait pu toucher son fils : « Je me demande où est passé cet argent, parce que je dois payer les frais de scolarité » (très élevés aux Etats-Unis). Sauf que M. Biden a omis de préciser qu’entre 2016 et 2018, il a gagné 15.6 millions de dollars. C’est peut-être la raison pour laquelle il propose 1 700 milliards de dollars de dépenses sur 10 ans afin de réduire les émissions de CO2.
Si Biden fait partie de la gauche caviar, les autres candidats importants, Bernie Sanders et Elisabeth Warren, sont de vrais socialistes. Le premier a déjà une longue histoire de marxiste derrière lui. Il a bien été un sympathisant du soviétisme et ses propositions collectivistes le confirment. Sanders veut instaurer une taxe à 45 % sur les successions au-delà de 3.5 millions de dollars et à 77 % sur les successions atteignant 1 milliard de dollars.
Sanders et Warren montrent tous deux du doigt les « vrais ennemis » de l’Amérique : les milieux d’affaires, les patrons, Wall Street, les laboratoires pharmaceutiques, les compagnies pétrolières, etc… Ils sont pour la hausse des impôts, la santé et l’école « gratuites », une forte redistribution, un salaire minimum élevé. Pour prouver son « progressisme », Elisabeth Warren s’est même inventé des origines indiennes et a mensongèrement affirmé qu’elle avait été licenciée lorsqu’elle était enceinte. Elle réclame deux nouveaux impôts sur la fortune : un à 2 % jusqu’à 50 millions de dollars et le second à 3 % pour les milliardaires.
100 milliards de dollars aux minorités et 1 000 dollars à chaque Américain !
Une autre candidate, Kamala Harris, propose qu’on distribue 100 milliards de dollars en guise de « réparation » à toutes les minorités des Etats-Unis. Le candidat Beto O’Rourke pousse le « progressisme » jusqu’à interdire toute aide et déduction fiscale aux organisations (religieuses) qui seraient opposées au mariage homosexuel. Andrew Yang, pourtant entrepreneur, défend un programme qui ressemble à celui de Benoit Hamon avec un revenu universel de 1 000 dollars par mois à chaque Américain de plus de 18 ans, une couverture santé universelle, des taxes sur les transactions financières, de la TVA nationale et plein de nouvelles réglementations. Il souhaite aussi que l’Etat contrôle les écoles et les universités ainsi que l’innovation « afin qu’on soit sûr qu’elle est au service des humains ». On estime à 33 trillions de dollars le coût de ces dépenses publiques, si les propositions des démocrates étaient appliquées.
Les imprévisibilités de M. Trump ne doivent pas détourner notre attention des dangers que représentent ces candidats démocrates. Le président actuel des Etats-Unis a beaucoup de défauts mais il n’est pas socialiste. Les démocrates, eux, sont de vrais socialistes.
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Le politiquement correct poussé jusqu'à l'absurde Les démocrates américains poussent en effet le politiquement correct jusqu'à l'absurde! Seules les impossibilités physiques , et encore , les arretent! : supprimer les sexes , supprimer les races , que les petits deviennent grands et les chauves chevelus. Tout le reste en terme d'égalitarisme cynique est proposé.
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Les démocrates américains poussent en effet le politiquement correct jusqu'à l'absurde! Seules les impossibilités physiques , et encore , les arretent! : supprimer les sexes , supprimer les races , que les petits deviennent grands et les chauves chevelus. Tout le reste en terme d'égalitarisme cynique est proposé.